Le blog du Cinéphile Amateur - Les séances de Mr Vladdy

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samedi 18 avril 2015

Mad Max 2 : Le défi (Mad Max 2: The Road Warrior)



"Si vous cherchez à vous en aller, adressez vous à moi."

C'est dans la foulée du premier opus que je me suis mis à revoir également la suite des aventures du célèbre Max Rockatansky à savoir "Mad Max 2 : Le défi". Sobrement intitulé "The Road warrior" aux États-Unis (le premier ayant été diffusé de façon limité il fut choisi, de manière judicieuse, de vendre ce film comme n'étant pas une suite), je gardais un bon souvenir de cet épisode que j'avais hâte de revoir.

Tout comme pour le premier film, ce second visionnage s'est avéré bien bénéfique. Sans doute parce que je savais dans quoi je mettais les pieds mais j'ai encore plus apprécié ma projection cette fois ci. L'idée de ne pas vendre ce film aux États-Unis comme une suite à proprement parlé ne cause pas de torts au film tant cet épisode se distingue de son prédécesseur en prenant une autre direction. En effet, alors qu'auparavant nous étions dans une société presque post-apocalyptique (il y avait encore quelques petites traces de civilisations), ici, la saga prend clairement ce statut et nous propose un monde dévasté où règne la violence et le chaos.

J'ai trouvé que ce scénario écrit par Terry Hayes, Brian Hannant et George Miller était en tout cas nettement plus cohérent et logique dans sa construction que le premier film. C'est aussi sans doute pour cela que j'ai une petite préférence pour ce second volet que je trouve vraiment maitrisé avec une violence psychologique toujours aussi forte et une violence physique encore plus intense. Cette critique d'une société qui a couru à sa perte avec des dirigeants incapable de trouver une solution et une population livrée à elle-même qui combat pour du pétrole mais aussi pour leur survie m'a vraiment bien plu.

Encore plus marqué qu'auparavant, j'ai bien aimé aussi cette façon de vendre le long métrage comme un western moderne. On remplace les chevaux par les grosses cylindrés mais ça fonctionne. J'ai été pris dans cette ambiance, par ce récit et même si son final est sans doute conventionnel (quitte à faire un film sombre, on aurait pu aller un peu plus loin je pense), j'ai quand même été captivé de bout en bout. Il y a aussi un petit humour qui est parfois présent que je trouve très agréable.

Avec cette suite, Mel Gibson continue de faire prospérer sa carrière naissante. Il incarne un Max Rockatansky encore plus badass, encore plus charismatique et il continue d'inscrire son personnage parmi les grands mythes du cinéma. Solitaire et sans attaches cette fois-ci, j'ai vraiment beaucoup aimé cet aspect du personnage qu'on lui donne avec une certaine humanité mais qui continue de vivre malgré tout sans but précis et peu importe le sort du monde qui l'entoure. Pas vraiment justicier (le titre du guerrier de la route lui va comme un gant), l'acteur est en tout cas une nouvelle fois très à l'aise et continue de prendre beaucoup d'envergures à mes yeux.

Derrière, le reste de la distribution suit la route mais c'est bel et bien Mel Gibson le véritable héros qui porte le film sur ses épaules. J'ai quand même beaucoup aimé Bruce Spence en Gyro. Son rôle apporte beaucoup en humour (ce qui laisse présager de ce que deviendra le troisième volet mais j'y reviendrais) mais cela ne m'a pas déranger surtout que son personnage s'avère vite sympathique. Il a en tout cas une évolution que j'ai aimé et qui va bien au-delà du statut de simple brigand de route.

Vernon Wells en Wez est lui aussi très bon dans le rôle du timbré de service. Il est d'ailleurs si efficace, qu'on peut sans doute reprocher au scénario le fait que son rôle éclipse celui du Seigneur Humungus dont la carrure de Kjell Nilsson aurait pu apporter davantage. Les deux comédiens font le job je trouve, ils sont très bons mais c'est dommage que le scénario brouille les pistes car parfois, ce n'est pas forcément flagrant de savoir qui est le chef dans cette bande de psychopathes.

Mike Preston en Pappagallo est lui aussi peut être un peu trop en retrait. C'est le cas de toute sa communauté dont on n’exploite pas forcément tout le potentiel et dont on ne comprend pas toujours les motivations. Après, on sait qu'ils sont assiégés et que le but va être de les aider à s'en sortir mais, on aurait quand même pu en savoir davantage sur ses différents caractères. Il y a par exemple un traumatisme chez le jeune garçon bien interprété par Emil Minty qui est évident mais comme on ne sait jamais de quoi il s'agit, on peut trouver qu'il s'agit surtout d'un artifice. Je regrette un peu le fait qu'on ne sache vraiment pas grand-chose sur cette communauté au final même si cela ne m'a quand même pas dérangé plus que cela durant mon visionnage.

George Miller reprends le flambeau derrière la caméra et c'est tant mieux. On sent que le cinéaste à eu plus de moyen pour cette suite et il s'en donne du coup à cœur joie en matière d'action. On a le droit à des courses poursuites démentes (le final de plus de dix minutes en ait un bon exemple), des explosions et des cascades incroyable le tout porté par un réalisme fou par ce film qui a opté (et c'est une excellente idée) pour des prises de vues et des cascades réelles plutôt que des effets spéciaux.

Ce réalisme porte ses fruits. Il y a de la crédibilité dans l'ensemble et même si parfois, cela sonne un peu léger, remis dans son époque et dans les conditions dont les cascades ont été tournées, c'est quand même incroyable. Le long métrage vieillit bien je trouve en tout cas. Il possède tout son charme avec une photographie bien soigné et des décors apocalyptique bien exploité, cet étendu de sable et de routes offrant pas mal de possibilités.

Visuellement, George Miller signe une nouvelle fois une réalisation brillante avec des plans efficaces qui m'ont beaucoup marqué. La surenchère dans les maquillages ainsi que dans les costumes qui font trop sado-maso apporte sans doute un peu de kitsch à cet univers mais c'est un kitsch que je ne trouve pas déplaisant bien au contraire. Quant à la bande originale composée par Brian May, elle est aussi dans la continuité du premier film tout en ayant sa propre identité ce qui accentue un peu plus la démarcation entre les deux œuvres.

Pour résumer, "Mad Max 2 : Le défi" est une excellente suite. Elle a même à mes yeux ma préférence comparé à son prédécesseur car ce volet s'avère plus rythmé, nettement mieux construit et avec une identité bien à lui qui fait qu'on voit quand même quelque chose de nouveau. De plus, cette fois-ci, j'ai vraiment eu la sensation d'être dans un monde apocalyptique ce qui m'a plus tandis que Mel Gibson donne encore plus d'envergure et d'importance à son personnage continuant de lui donner ses lettres de noblesses. J'ai pris beaucoup de plaisir à revoir ce film (encore plus avec ce second visionnage) et maintenant je vais me replonger dans le troisième film juste avant de pouvoir découvrir le quatrième film qu'il me tarde de découvrir en salles (même si il arrive 30 ans plus tard...)

Liens divers :



4.5




vendredi 17 avril 2015

Mad Max



"La chaîne des menottes est en acier trempé. Il te faudrait dix minutes pour la scier avec ça. Ou bien, avec un peu de chance, tu dois pouvoir te trancher la cheville en cinq minutes."

Je n'avais pas revu "Mad Max" depuis que je l'avais découvert il y a quelques mois de cela. J'en gardais le souvenir d'un bon film (bien qu'un peu lent) mais profitant de la sortie en salles prochainement d'un prochain opus, je me suis décidé à le revoir en Blu-ray histoire de me faire une petite piqûre de rappel.

Dans son ensemble, j'ai été plutôt content de voir que je me souvenais assez bien de ce film. Le scénario écrit par James McCausland et George Miller est assez classique dans sa structure mais il a le mérite de rester prenant. Cela s'avère même encore plus exact pour moi lors de mon second visionnage. J'ai encore plus apprécié de le revoir. Peut-être parce que cette fois ci je savais à quoi m'attendre mais j'ai de nouveau été captivé de bout en bout par le spectacle que l'on me proposait.

Pourtant, cette histoire n'est vraiment pas exempt de défauts. Il y a les longueurs qui réduisent le rythme du film avec parfois des courses poursuites en voitures qui peuvent devenir ennuyeuses malgré leurs réussites techniques. Il y a aussi la façon dont on emmène notre héros à son issue finale. J'ai eu l'impression que le scénario hésité entre soit une vendetta policière, soit une simple vengeance familial mais dans les deux cas, j'ai trouvé que le lien avec Max était assez maladroit (il y avait combien de chances pour que ce gang tombe sur sa femme sans la chercher ?). Après, il y a une violence psychologique et un humour noir qui font que j'ai quand même aimé suivre cette aventure.

De mon côté, je trouve ça intéressant aussi de découvrir le film qui aura fait de Mel Gibson la star qu'il est devenu. Un Mel Gibson bien jeune mais qui ne manquait déjà pas de charisme dans la peau de "Mad" Max Rockatansky. C'est vraiment un plaisir de le voir jouer ce genre de personnage et même si ici, il ne lui donne pas encore tout à fait ses lettres de noblesses, il contribue quand même très fortement à commencer à construire le mythe que son rôle deviendra.

Face à lui, le reste de la distribution est correct également. Tous ne sont pas transcendants comme Joanne Samuel en Jessie Rockatansky que je trouve un peu légère mais d'autres comédiens réussissent à marquer un peu plus les esprits. C'est ainsi le cas de Hugh Keays-Byrne dans la peau du totalement barjo Toecutter. Il fait un très bon adversaire à Max. Dans ce match, c'est dommage que leurs alliés soit parfois un peu mis en retrait. Côté gentil, je pense à Steve Bisley Jim Goose ou encore Roger Ward en Fifi Macaffee que j'ai bien aimé mais qu'on exploite trop peu. Côté méchant, je pense davantage à Tim Burns en Johnny the Boy qu'on semble vouloir mettre un peu en avant au début avant de faire au final marche arrière.

Quoiqu'il en soit, si tout n'est pas parfait, l'ensemble reste rehaussé par une mise en scène de George Miller qui est juste excellente. Bon d'accord, la qualité de mon Blu-ray qui est impeccable joue un peu sur la beauté que j'ai pu entrapercevoir dans la lumière, la photographie ainsi que les décors désertique qui sont très bien mis en valeur. Cependant, George Miller exploite vraiment très bien tout ça en positionnant toujours sa caméra au bon endroit pour avoir l'angle parfait.

C'est ainsi qu'on se retrouve avec des plans que je trouve visuellement très bon. Je pense notamment à la scène culte où Max est blessé en plein milieu de la route et qu'il cherche désespérément à attraper son arme. La scène dans la forêt où Jessie est pourchassé est bien maitrisé aussi niveau angoisse. L'ambiance apocalyptique d'une société à la dérive y est bien dépeinte, j'ai ressenti cette violence, cette tension et cette folie qui y règne à travers cette très bonne réalisation. Quant à la bande originale composée par Brian May, je l'ai trouvé très bonne, très métallique et collant bien avec le film ainsi qu'avec le très bon travail fourni sur le son.

Pour résumer, je ne regrette vraiment pas d'avoir revu "Mad Max". Il s'est même bonifié à mes yeux je trouve lors de cette seconde projection. Il y a toujours quelques défauts et quelques maladresses qui font que je ne peux pas mettre ce long métrage sur un piédestal mais, remis dans son époque et avec le budget qui lui été alloué (650 000 dollars selon Allociné), le résultat est quand même efficace. Si on passe outre les quelques lenteurs, il y a quand même moyen de prendre son pied surtout avec une réalisation aussi impeccable et un Mel Gibson dont je ne boude jamais mon plaisir de le voir à l'écran. Un classique que j'apprécie beaucoup en tout cas avec en prime au passage pour ceux qui la possède une édition Blu-ray qui lui rend bien honneur.

4.0




Robin des Bois, la véritable histoire



"- Pourquoi tu veux pas sortir avec ma mère ?
- Mais parce que... Regarde là, elle est dégueulasse."


Avant même sa sortie en salles, "Robin des Bois, la véritable histoire" se faisait descendre par la critique et le jour de sa sortie, j'ai pu lire d'autres avis (parfois facile je trouve) qui ne faisait que confirmer ce que beaucoup de personnes disait. Cependant, assez ouvert d'esprit et plutôt bon public facile (surtout en terme de comédies française), j'avais quand même envie de voir ce film surtout que j'aime bien Max Boublil.

Et de mon côté, il y a eu plus de peur que de mal. Autant le dire tout de suite, c'est vrai que le scénario écrit par Anthony Marciano et Max Boublil ne vole pas haut ("Les Gamins", leur précédente collaboration était bien meilleur) mais je m'attendais à ce genre de résultat et c'est peut-être pour cela aussi que je n'ai pas été déçu. L'humour y est facile, prévisible et la parodie bien lourde mais après avoir vu la bande annonce, je ne trouve pas que le film nous ait menti sur sa marchandise. C'est aussi pour ça que j'ai aimé. C'est con mais c'est ce que je voulais. Dommage après que l'humour ait quelques baisses de rythme et que la parodie ne soit pas écrit avec un peu plus de finesse (ce n'est pas l'écriture d'un Alexandre Astier pour "Kaamelott" et ça se voit...) mais à mes yeux, le film ne vaut pas cet acharnement. En sachant ce qu'on va voir, si on adhère à cet humour bien entendu, il y a de quoi passé un bon moment.

Après, le film repose principalement sur les épaules de Max Boublil en Robin des Bois. On reconnait son humour et c'est sûr que si on n'aime pas, on risque de s'ennuyer. Pour ma part, je me suis amusé mais je pense quand même que sans lui, j'aurais peut-être un peu moins accroché je veux bien l'admettre. A ses côtés, j'ai beaucoup aimé l'autodérision de Géraldine Nakache en Marianne qui n'hésite pas à passer pour une cruche tout comme j'ai aimé Malik Bentalha en Tuck ou encore Gérard Darmon en Shérif de Nottingham, le comédien n'hésitant pas à en faire des tonnes. J'ai moins accroché avec Ary Abittan en Petit Jean (j'ai toujours un peu de mal avec lui, il n'y peut pas grand-chose...) et j'ai été amusé par le petit caméo lors de la scène finale même si c'est un caméo très prévisible vu la tournure de cette parodie.

Côté mise en scène, Anthony Marciano a déjà été plus inspiré. J'ai déjà vu plus de travail dans ses réalisations. Ici, même si on essaye d'enrober le tout avec une belle photographie chaleureuse et quelques plans un peu stylisé, ça reste quand même plat. Au début, c'est même un peu brouillon avant de mieux se rattraper. Après, je trouve que cela se laisse regarder quand même. Il y a un petit creux au milieu mais je n'ai quand même pas vu le temps passé et je ne me suis pas trop ennuyé. J'ai même plusieurs fois souris vu que j'ai adhéré à cet humour stupide malgré quelques runnings gags un peu lourd. La bande originale n'est pas mauvaise même si elle m'a laissé de marbre en revanche, j'ai trouvé les décors assez hideux pour ce genre de production et je pense qu'on aurait pu quand même mettre un peu plus de sérieux dans les costumes tout en restant dans la parodie.

Pour résumer, "Robin des Bois, la véritable histoire" est un divertissement que j'ai trouvé sympathique. J'ai même souris à plusieurs reprises. Je comprends après qu’on n’adhère pas à ce genre de production et à ce genre d'humour mais de mon côté, c'est exactement le film auquel je m'attendais donc pas de déception. Je pense même que je pourrais le revoir du coin de l’œil car malgré tout, je continue d'avoir de la sympathie pour Max Boublil dont l'humour me plait même lorsqu'il est répétitif. Bref, ce n'est pas la catastrophe que l'on m'a vendu même si je conçois aussi qu'on est très loin du chef d’œuvre...

3.0




En équilibre



"- On fait pas forcément ce que l'on veut dans la vie.
- Si !"


"En équilibre" n'était pas spécialement une grosse attente. A vrai dire, j'ai même commencé à entendre parler de ce film qu’une ou deux semaines avant sa sortie en salles. Si j'avais envie de le découvrir, c'est surtout pour sa présence au casting d'Albert Dupontel ainsi que de Cécile De France qui sont deux comédiens que j'apprécie beaucoup.

Globalement, j'ai trouvé que c'était un bon film. L'histoire est belle et j'ai senti de la sincérité dans ce scénario écrit par Denis Dercourt librement inspiré de l’œuvre de Bernard Sachsé et Véronique Pellerin. Cette histoire de lutte personnelle dans ses deux personnages principaux est intéressante je le nie pas. Cependant, il m'a quand même manqué un petit quelque chose pour être vraiment touché. Au-delà de la romance qui vient vraiment plomber l'ensemble, si je ne me suis pas foncièrement ennuyé, je n'ai jamais réussi à avoir une quelconque empathie pour eux. Cela vient peut-être du monde l'équitation et de celui de la musique qui ne me parle absolument pas. J'en sais trop rien mais j'ai traversé ce long métrage de façon assez banale sans ressentir trop d'émotions en ayant juste eu la sensation de voir un beau film mais dénué de vie à mes yeux.

Pourtant, le casting est quand même convaincant. Albert Dupontel en Marc m'a paru crédible. L'acteur qui réalise ses propres cascades équestres ici livre une bonne prestation même si elle ne restera pas dans ma mémoire. C'est aussi le cas pour Cécile De France en Florence, bonne également, mais dont le personnage manque quand même d'envergure je trouve. Le duo fonctionne, les deux acteurs font tout pour, mais c'est vraiment dans la construction de leurs rôles que je n'ai pas été marqué. Derrière, c'est assez anecdotique même si on peut retenir un Patrick Mille en Julien toujours bon même si son rôle est inintéressant ou encore une Marie Bäumer en Alexandra dans l'un de ses rares films où la comédienne joue en français.

Question mise en scène, là encore il n'y a rien de bien folichon. Ce n’est pas mauvais mais c'est quand même assez classique et banale. Il y a de belles images mais j'aurais découvert ce film à la télévision que cela ne m'aurait pas dérangé plus que cela je pense. Cette façon assez plate de raconté son récit sans trop d'artifices ne m'aide pas non plus pour que ce film me percute. De plus, si le montage fait que le temps passe quand même assez vite, la bande originale composée par Jérôme Lemonnier est tellement lourde qu'elle plombe bien l'ensemble.

Pour résumer, "En équilibre" est un bon film. Malheureusement, son traitement assez classique et même très prévisible font que le film ne m'a jamais marqué et que je pense même l'oublier assez vite. Pas vraiment mauvais, la bonne prestation d'Albert Dupontel ainsi que celle de Cécile De France ne sauve pas l'ensemble surtout que la mise en scène s'avère banale et que la musique, pourtant élément important de cette histoire, plombe le résultat final. Dommage car je pense qu'on aurait quand même pu avoir quelque chose de plus "vivant"...

2.5




Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban (Harry Potter and the Prisoner of Azkaban)

Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban


"Les conséquences de nos actions sont toujours si complexes, si diverses, que prévoir l'avenir est une entreprise bien difficile..."

Il m'a fallu du temps pour me mettre à lire les livres sur la saga littéraire Harry Potter (bien que j'aime beaucoup les films) donc maintenant que je suis lancé, je ne vais pas m'arrêter en si bon chemin et c'est tout naturellement que j'ai lu le troisième tome à savoir "Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban".

Et une nouvelle fois, j'ai beaucoup aimé. J'ai vraiment été pris par cette nouvelle aventure du célèbre sorcier. Peut-être un peu moins sombre que son prédécesseur je trouve à la lecture, cette histoire n'en demeure pas moins très efficace avec ce retour dans le passé de la famille Potter. L'arrivée du personnage de Sirius Black est vraiment une excellente idée et j'ai adoré la place qui lui ai réservé dans cette intrigue avec son aura mystérieuse qui l'entoure.

Dans la parfaite continuité, J. K. Rowling arrive encore à être très à l'aise dans ce monde qu'elle a créé sans jamais nous ennuyer. Bien au contraire, ce monde est si riche que c'est un plaisir de s'y aventurer et de voir quelles sont les autres nouveautés que l'auteur nous réserve. Le style littéraire semble enfantin mais la romancière réussit la prouesse de captiver l'ensemble de la famille en visant à chaque fois juste et de façon efficace. Le seul petit bémol que je pourrais émettre concernant ce tome, c'est au sujet du personnage d'Hermione que je trouve vraiment agaçant et tête à claques malgré ses bonnes intentions. Pour le coup, les films à travers son personnage nous offre une bien meilleure relecture selon mon goût.

Pour résumer, c'est avec délice que je suis retourné à Poudlard avec ce livre. "Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban" est un ouvrage très bien écrit, qui tape juste et qui captive. Je suis toujours autant fan du travail de J.K. Rowling à tel point que j'ai vraiment du mal à dire quelle histoire pourrait avoir ma préférence mais concernant ce troisième tome, je comprends malgré tout pourquoi il attire les faveurs de plusieurs personnes.

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5.0




lundi 13 avril 2015

Les enquêtes du département V : Profanation (Fasandræberne)



"Vous avez eu un AVC collectif ?"

Bien que n'ayant pas vu "Miséricorde" (la précédente enquête du département V) sorti en VOD et que je ne désespère pas de pouvoir mater un jour, j'avais une grande hâte de découvrir "Les enquêtes du département V : Profanation" à savoir sa suite. Il faut dire aussi que la bande annonce m'avait mis l'eau à la bouche en me proposant quelque chose qui avait de fortes chances de me plaire.

Et je ne me suis pas trompé. En effet, j'ai vraiment adoré ce film. Le scénario écrit par Nikolaj Arcel et Rasmus Heisterberg d'après l’œuvre de Jussi Adler-Olsen n'est pas parfait mais on y découvre une violence et une noirceur de la nature humaine que j'apprécie beaucoup et qui a le don de me fasciné. C'est donc avec beaucoup de plaisir que je me suis plongé dans cette enquête dès les premières secondes sans jamais pour autant en décrocher malgré sa durée de deux heures.

Pourtant, l'histoire n'est pas exempt de défauts. Je ne ferais aucune comparaison avec le livre d'origine que je n'ai pas lu mais le récit joue quand même sur quelques facilités dans son intrigue. Si côté noirceur et psychopathes bien timbrés, on en a pour notre argent, en ce qui concerne l'enquête à proprement parler, le suspense n'est pas toujours au rendez-vous. En effet, dès le début et sans forcément avoir besoin des flashbacks, on comprend très vite ce qui s'est passé. Les flashbacks rendent l'intrigue plus limpides, plus simples mais avant ce procédé, tout est déjà bien clair.

C'est d'ailleurs un peu dommage car du coup, je n'ai pas retrouvé beaucoup de surprises. Je n'ai pas eu de rebondissements qui m'ont fait sauter de mon fauteuil. Cependant, même avec toutes les clés en main, j'étais curieux de voir comment notre duo d'enquêteur allait réussir à coincer les coupables et cette plongée dans un monde de violence et de pouvoir, bien qu'assez classique dans son fond, n'en demeure pas moins plutôt plaisant à suivre je trouve surtout avec justement ses enquêteurs complémentaires qui forme une très bonne équipe.

J'ai ainsi beaucoup aimé Nikolaj Lie Kaas en Carl Mørck. Son côté solitaire avec ses cicatrices psychologiques bien visible et la clope au bec lui donne un petit côté caricatural mais cela ne m'a pas dérangé. Bien au contraire, ça donne même du charme au film et à son ambiance. Avec lui, Fares Fares en Assad apparait un peu plus léger mais il est tout aussi charismatique et important dans ce tandem, chacun apportant quelque chose à l'autre. J'ai d'ailleurs eu de la sympathie pour ses deux personnages malgré les défauts qu'ils peuvent avoir. Un peu plus en retrait, j'ai apprécié aussi Johanne Louise Schmidt en Rose Knudsen, personnage très frais que j'aurais aimé voir davantage exploité.

Du côté des grands vilains, Pilou Asbæk en Ditlev Pram est assez angoissant. L'acteur livre d'ailleurs une très belle performance. Il n'a pas forcément la tête de l'emploi je trouve mais il réussit néanmoins très vite à devenir terrifiant tout comme son alter ego jeune qui est bien interprété par Marco Ilsø. Lui aussi dispose d'un acolyte dans ses méfaits qui s'avère un peu plus en retrait mais tout aussi efficace en la personne de David Dencik en Ulrik Dybbol. Son évolution est d'ailleurs assez intéressante tout comme sa place aux côtés du grand patron. Philip Stilling joue bien le jeu également pour ce personnage jeune.

Au milieu de tout cela, on retrouve Danica Curcic en Kimmie Lassen. L'actrice incarne bien le côté paumé de son rôle tout en lui donnant un caractère assez fort et un final à la hauteur de son évolution. Toute proportion gardée bien sûr, son rôle m'a beaucoup fait penser à celui de Lisbeth dans la saga "Millénium", autre franchise à succès nordique. Pour jouer ce personnage jeune, Sarah-Sofie Boussnina s'en sort très bien et apporte dans son regard des choses que j'ai beaucoup aimé et qui nous montre bien aussi comment cette dernière va vite être "contrôlé" sans que ce soit trop lourd.

Le reste du casting est un peu moins important dans cette intrigue mais joue quand même bien le jeu. Il y a en tout cas quelques acteurs que j'ai appréciés même si on les voit peu à l'image de Beate Bille dans la peau de Thelma Pram. Je pense d'ailleurs qu'on aurait pu jouer davantage avec elle aussi, je regrette que par moment on l’éclipse totalement du récit alors qu'on pouvait penser qu'elle aurait pu avoir plus d'importance que ça. Kristian Høgh Jeppesen en Bjarne Thøgersen est lui aussi très bon même si on le voit peu tout comme son homologue jeune à savoir Adam Rower.

La réalisation de Mikkel Norgaard est aussi impeccable. Elle me donne d'ailleurs encore plus envie de découvrir le premier film même si ce deuxième volet peut vraiment se voir indépendamment comme une enquête à part. Je n'ai pas encore vu "Miséricorde" à ce jour mais je n'ai jamais eu la sensation d'être perdu ni même d'être étouffé par une présentation lourdingue des personnages ou de l'intrigue. Cette mise en scène est vraiment d'une efficacité remarquable et c'est aussi grâce à elle je pense que malgré le manque de suspense dans cette enquête que j'ai été pris de bout en bout.

La photographie est vraiment magnifique avec un jeu de lumière très bon aussi qui est bien loin des couleurs froides que l'on peut s'attendre à retrouver dans le cinéma nordique. De façon totalement assumé, on ressent bien vite les inspirations du réalisateur pour les thrillers américains. J'ai d'ailleurs souvent pensé à David Fincher et à son "Seven" ainsi que son "Zodiac". Très américanisé dans son style mais avec son identité bien à lui, le long métrage est visuellement d'une grande beauté.

Même dans la violence, on ne tombe jamais dans la surenchère gratuite ou dans le voyeurisme. C'est souvent dur psychologiquement mais la forme est si bien traité que l'on tombe jamais dans l'excès. Cette réalisation avec son ambiance bien particulière contribue vraiment à la réussite du long métrage à mes yeux. Le montage est lui aussi bien ficelé. Les flashbacks sont pas forcément toujours utile mais bien intégré au récit et malgré la durée, je n'ai jamais ressenti trop de longueurs ni d'ennui. Quant à la bande originale composée par Johan Söderqvist, Patrik Andrén et Uno Helmersson, elle est assez classique dans son genre mais colle bien avec cette atmosphère glauque et violente.

Pour résumer, je ne regrette vraiment pas d'avoir été voir "Les enquêtes du département V : Profanation". L'ensemble apparait souvent facile dans son traitement mais j'ai quand même été pris de bout en bout grâce à une superbe interprétation ainsi qu'une mise en scène remarquable qui n'a rien à envier aux plus grands thrillers américains tout en ayant sa propre touche personnelle. Décidément, le cinéma nordique continue de m'apporter son lot de surprises et si je devais n'avoir qu'un regret, c'est celui de ne pas encore avoir vu "Miséricorde" (même si ce n'est pas dommageable pour voir cette suite) mais c'est une erreur que j'espère pouvoir réparer prochainement. Quoiqu'il en soit, c'est le genre de films que j'aime beaucoup et il a réussi à combler mes attentes au point que j'aimerais maintenant en voir davantage.

4.0




dimanche 12 avril 2015

A trois on y va



"Je sais que certaines rencontres peuvent mal tournées, comme je sais que la frontière est très fine entre le jeu de la séduction et quelque chose,pourquoi pas de dangereux."

Au début, je n'étais pas très partant pour découvrir ce "A trois on y va". Si je devais y aller, c'était surtout en tant qu'accompagnateur. Mais bon, petit à petit je me suis fait à l'idée et il est vrai qu'au regard du casting que j'apprécie beaucoup, j'étais quand même assez curieux de visionner ce long métrage.

J'ai eu du mal à le caser dans mon emploi du temps (mon cinéma proposant peu de séances...) mais l'attente en valait la peine. En effet, je dois reconnaître que j'ai eu une certaine tendresse pour ce scénario écrit par Jérôme Bonnell et Maël Piriou. Le thème du triangle amoureux a déjà été abordé au cinéma mais j'ai trouvé ici que l'histoire était traitée avec une certaine délicatesse que j'ai beaucoup aimé. En effet, aucun des protagonistes ne m'a paru réellement mauvais dans ses intentions et la forte empathie que j'ai éprouvé pour eux a largement contribué au fait que j'ai passé un bon moment.

Avec son humour léger, cette histoire n'est jamais redondante. Bien au contraire, j'ai très vite été captivé par leur relation et les liens qui se créent entre eux. Curieux de savoir comment tout ceci allait se terminer, j'ai beaucoup aimé l'issue qui à l'image du film dégage aussi une certaine poésie. Tout ici n'est pas parfait mais je me suis vraiment surpris moi-même à savourer ce film qui a su me parler sans jamais tomber dans l'excès. Cette légèreté générale apporte beaucoup au film qui n'est jamais trop lourd.

Si cela fonctionne, c'est aussi principalement grâce à son trio d'acteurs qui forme une alchimie et une complicité qui fait plaisir à voir. Félix Moati par exemple en Micha est très bon. J'ai beaucoup aimé le traitement de son personnage qui n'est jamais salaud mais véritablement perdu dans une romance qui le dépasse et qu'il ne comprend pas. C'est assez intéressant je trouve de voir ce genre de personnage masculin. Le scénario à vraiment eu l'intelligence de ne pas le faire passer pour un goujat et le comédien contribue pour beaucoup aussi à ce trait de caractère.

On retrouve aussi Anaïs Demoustier en Mélodie. Bien qu'elle ne me fasse pas spécialement déplacer en salles, j'ai beaucoup d'affection pour cette actrice que je trouve très fraîche et très pétillante. Ici, c'est encore le cas. J'ai beaucoup aimé l'innocence et la fraîcheur de son rôle à la fois complexe et ambiguë mais qui est traité avec humanité ce qui fait que j'ai éprouvé pour elle aussi une grande tendresse. Son personnage à le rôle le moins facile de ce trio et l'actrice a su m'émouvoir dans la finesse de son interprétation.

Dernière protagoniste de ce trio, Sophie Verbeeck en Charlotte est elle aussi très bonne. Avant ce film, je ne connaissais pas cette actrice belge (c'est surtout Félix Moati et Anaïs Demoustier qui m'ont fait venir vers ce long métrage) mais elle m'a assez vite convaincu. C'est peut-être celle pour qui j'ai eu le plus de mal à accrocher (peut-être pour son comportement au début vis à vis de Micha) mais très vite cela a changé et la comédienne a su rendre son personnage crédible et tout aussi touchant à mes yeux.

Cette histoire est si brillamment porté par ce trio que derrière, le reste de la distribution semble inexistante. On rentre dans ce groupe et on se moque un peu de ce qui se passe autour tant c'est ce trio que l'on aime suivre. Cependant, il y a quand même quelques rôles secondaires qui m'ont plu comme Olivier Broche en prévenu pervers si pathétique que son personnage pourrait presque faire sourire si ce qu'on lui reproche n'était pas aussi grave. La scène avec Laure Calamy, une autre prévenue jugé pour dégradation de véhicule m'a elle aussi beaucoup fait rire. Quant à Patrick d'Assumçao en William, il est si grotesque que l'on comprend pourquoi le personnage de Mélodie ne lui en veut pas. Quoiqu'il en soit, ces seconds rôles assez triste amplifie malgré tout beaucoup la couleur et l'amour que bénéficie l'aura de ce trio à mes yeux.

Premier film que je vois de Jérôme Bonnell, j'ai beaucoup aimé sa réalisation. Il n'y a pas de grands plans mémorables mais j'ai ressenti à travers sa mise en scène la tendresse qu'il a voulu nous communiquer avec cette histoire. Il y a bien quelques scènes un peu facile comme la scène du bar lors de la fête chez les amis (et encore, cela apporte juste un petit côté vaudeville sympathique) mais c'est toujours très agréable à suivre. C'est peut-être pas un film de cinéma (à la télévision ça doit bien passer je pense) mais c'est quand même très bien filmé.

J'ai bien aimé notamment la photographie ainsi que le jeu fait sur la lumière. Dans ce sens, j'ai trouvé que c'était une très bonne idée de montrer le nord de la France avec une certaine chaleur et une certaine joie de vivre dans son ambiance. On aurait pu opter pour la facilité en faisant cette histoire à Paris mais les décors nordistes s'avèrent vite bien exploiter et bien coller au film. Concernant la bande originale composée par Mike Higbee, je l'ai trouvé très belle aussi avec cette touche de douceur qui fut appréciable à mes oreilles. Il n'y a que la chanson de Charlotte, un peu trop badant, qui m'a donné envie de m'ouvrir les veines mais hormis ce court passage, la musicalité du film m'a beaucoup plu.

Pour résumer, "A trois on y va" fut pour moi une vraie belle surprise. Je ne m'attendais pas à être aussi touché par ce film qui ne dispose pas de grands effets dans son traitement mais qui a su viser juste dans ses sentiments et dans la vision de ce triangle amoureux pour lequel j'ai eu beaucoup d'affection et de tendresse. Alors qu'elle aurait pu être casse gueule, même la fin de cette histoire m'a plu tandis que l'ensemble du film ne m'a jamais paru trop répétitif ou trop lourd. Son scénario à l'humour léger et à l'émotion sincère, son trio d'acteurs efficace, sa mise en scène qui va à l'essentiel et sa musique qui accompagne le tout font de ce long métrage une découverte que je ne regrette pas et que je serais même curieux de revoir plus tard. J'ai eu du mal à le découvrir en salles mais de mon côté, ça en valait vraiment la peine.

4.0




vendredi 10 avril 2015

Pourquoi j'ai pas mangé mon père



"Ça fait une semaine que je te coures après... Tu me prends pour un kényan ?"

Je ne suis pas un grand fan de Jamel Debbouze. Je veux bien reconnaître qu'il me fait rire mais il me lasse assez vite aussi. Cependant, j'avais quand même envie de voir "Pourquoi j'ai pas mangé mon père" car j'étais curieux de voir sa première mise en scène et je souhaitais faire le déplacement aussi pour ce qui s'avère être (selon ce que j'ai pu lire), le premier film d'Europe en motion capture.

Bref, passé la motivation qui a fait que je me suis déplacé, je voulais quand même être confiant et globalement, j'ai eu raison. Ce n'est pas la grosse claque humoristique que j'ai pu lire selon certains critiques mais le scénario écrit par Jamel Debbouze, Frédéric Fougea et Jean-Luc Fromental d'après l’œuvre de Roy Lewis m'a bien plu. Je comprends même pourquoi ce projet tenait tant à cœur à Jamel Debbouze car on retrouve dans cette histoire (au-delà de son humour propre ce qui est logique) de nombreux thèmes que l'acteur aime abordé comme le racisme, la tolérance, l'ouverture d'esprit etc etc.

Maintenant, l'extase ne fut pas totale car je m'attendais quand même à quelque chose de beaucoup plus drôle. J'ai bien eu de nombreux sourires mais l'ensemble reste quand même assez léger devant ce récit très conventionnel. C'est assez lisse je trouve et bien que ça reste cohérent, il manque sans doute à mes yeux un peu de folie pour que le résultat soit percutant. Du coup, je ne me suis pas ennuyé mais il est vrai que je suis quand même resté un peu sur ma faim. J'ai apprécié ce discours globalement gentillet et positif mais cette sensation de l'avoir déjà entendu chez Jamel Debbouze et de la même façon a fait que je n'y ait rien trouvé de vraiment original.

Le long métrage sent l'honnêteté en tout cas. Que l'on aime ou pas, l'équipe de ce film respire la sincérité sur ce projet et c'est plutôt louable. Jamel Debbouze sur tous les fronts semble parfaitement à l'aise dans la peau d'Edouard. En même temps, il est dans un registre qu'il maitrise bien et même si il est bien mis en avant comparé aux autres qui s'avère un peu sous exploité derrière, l'humoriste fait ce que l'on attends de lui. A ses côtés, Mélissa Theuriau en Lucy s'en sort bien aussi. En même temps, elle n'a pas beaucoup à se forcer pour être complice avec Jamel Debbouze, son conjoint à la ville, mais c'est assez plaisant de voir ses "premiers pas" au cinéma autrement que pour juste du doublage.

Concernant Louis De Funès, je suis un peu plus sceptique. J'adore cet acteur, c'est lui qui m'a fait aimer les comédies françaises et c'est vrai que j'ai ressenti durant toute ma séance un petit malaise à retrouver ses mimiques et sa voix. Maintenant, je dois quand même admettre que la technologie a fait un sacré chemin. Bien que l'animation l'ait changé, Patrice Thibaud prête bien sa silhouette (qui a été très modifié du coup) mais l'aura de Louis De Funès pour le personnage de Vladimir fait quand même plaisir. Vraiment, ce n'est pas détestable c'est juste que j'ai eu du mal à adhérer à fond au concept.

Le reste de la distribution est sinon correct. Que ce soit via la motion capture (dur de juger ce procédé dont une multitude de détail est par la suite totalement modifié par ordinateur...) ou via le doublage. Les différents personnages prennent globalement bien vie sous nos yeux et je me suis vite senti intégré dans cette communauté même si c'est quand même très bruyant. D'ailleurs, le scénario aurait peut-être pu calmer un peu les choses car ça devient parfois énervant je trouve. Je retiens en tout cas surtout Arié Elmaleh en Ian qui est assez émouvant comme personnage ainsi que Diouc Koma en Vania dont le doublage est bien exécuté par Adrien Antoine.

Dans la mise en scène, Jamel Debbouze, bien assisté par Frédéric Fougea, livre quelque chose de très correct. J'ai beau ne pas être totalement fan de ce qu'il fait, pour sa première réalisation, il s'en tire quand même avec les honneurs. L'animation est très propre, c'est lisse, c'est coloré et visuellement, c'est agréable à suivre avec des plans bien pensés qui colle bien avec l'énergie de ce long métrage. On reconnait bien les traits de certains comédiens tandis que la motion capture s'avère utilisé avec justesse.

Les différents décors auraient pu posséder un peu plus de folie mais ils sont sympathiques aussi. N'ayant pas lu le livre d'origine, je ne sais pas ce que Jamel Debbouzze a changé (en plus du "pas" au titre du film qu'il a rajouté) mais j'ai trouvé que ça fonctionnait bien. C'est en tout cas un film qui ne fait pas de mal et même si dans le genre on a déjà vu mieux, j'ai quand même envie de féliciter ce projet européen qui peut ouvrir d'autres portes par la suite.

Je ne sais pas ce que vaut la 3D car une nouvelle fois, je voulais voir ce film en 2D mais les effets visuels sont en tout cas réussis. Le montage fait qu'on ne s'ennuie pas trop (sauf peut-être si on n’adhère vraiment pas à l'humour de Jamel Debbouze) et la durée de cette œuvre est juste comme il le faut. Quant à la bande originale composée par Laurent Perez Del Mar, je l'ai trouvé vraiment très agréable et discrète malgré un choix de chanson pertinent qui colle bien à l'atmosphère.

Pour résumer, j'avais lu quelques éloges qui fait que j'attendais un peu plus de "Pourquoi j'ai pas mangé mon père" mais ça reste quand même un film d'animation sympathique. Classique, gentillet et bien propre sur lui, il y a malgré tout de la sincérité dans ce projet qui fait que je ne peux que l'apprécier. Maintenant, ce n’est pas un film que je reverrais de nombreuses fois mais avec parcimonie, il se laisse quand même suivre.

3.0




jeudi 9 avril 2015

Dark places



"- C'est bien triste pour toi petite fille.
- Je t'emmerde connard ! Tu trouve ça drôle ?
- Non, je trouve ça ironique.
- Quoi ?
- Tu vis en prison toi aussi."


Si j'avais envie de voir "Dark places" au cinéma, c'est surtout grâce à la présence de Charlize Theron au casting. De plus, cerise sur le gâteau, le synopsis avait tout pour me plaire. Du coup, c'est sans aucune hésitation que j'ai été le voir le jour de sa sortie en espérant que le résultat soit à la hauteur de ce que j'espérais.

Cette attente ne fut pas totalement comblée mais j'ai néanmoins beaucoup aimé ce scénario écrit par Gilles Paquet-Brenner d'après l’œuvre de Gillian Flynn. C'est typiquement le genre d'histoire que j'aime au cinéma. Cette ambiance de drame sous fond de meurtre avec son enquête à résoudre a fait que j'ai réellement été captivé de bout en bout par ce récit. Si mes attentes n'ont pas été tout à fait comblé, c'est surtout parce que l'histoire utilise des ficelles un peu grosses avec une fin à moitié prévisible dans les grosses lignes.

Ses différentes facilités ne m'ont pas pour autant fait détaché du film mais j'ai quand même eu la sensation qu'au aurait pu aller plus loin. On aurait en tout cas pu faire quelque chose de beaucoup plus sombre. L'humour présent ici n'est pas déplaisant mais c'est vrai qu'il apporte parfois une touche de légèreté que j'aurais presque aimé absente. C'est sans doute mon côté sadique refoulé mais j'aurais aimé quelque chose d'un peu plus "crade" qui nous prenne aux tripes autant physiquement que psychologiquement. Quoiqu'il en soit, l'ensemble est quand même convaincant à mes yeux.

Grand attrait pour moi (j'apprécie beaucoup cette actrice), Charlize Theron en Libby Day fait un excellent boulot. Elle porte bien le film sur ses épaules et semblent croire en son personnage ce qui se ressent à l'écran. Bien que très charmante, elle a parfois un côté garçon manqué qui colle bien à son personnage et même si parfois il est caricatural ou sous-exploité, j'ai bien aimé l'aspect solitaire et prisonnier de soi même que son rôle possède. Pour jouer son rôle plus jeune, Sterling Jerins m'a moins convaincu même si son jeu n'est pas détestable.

A ses côtés, Nicholas Hoult en Lyle est tout aussi bon. Son personnage apporte sans doute un peu trop d'humour par moment et son club d'enquêteur est parfois maladroit mais on sympathise quand même assez vite avec lui ce qui fait que l'on peut aisément croire en la confiance que lui accorde Libby. Son personnage aurait pu être davantage impliqué dans l'enquête je pense mais bon en l'état, la prestation de l'acteur m'a quand même fait bien plaisir.

J'ai beaucoup aimé aussi Corey Stoll dans la peau de Ben Day. On le voit pourtant au final assez peu à l'écran mais le comédien dégage un certain charisme et son regard possède une certaine tendresse. Ça accentue peut être un peu plus le manque de surprises vis à vis de son rôle dans ce film mais j'ai quand même bien apprécié son jeu. Tye Sheridan en Ben Day jeune est un peu plus présent mais le jeune comédien n'est pas en reste non plus. Il y a quelque chose d'un peu lisse que je ne saurais décrire dans le caractère de ce personnage jeune mais l'acteur s'en sort de son côté quand même très bien.

Chloë Grace Moretz en Diondra m'a elle moins plu. Je n’ai rien spécialement contre cette comédienne mais je ne sais pas pourquoi, ici, je n'ai pas trop cru à son personnage. J'ai trouvé qu'elle en faisait des tonnes (du coup niveau surprises pour l'évolution de son personnage, on n'a quasiment rien...) et par moment ça devenait même un peu risible à mes yeux. Son personnage plus âgé est bien joué en revanche par Andrea Roth qui retranscris de façon un peu plus subtil la folie d'un tel portrait.

Sinon, l'ensemble du casting est quand même très bon. J'ai bien aimé Christina Hendricks en Patty Day. Je l'ai vraiment trouvé touchante dans ce rôle de mère dépassé par les événements qui vont la conduire à sa fin tragique (je ne spolie rien, c'est un peu la base de cette histoire). Drea De Matteo en Krissi Cates est elle aussi bonne même si on aurait pu également je pense aller plus loin avec elle tandis que Sean Bridgers en Runner Day est parfait dans la peau du salaud de service.

La réalisation de Gilles Paquet-Brenner est sinon très belle. Je ne suis pas un grand fan de certains de ses flashbacks fait dans un noir et blanc au grain assez hideux le tout porté par une caméra à l'épaule qui ne montre rien de façon totalement assumé et qui est assez laid aussi je trouve. Hormis ce petit détail (ça ne concerne que quelques petits passages), l'ensemble est très propre. Les cadres sont soignés, la lumière et bien exploité et les décors sont bien mis en avant pour que le spectateur ait l'impression de suivre le film comme si il était un habitant de Kansas City.

Le montage est lui aussi efficace même si de grossières perches nous aide à deviner une grosse partie de la fin et si le long métrage à quelques longueurs, elles ne m'ont pas dérangé plus que ça. Le film aurait pu se passer de dix minutes voire un quart d'heure mais bon en l'état ça fonctionne quand même. Quant à la bande originale composée par BT et Gregory Tripi, je l'ai bien aimé. Elle contribue à apporter cette ambiance un peu angoissante parfois sans trop étouffer le récit.

Pour résumer, j'ai bien aimé ce "Dark places". Bien entendu, on aurait pu avoir quelque chose de beaucoup plus percutant sans l'humour léger parfois présent et des ficelles un peu moins grosses mais ce thriller se laisse quand même agréablement suivre ne serait-ce que pour la prestation de Charlize Theron qui fait le boulot. Sans en abuser à cause de ses légères longueurs, je pourrais en tout cas revoir ce film car une nouvelle fois, j'aime beaucoup ce genre d'histoires au cinéma.

3.5




Un homme idéal



"Vous savez les femmes finissent toujours par savoir qui on est vraiment."

Pierre Niney est un acteur qui me plait beaucoup. C'est pourquoi, quand j'ai vu qu'il était à l'affiche d'un thriller, j'avais envie de le découvrir. Le problème, c'est que plus je voyais la bande annonce du film "Un homme idéal", plus il me tentait moins à tel point que j'ai failli le rater en salles et que j'ai bénéficié d'une de ses dernières projections par chez moi pour le découvrir.

Malheureusement, mes craintes se sont vite avérées juste. Le scénario écrit par Yann Gozlan, Guillaume Lemans et Grégoire Vigneron m'a juste bien ennuyé. Je ne sais pas si c'est à cause de la bande annonce qui résume très bien cette histoire dont le film s'attarde pendant plus d'une heure et demie mais j'ai souvent eu l'impression qui ne se passait rien à l'écran. Pendant une bonne heure, je me suis même demandé si le film allait se lancer à un moment ou à un autre jusqu'à ce que la tension s'accentue un peu.

Seulement voilà, même quand ça s’accélère et qu'il commence à y avoir enfin un peu d'avancement, tout devient facile et prévisible. Je ne sais pas si le meurtre était presque parfait pour reprendre Hitchcock dont le film tente de s'inspirer mais en tout cas avec de telles facilités scénaristique, il est bien loin d'être complexe. On devine tout ce qui va se passer très rapidement et ça ne m'a pas aidé à calmer mon ennui. Après tout n'est pas mauvais non plus et le thème de la quête identitaire peut être intéressant mais c'est quand même bien peu je trouve pour calmer la frustration qui s'est emparé de moi.

Heureusement, Pierre Niney est là. Il ne nous livre pas sa meilleure performance d'acteur mais il est en tout cas très bon dans le rôle de Mathieu. Je pense que mon ressenti aurait pu encore être plus mauvais sans le comédien qui joue en tout cas bien le jeu et donne un peu de consistance à l'ensemble puisque même quand il ne se passe rien, il réussit à nous emmener avec lui et à crée chez nous une certaine empathie qui fait que même lorsqu'il commettra des actes qu'on ne peut cautionner, on n'arrivera pas vraiment à lui en vouloir.

Derrière, la distribution n'est pas trop mauvaise mais est loin de m'avoir convaincu pour autant sans doute à cause du traitement que leur inflige le scénario. Par exemple, la très charmante Ana Girardot est bonne en Alice Fursac mais son personnage est traité de façon un peu lisse (sauf peut-être vers la fin). Je ne parle même pas de André Marcon en Alain Fursac ainsi que Valeria Cavalli en Hélène Fursac, stéréotype d'une bourgeoisie française qui sent le renfermé dans notre cinéma hexagonal.

Je ne vais pas trop m'attarder non plus sur Thibault Vinçon en Stanislas Richer dont le personnage est tellement un cliché ambulant que ce soit dans ses propos, dans ses tenues ou dans sa façon d'être que dès sa première apparition, on voit ses motivations et son sort se dessiné sur son front. Pareil pour Marc Barbé en Vincent dont l'identité apparait un peu vite dans l'intrigue ce qui me laisse douté de l'utilité de ce personnage et me fait aussi un peu comprendre pourquoi il nous faut attendre une heure avant que le film se lance.

Bien qu'il faille que je le revoie, je garde un bon souvenir de la mise en scène de Yann Gozlan dans "Captifs". Ici aussi, il nous livre une réalisation assez soigné qui emballe plutôt bien son projet. Si le fond de son film me semble très maladroit, la forme est un peu mieux traité. Ça reste très artificiel mais c'est quand même agréable à voir. On sent les références à Hitchcock, on pense aussi à "Plein Soleil" et à tous ses types de films et bien que le long métrage peine à disposer de sa propre identité, ça reste quand même correct.

Les décors sonnent un peu faux (enfin, on a juste l'impression d'avoir vu ses décors des milliers de fois) mais ils sont bien exploités à l'image de la villa familial qui joue un rôle important dans la mise en place de l'intrigue. La lumière un peu trop chaude m'a un peu fatigué par moment avec son aspect lisse mais elle va bien avec la photographie qui est belle. Le montage est lui bien ficelé puisqu'il réussit à emboîter toutes ses scènes où il ne se passe rien en nous donnant l'illusion que ça avance. Quant à la bande originale composée par Cyrille Aufort, elle est vraiment très lourde. J'ai eu l'impression qu'elle était là pour créer une tension qui est absente et pour créer une atmosphère superficielle à laquelle je n'ai jamais réussi à adhérer.

Pour résumer, alors que "Un homme idéal" avait tout pour me plaire, je suis sorti de ma projection assez déçu. La forme essaie de sauver un peu les meubles tout comme Pierre Niney qui est correct mais le fond trop caricatural, prévisible et réchauffé fait que j'aurais pu me passer de cette séance. J'aurais très bien pu le suivre du coin de l’œil lors d'un passage en deuxième partie de soirée à la télévision mais maintenant, je ne suis pas vraiment sûr de vouloir retenter l'expérience. Pas foncièrement mauvais malgré tout, ce long métrage s'avère quand même une réelle déception et c'est bien dommage.

2.0




Lost River



"On cherche tous une vie meilleure quelque part. C'est comme ça."

Sur le papier, "Lost River" ne me tentait pas des masses. Si j'ai voulu le découvrir en salles, c'est surtout parce que j'étais très curieux de voir la première réalisation de l'acteur Ryan Gosling. J'avais quelques craintes (principalement celle de m'ennuyer) mais j'ai quand même décidé de franchir le pas et c'est ainsi que je me suis retrouvé après une journée de boulot face à ce film.

Ce film à dépasser toutes mes attentes dans le mauvais sens du terme. Je pensais m'ennuyer mais ce terme est bien trop faible pour réellement expliquer mon profond désarroi face à cette œuvre. Je pense que c'est le genre de récit qu'on adore ou qu'on déteste. Malheureusement de mon côté, c'est tout ce que je déteste. J'ai trouvé ce scénario écrit par Ryan Gosling plombant. Très rapidement, j'ai vite vu que cela n'allait pas être ma came et c'est ainsi que même après le mot fin, je me retrouve dans l'incapacité de vraiment dire de quoi ce film parle.

Il n'y a pas de mauvaises foi de ma part, je ne nie pas qu'il pourra sans doute plaire à certains amateurs du genre mais de mon côté, c'est vraiment le genre de trip auquel je n'adhère pas. J'ai trouvé ce scénario très pénible à suivre, très lourd et très rapidement, je n'ai eu qu'une seule envie, celle de quitter ma salle. J'ai tenu jusqu'à la fin car je voulais voir jusqu'où ça irait mais plus le film avançait et plus il me tardait que ma séance de torture se termine.

Pourtant, on sent que les acteurs croient en ce projet. Là encore, je pense sincèrement que mon ressenti vient du fait que ce cinéma ne me parle absolument pas car le casting fait le boulot à commencer par une Christina Hendricks en Billy qui nous montre une image assez forte de son jeu d'actrice. Iain De Caestecker n'est pas exceptionnel mais il fait le boulot aussi en Bones tandis que Matt Smith en Bully est dans le délire. La folie de son personnage colle bien à ce film sous acide.

Eva Mendes qui est pourtant une actrice que j'apprécie en temps normal m'as fait ni chaud, ni froid dans la peau de Cat. Pendant ce temps-là, Saoirse Ronan en Rat continue de me laisser de marbre. Je suis rarement touché par cette actrice et une nouvelle fois (le scénario n'aidant pas non plus cette fois ci), je l'ai trouvé assez inexistante et ennuyeuse à l'écran. Ben Mendelsohn en Dave est angoissant dans sa perversité et Barbara Steele en grand-mère reste énigmatique. Quant à Reda Kateb, je suis rarement fan de cet acteur également et ici aussi, bien qu'il possède un petit rôle de conducteur, il me laisse indifférent.

Après, pour une première réalisation, je veux bien reconnaître quelques qualités à Ryan Gosling et ma note ressentie finale apparait peut être un peu trop brutale ou pas au niveau de la qualité du travail fourni. C'est vrai que c'est très stylisé, très propre et que si on ne nous le dit pas, ce n'est pas forcément flagrant qu'il s'agit là d'une première réalisation. Cependant encore une fois, qu'est-ce que c'est chiant... Le montage ralenti considérablement le film et il y a un gros problème, du moins à mes yeux, de rythme.

C'est bien simple, le film dure une heure et demie mais j'ai eu l'impression qu'il faisait le double à tel point que la fin de la projection fut synonyme pour moi de grand bol d'air. Alors oui la photographie est belle, il y a un travail sur la lumière et un jeu intéressant sur l'exploitation des décors mais l'ensemble reste quand même ennuyeux à mon sens et même parfois un peu prétentieux dans son style visuel. Même la bande originale composée par Johnny Jewel plombe le tout...

Pour résumer, mon avis peut apparaître un peu cruel concernant ce "Lost River" au regard du travail qui a été fourni et du fait qu'il s'agit là d'une première réalisation. Cependant, je me suis tellement ennuyé devant ce trip auquel je n'ai jamais adhéré que je ne peux rien ressentir d'autres que de la déception. Bien que je n'ai rien contre son jeu d'acteur, ces derniers temps Ryan Gosling peinait un peu à me faire déplacer en salles mais quand je vois son premier long métrage, c'est pas sûr qu'il réussisse à me faire plus bouger quand il passe derrière la caméra bien au contraire. En tout cas pour ce premier essai, il est certain qu'il s'agit d'un film que je n'ai pas du tout envie de revoir et dont je garde le souvenir d'une séance très pénible. Dommage.

0,0




mardi 7 avril 2015

Les Incorruptibles (The Untouchables)



"J’ai grandi dans un quartier malfamé où on arrive mieux à obtenir quelque chose avec un mot gentil et un flingue qu’avec un mot gentil tout seul."

Cela faisait un sacré moment maintenant que je n'avais pas revu "Les Incorruptibles". Pourtant, j'adore ce film et j'en gardais un excellent souvenir. Quand l'occasion s'est présenté à moi de le revoir, je ne me suis pas beaucoup fait prier et c'est confortablement installé que je me suis mis à le redécouvrir.

Dès les premières secondes, je me suis replongé automatiquement dans cette ambiance que j'avais déjà beaucoup aimé. Quand on me parle de la mythique histoire d'Eliott Ness et d'Al Capone, je pense tout de suite à ce film qui est une référence à mes yeux. Il faut dire aussi que le scénario écrit par David Mamet d'après l’œuvre de Paul Robsky, Oscar Fraley et Eliott Ness est vraiment excellent. La tension est palpable de bout en bout et le scénario bénéficie d'une noirceur et d'un humour aussi qui font qu'on est en présence d'un grand film de cinéma.

La prohibition y est ainsi parfaitement bien décrite je trouve. Les deux camps qui s'opposent sont assez classique avec d'un côté les gentils flics prêt à tout pour faire régner la justice et de l'autre, le grand mafieux qui n'hésitera pas à utiliser la manière forte pour imposer sa loi mais ça marche. J'ai beaucoup aimé aussi le visage que l'on donne de la corruption à Chicago à cette époque. C'est très classique comme traitement mais ça fonctionne également. L'ensemble nous offre vraiment quelque chose de sombre et une nouvelle fois, j'ai été pris du début jusqu'à la fin. J'ai apprécié aussi le fait que le scénario réserve un drôle de sort à ceux qui boivent (accentuant le danger de l'alcool au temps de la prohibition).

Si cette histoire me fascine toujours autant, la distribution quant à elle garde elle aussi mon plaisir toujours intact. Kevin Costner en Eliott Ness est juste parfait. J'adore cet acteur et il est très à l'aise dans ce registre. Son duo avec Sean Connery (qu'il retrouvera plus tard dans le tout aussi jouissif pour moi "Robin des Bois : Prince des voleurs) en Jim Malone est très efficace et très drôle. Les deux comédiens sont bien complémentaire et c'est un vrai plaisir de les voir ensemble.

Pour compléter cette bande d'intouchables, j'ai apprécié aussi revoir Andy Garcia dans la peau de Giuseppe Petri / George Stone. J'aurais bien aimé en voir plus avec son personnage mais son traitement reste quand même bien foutu et ses échanges avec Sean Connery font aussi parti des moments du film que j'ai bien aimé. Charles Martin Smith en Oscar Wallace est lui aussi très bon en complétant cette bande comme il se doit. Concernant Andy Garcia et Charles Martin Smith, on peut regretter par moment leur mise en retrait dans le récit mais les deux acteurs font partie intégrante de cette équipe et ont une place très importante malgré tout.

Dans la peau du mafieux Al Capone, on ne pouvait rêver mieux que Robert De Niro. Ici, il fait ce qu'il sais faire de mieux et ça marche aussi. C'est peut être un brin caricatural surtout avec le recul quand on sait que l'acteur fut ensuite habitué à ce type de personnage. On retrouve les mêmes mimiques et les mêmes gestes habituels du comédien mais il reste parfaitement à sa place. Ce choix apparait vite comme étant logique même si j'avoue que j'aurais été curieux de voir Bob Hoskins dans ce rôle, le comédien ayant été approché en premier lieu pour incarné le gangster.

Quant au reste du casting, chaque acteur est impeccable. J'ai beaucoup aimé retrouvé Billy Drago en Frank Nitti. Habitué des seconds rôles et toujours dans le rôle du méchant de service, c'est un comédien qui n'a rien d'exceptionnel (du moins dans ce que j'ai pu voir de lui à ce jour) mais dont cela reste un plaisir coupable pour moi que de le voir donner un peu de fil à retordre à nos héros. Il a en tout cas la tête de l'emploi. J'ai bien aimé aussi Richard Bradford en chef de la police Mike Dorsett tout comme Jack Kehoe m'a fait sourire en Walter Payne, le comptable d'Al Capone.

Bien que je n’aie pas vu toute la filmographie de ce cinéaste, j'aime beaucoup ce que j'ai pu voir de Brian De Palma et ce long métrage compte même parmi mes préférés de ce réalisateur. Il faut dire aussi qu'il y a un sacré travail. Le Chicago corrompu des années 30 y est bien représenté et malgré quelques touches d'humour, on a ce qu'il nous faut en noirceur pour rendre le film crédible. La scène dans le bar avec la petite fille qui veut rendre un "cartable" continue d'être marquante je trouve (comme à chaque fois pour moi quand on touche à un enfant) ou encore la scène avec la batte de base-ball (censuré un temps en Belgique) diaboliquement efficace. Ce ne sont que des exemples parmi tant d'autres mais le film est quand même assez sanglant sans pour autant tomber dans un voyeurisme gratuit.

Les cadres sont eux aussi bien pensé. La caméra de Brian De Palma semble se balader dans ce récit. On a le droit à des plans que je trouve somptueux comme la scène de la gare (et son hommage au "Cuirassée Potemkine") qui est un classique du genre ou celui d'Eliott Ness sur un toit que l'on voit d'en bas et que je trouve d'une très grande beauté. Si la réalisation est bien ancré dans son époque, le long métrage n'a en tout cas pas pris une ride à mes yeux et s'avère toujours aussi plaisant à suivre.

Que dire aussi des différents décors qui sont très bien exploités, des costumes que j'aime beaucoup, des différents accessoires qui me plonge avec délices dans les années 30 le tout portés par une très belle photographie et un montage réussi qui fait qu'on ne voit vraiment pas le temps passé. Quant à la bande originale composée par Ennio Morricone, on sent la patte du compositeur face à ce western urbain et sa musique est juste d'une logique imparable. Sa musique est indissociable de cette œuvre et colle parfaitement à l'ambiance.

Pour résumer, le plaisir de revoir "Les Incorruptibles" est toujours intact. Entre son scénario efficace, son casting de grande classe et sa mise en scène brillante porté par une musique excellente, on est en présence d'un grand classique du cinéma qui à mes yeux n'a pas pris une ride. J'ai adoré me replonger dans ce film qui fonctionne toujours sur moi et qui me fascine toujours autant. Avec le temps, il y a bien quelques petits trucs qui font que maintenant on peut trouver certaines choses un peu clichés tant cela a déjà été vu et revu mais le film de Brian De Palma possède une telle intensité que je ne boude pas mon plaisir. Référence dans son genre, ce film de gangsters avec son humour léger et sa noirceur efficace font que ce film reste toujours à mes yeux un chef d’œuvre que je ne me lasse pas de voir.

5.0




Indian Palace - Suite Royale (The Second Best Exotic Marigold Hotel)



"Le temps est un précieux cadeau."

"Indian Palace" fut une très bonne surprise pour moi lorsque je l'ai découvert en salles. La surprise fut si bonne que je l'ai même revu plusieurs fois depuis afin de me replonger dans cette ambiance si particulière qui mélange avec délice le charme anglais et la vie indienne. Du coup, lorsque j'ai eu vent d'une suite, c'est sans aucune hésitation que j'ai voulu refaire le voyage et que je me suis mis à découvrir "Indian Palace - Suite Royale".

Et je ne regrette absolument pas le voyage. Dès les premières secondes, je me suis replongé dans cette folie et cet amour de la vie que j'avais tant aimé dans le premier film. Le scénario écrit par Ol Parker m'a vraiment une nouvelle fois beaucoup plu. Je pensais que la magie de ce récit allait un peu s'essouffler mais bien au contraire, j'ai eu l'impression de retrouver une bande de potes. Plus qu'une simple redite de la précédente aventure, on a le droit à quelque chose de vraiment originale et même de très touchant.

J'ai beaucoup apprécié ce discours sur l'âge, sur le fait que la retraite n'est pas une mort en soit mais une nouvelle vie et que chacun est libre de s'offrir justement une nouvelle vie si il le désire, peu importe son âge. Cette volonté de vouloir combattre la peur et d'affronter la vie me plait énormément. Il y a un amour à la vie que je ne peux qu'apprécier surtout qu'en plus le scénario dispose de dialogues savoureux avec beaucoup de charme et un humour léger que j'adore. Son seul petit bémol, c'est sans doute une légère longueur vers la fin qui me laisse penser que le film aurait pu être amputer d'un petit quart d'heure pour gagner en rythme.

Devant la caméra, j'ai adoré retrouvé ce casting de luxe. On sent la complicité entre eux tous et on sent que ça leur plait d'interpréter ses personnages. Le duo Judi Dench - Bill Nighy, respectivement Evelyn Greenslade et Douglas Ainslie, est très tendre et très touchant. Maggie Smith en Muriel Donnelly est toujours excellente et incarne une bonne forme de sagesse malgré son tempérament de feu tandis que j'ai toujours de l'affection pour Ronald Pickup en Norman Cousins (ses dernières scènes avec la très bonne Diana Hardcastle en Carol m'ont plu). Celia Imrie en Madge Hardcastle est elle aussi excellente.

Pour canaliser ce casting, la folie du personnage de Sonny Kapoor est parfaite. Dev Patel l'incarne avec pas mal de peps et son énergie est très communicatif ce qui me plait bien. Il est pourtant souvent agaçant (pas autant que Penelope Wilton en Jean Ainslie que l'on revoit très peu dans cette suite) mais je ne peux pas m'empêcher d'avoir de la tendresse aussi pour sa fougue et l'envie de bien faire de son personnage. L'humour qu'on lui donne est excellent et l'acteur joue vraiment bien le jeu. Lillete Dubey dans le rôle de sa mère apporte un nouveau visage très intéressant à son personnage tandis que Tina Desae en Sunaina reste dans la même ligne que ce que l'on avait déjà pu voir.

Parmi les nouveaux venus, Richard Gere s'intègre très bien à cette bande. Dans son rôle de Guy Chambers, on retrouve la classe et le charme de ce comédien tout en y apportant sa touche américaine qui tranche un peu avec le glamour britannique ambiant. Dommage que son personnage manque un peu de finesse dans le sens où on devine assez vite pourquoi il est là et ce qu'il va devenir (tout comme la bonne Tamsin Greig en Lavinia Beech, moins marquante mais tout aussi prévisible). En tout cas, Richard Gere trouve bien sa place dans ce casting et contribue lui aussi à lui donner cette grande qualité.

John Madden réalise sinon une nouvelle belle aventure. Il y a de la couleur, la photographie est magnifique, les décors somptueux (même si je m'attendais à ce que l'on exploite davantage l'Inde dans cette suite), les costumes tout aussi bon et l'ensemble est très bien mis en scène pour nous offrir quelque chose de très agréable. Il y a plusieurs plans assez simpliste que je trouve pourtant très beau et derrière cet aspect minimaliste, on sent toute la tendresse que l'on veut nous donner avec ce récit.

Je me suis d'ailleurs tellement bien senti dans ce voyage que tout comme le personnage de Muriel Donnelly, lors des rares scènes en dehors de l'Inde, j'avais qu'une envie, c'est de passé à autre chose et de retrouver cet hôtel si particulier avec tous ses caractères bien différents qui cohabitent et forment une communauté à laquelle j'ai envie de participer. Le montage est bon également même si encore une fois, vers la fin, ça manque un peu de dynamisme. Quant à la bande originale, je l'ai beaucoup aimé aussi avec son petit côté Bollywood certes facile mais qui fait son petit effet tout comme la danse que l'on nous propose.

Pour résumer, "Indian Palace - Suite Royale" est un deuxième volet que j'ai beaucoup aimé. Il n'arrive peut être pas au même niveau que son prédécesseur qui avait pour lui une certaine originalité (cette fois-ci on sait ce que l'on nous réserve) mais ce deuxième voyage se trouve pas très loin derrière et je pourrais aussi très facilement le revoir. Ce film nous propose autre chose qu'un simple copier-coller et même si c'est facile et prévisible, c'est typiquement le genre de film qui me fait sentir bien, le genre de film qui me fait profiter de la vie et le genre de film qui me fait passer un vrai bon moment de cinéma. Avec ce deuxième volet, la surprise n'est plus là mais le plaisir est toujours intact et il n'en faut pas plus pour faire de moi un spectateur satisfait.

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4.0




Arnaud fait son deuxième film



"Seuls les médiocres sont toujours à leur maximum - Somerset Maugham"

Bien que je ne connaisse pas trop l'univers de ce cinéaste (je n'ai pas vu "Clara et moi"), je dois avouer que la bande annonce de "Arnaud fait son deuxième film" a su attiser ma curiosité. Je ne m'attendais pas à une grande comédie mais j'avais l'impression que je pouvais quand même passer un bon moment et la courte durée du long métrage m'a ainsi poussé à faire le premier pas.

Dans son ensemble, j'ai eu exactement ce que je pensais avoir. Le scénario écrit par Arnaud Viard ne m'a pas vraiment surpris, la bande annonce étant assez fidèle à ce que le film va être. Ce n'est pas un défaut en soi car du coup, je n'ai pas été déçu. J'ai même passé un bon moment devant cette histoire assez drôle qui aborde les thèmes du cinéma et du temps qui passe de façon très sympathique. Si vers la fin le film s'essouffle un peu question rythme, j'ai quand même réussi à tenir de bout en bout. C'est dommage qu'on perd un peu en humour à mon sens car jusque-là c'était assez frais mais bon cela ne m'a quand même pas empêché de rester jusqu'à la fin pour voir comment tout ça allait se terminer.

Le casting est lui aussi assez fidèle à ce qu'on pense retrouver dans ce genre de production économique (le budget a été de "seulement" 500 000 euros). Arnaud Viard dans son propre rôle (bien que ce soit une fiction) porte bien son projet sur les épaules. J'ai aimé la sympathie qu'il a su donner à son rôle. On a envie qu'il s'en sorte, on a envie que son projet aboutisse et même si parfois c'est maladroit, c'est quand même un personnage divertissant et intéressant à suivre. Le reste de la distribution est un peu plus en retrait mais s'en sort néanmoins tout aussi bien. Irène Jacob en Chloé est très touchante, l'apparition de Frédérique Bel en fille Meetic m'a amusé et Chris Esquerre en coach sexuel est assez tordant. Celle qui sort un peu du lot, c'est Louise Coldefy qui dans la peau de Gabrielle apporte pas mal de vie, de jeunesse et de fraicheur à l'ensemble. Petite aparté, j'ai beaucoup aimé sa scène chantée.

Présent sur tous les fronts, Arnaud Viard réalise aussi très bien son projet ce qui accentue encore un peu plus sa personnalité dans cette œuvre. Pour un film de cette envergure, il n'y a pas foncièrement de plans vraiment originaux (quoique la scène au lit avec la fille Meetic vaille le coup d’œil) mais le travail fait sur l'exploitation de la lumière naturelle ainsi que sur la photographie est vraiment très propre et met bien en valeur ce récit. Quant à la bande originale composée par Mathieu Boogaerts, il a beau ne pas s'être appuyé sur les images du film pour faire sa composition, sa musique s’intègre très bien dans ce long métrage et le choix des différentes chansons est assez judicieux.

Pour résumer, "Arnaud fait son deuxième film" n'est pas une grande surprise. C'est un film très personnel, porté de bout en bout par son auteur, qui nous donne exactement ce que sa bande annonce nous laisse présager. Cependant, malgré une petite baisse de régime vers la fin, le long métrage a su m'emmener avec lui et j'y ai beaucoup apprécié sa fraicheur et sa dose de folie. Ce n'est pas un film inoubliable mais c'est un film sympathique que je suis quand même bien content d'avoir découvert.

3.0




Divergente 2 : L'insurrection (Insurgent)



"- Je ne vais pas vous combattre.
- Bien sûr que non, c'est toi que tu va combattre."


Bien que je ne me souvienne plus trop du premier volet, je gardais en mémoire le souvenir d'un épisode prévisible mais qui ne nous mentait pas trop sur sa marchandise pour le public qu'il visait. Du coup, sans aucunes attentes particulières, je me suis quand même décidé à aller voir "Divergente 2 : L'insurrection" en salles afin de voir si c'était toujours du même acabit.

Et je dois bien avouer que c'est du même niveau. Ceux qui n'ont pas aimé le premier film risque de s'ennuyer sévère dans cette suite et inversement, ceux qui ont globalement passé un bon moment devrait prendre du plaisir à se replonger dans cette ambiance post-apocalyptique pour adolescents. C'est toujours prévisible, c'est toujours gentillet mais au final, je n’en attendais rien d'autres. Le scénario écrit par Brian Duffield, Akiva Goldsman et Mark Bomback d'après l’œuvre de Veronica Roth est une suite logique de ce que l'on a déjà pu voir. Si en voyant cette suite je me suis rendu compte que j'ai vite oublié le premier volet, il y a de fortes chances pour que j'oublie assez vite aussi ce deuxième opus mais pour autant, la cohérence de l'ensemble et la promesse tenue face à ce que j'avais déjà pu voir dans la bande annonce font que je n'ai pas été déçu plus que ça.

Les différents acteurs reprennent leurs rôles respectifs avec plaisir j'ai l'impression et même si je me souvenais de l'intrigue précédente que dans les grosses lignes, j'ai très vite ré-identifier les différents protagonistes grâce à leurs jeux. Shailene Woodley en Beatrice "Tris" Prior n'est pas exceptionnelle mais elle fait le boulot (même si sa moue boudeuse peut parfois agacer) et je dois avouer que son air de garçon manqué avec sa chevelure courte m'a bien plu même si il ne s'agit que d'un détail. Derrière, chacun est à sa place que ce soit Theo James en Four stéréotypé dans la peau du héros avec qui l’héroïne va avoir sa romance ou encore Jai Courtney en Éric, le bon gros méchant qu'on veut voir souffrir. Grosses têtes d'affiches, si Naomi Watts en Evelyn est assez sous exploité, Kate Winslet en Jeanine retrouve bien son rôle de grand manitou sans scrupule qui apporte un peu de consistance dans ce casting.

Côté mise en scène, Robert Schwentke fait également le job. C'est bien cadré, c'est lisible et l'univers montré est assez plaisant même si dans ce monde post-apocalyptique, ça manque quand même un peu de noirceur et de sueurs. Mais bon, encore une fois, pour le public visé, je trouve que ce n'est pas honteux même dans le visuel qui est efficace. En revanche, je n'ai pas vu le film en 3D donc je ne peux rien dire à ce sujet mais de ce que j'ai pu voir en 2D, je pense (mais je peux me tromper) que la 3D est une nouvelle fois un gadget inutile qui ne doit pas apporter grand-chose ici. La bande originale composée par Joseph Trapanese se laisse agréablement écouter sinon.

Pour résumer, j'allais voir "Divergente 2 : L'insurrection" juste pour voir un film sans prise de têtes. Mes attentes étant assez basses pour ce projet, je n'ai pas été déçu. Le film est un divertissement plutôt correct qui fait ce que l'on attend de lui sans grande originalité mais en restant efficace. Il possède les défauts de son genre ainsi que les facilités qui vont avec mais si le concept de base s'avère encore une fois très mal exploité, je pense que ceux qui ont aimé le premier film devraient quand même y trouver leurs comptes. Il y a de fortes chances que comme son prédécesseur, je l'oublie assez vite mais je n'aurais rien contre le fait de le revoir du coin de l’œil.

3.0




Shaun le mouton : Le film (Shaun the Sheep Movie)



Je suis assez étranger à l'univers de "Shaun le mouton : Le film". Je n’en avais même jamais trop entendu parler avant de découvrir la bande annonce en salles. Mais bon, ça avait l'air sympathique et je n'ai rien contre ce genre de long métrage donc quand j'en ai lu quelques bons retours, cela m'a décidé de le découvrir sur grand écran.

Et je ne le regrette pas trop. Ce n'est pas le genre de film que je vais pouvoir voir et revoir, ce n'est pas le genre d'animation qui me parle plus que ça (même si j'aime bien) mais ça reste quand même gentillet et plaisant. Le scénario écrit par Mark Burton et Richard Starzak est pas mal, pour le public visé il tape juste et pour les plus grands il y a quand même matière à passer un bon moment. J'ai apprécié les quelques clins d’œil que l'on peut retrouver dans ce film tout comme j'ai aimé le fait que le film réussisse à captivé sans jamais avoir la moindre parole de prononcé. Juste avec l'animation et de bons bruitages, le film réussit à être drôle et émouvant ce qui est une belle prouesse à mes yeux.

Le travail fait sur le son est d'ailleurs assez incroyable. Les bruitages apportent vraiment beaucoup de choses à ce film sans jamais être trop lourd pour autant. Quant à l'animation en pâte à modeler, je l'ai vraiment trouvé très belle. Cette famille prend bien vie sous nos yeux et je me suis très facilement laissé prendre au jeu. J'ai même beaucoup apprécié la bande originale composée par Ilan Eshkeri qui reste bien en tête et qui à l'image du film est assez frais.

Pour résumer, je n'ai vraiment pas grand-chose à dire au sujet de "Shaun le mouton : Le film". C'est gentillet, c'est mignon et j'ai bien adhéré au projet. Les enfants présents dans la salle semblaient vraiment très satisfaits du spectacle qu'on leur offrait et en tant que spectateur, ce fut assez agréable de suivre cette projection avec les rires des bambins qui passait un bon moment. De mon côté, je pense que je pourrais le revoir du coin de l’œil (si je tombe dessus) car le long métrage est assez honnête et reste fidèle à ce que l'on espère de lui. Un bon petit film familial.

3.0




samedi 4 avril 2015

Délivrance (Deliverance)



"- Quand on parle de dégénérescence on dit ça en l'air, mais c'est pas beau à voir.
- On joue quand même du banjo."


Cet avis a été écrit il y a quelques mois. Je le reposte aujourd'hui car j'ai revu le film récemment en Blu-ray et mon avis n'a toujours pas changé.

C'est seulement il y à environ quatre ou cinq ans que j'ai découvert le classique "Délivrance". Je me souviens que celui ci m'avait plu tout en me dérangeant en même temps pour les sensations qu'il pouvait me donner. Ne l'ayant pas revu depuis, j'étais donc assez curieux de voir ce qu'un second visionnage de cette œuvre pouvait faire sur moi et c'est ainsi que je me suis retrouvé à revoir ce film en blu-ray prêt à repartir sur cette rivière...

Force est de constater que le second visionnage fut encore plus bénéfique que le premier. Sachant cette fois ci à quoi m'attendre, il n'y avais pas vraiment de surprises mais pourtant, j'ai une nouvelle fois été très tendu et j'ai ressenti les mêmes sensations que lors de mon dernier visionnage. Faut dire aussi que le scénario écrit par James Dickey d'après sa propre œuvre est assez intense. On ne ressors pas vraiment indemne de cette aventure. Pourtant, le début est assez classique dans son atmosphère. L'intrigue prend même le temps de s'installer pour nous faire découvrir nos héros et les placer dans le contexte.

On ne sympathise pas forcément avec eux car ils sont bourrés de défauts mais on fait leur connaissance avec en prime en conclusion un mythique duel au banjo, seul moment du long métrage où l'on respire un peu. On commence donc tout doucement en partant avec cette bande à l'aventure tout en jetant un regard assez acide sur la prétention de ses derniers. Les clichés sont poussés à leurs paroxysmes et pourtant c'est montré avec une certaine finesse et le duel ville-campagne pose les bases pour la suite. Cet affrontement entre un monde soit disant civilisé qui se croit supérieur à un autre univers jugé plus bestial est très intéressant.

Comme je le dis, c'est pas toujours très fin, on ne dissimule pas les clichés qu'un monde peut avoir sur l'autre mais c'est efficace, l'arrogance de la ville nous empêchant d'avoir trop d'empathie pour nos héros mais au contraire d'avoir notre propre point de vue sur le sujet comme ci nous étions le cinquième homme du groupe. A côté on nous distille aussi un petit message écologique, pas très fin non plus mais qui fait son effet surtout lorsque l'on sais par la suite l'importance que la nature et les différents éléments vont avoir sur le récit.

Et le fait de se sentir le cinquième homme du groupe va avoir toute son importance pour la suite car après le film d'aventures qui pose ses bases, le long métrage part dans un survival haletant où le danger se fait ressentir sous chaque feuille de la forêt qui nous entoure et même à bord du canoé que nos personnages vont prendre pour descendre leur rivière. Il prend son temps pour arriver mais une fois en place, ce survival est très malsain. Il y à une telle brutalité et une telle violence, physique et psychologique, que c'est à partir de ce moment là que le film dérange dans le bon sens du terme.

Rien qu'avec la scène du viol et de l'humiliation, on se sens mal. Plus qu'un simple spectateur, j'ai vraiment eu la sensation d'être sur place, impuissant et c'est en ça que c'est dérangeant dans le bon sens du terme car on à tellement l'impression de faire partie de cette histoire que l'on sors parfois un peu du cadre cinématographique. Comme nos héros, on se retrouve alors à retrouver notre bestialité primale pour sauvegarder notre survie. Comment auront nous réagi ? Aurions nous fait la même chose ? On s'interroge tout comme eux sur l'attitude à avoir et pire que tout, par moment ce retour à nos instincts primaires nous semble presque une évidence, on semble presque ressentir de la satisfaction dans notre besoin de nous venger pour survivre, on retrouve notre côté animal.

Attention, je ne dis pas que je cautionne les actes de nos personnages qui sot parfois aussi incompréhensible que ceux de leurs assaillants, mais alors qu'au début les clichés et le regard qu'ils pouvait avoir nous semblais primaire et qu'on pouvais vraiment être contre leur vision du monde, on se retrouve subitement nous aussi à comprendre leurs réactions et c'est aussi cette sensation malsaine qui fait que le film réussi à être très fort dans son propos. L'attaque est humaine mais elle est aussi dans la nature imprévisible et cette sensation de danger de toute part nous pousse à ce que le spectateur se mettent en mode survie également.

D'ailleurs, je trouve que le titre du film est ainsi très pertinent. Sans en dévoiler l'issue pour ceux qui n'ont pas encore vu le film (un final assez intéressant et intelligent aussi d'ailleurs je trouve, on évite le piège casse gueule de la fin trop classique), on se sens dans cette aventure, on est pris au piège et on veut cette délivrance. On veut retrouver notre confort, notre quotidien, notre routine même si elle n'as rien de passionnant car elle est synonyme pour nous de sécurité. Dès que le survival démarre, on n'arrive plus à respirer, le film devient vite anxiogène et ce huis clos en liberté est si intense qu'on veut vraiment en sortir. Sans dire si cette délivrance vient ou non pour nos personnages principaux, pour le spectateur en tout cas le générique de fin arrive comme une bénédiction mais on aura avant ça tellement pris part à l'action en rentrant dans le film, que ce que l'on à pu ressentir ou vivre fait que même après le générique de fin, on se sens un peu "sale", un peu mal d'avoir eu certaines pensées et/ou de cautionner certaines choses. Ce film réveille vraiment nos instincts les plus primaires...

Si le scénario est si bon, faut dire aussi qu'il est porté par un casting tout aussi exceptionnel à commencer par un Burt Reynolds charismatique dans la peau de Lewis Medlock. Leader naturel du groupe et pourtant un peu en retrait bizarrement dans l'aspect survival, l'acteur livre une excellente performance. Montré un peu comme le héros du groupe, celui qui connait le plus la nature et qui sais agir lorsque la situation l'exige, j'ai trouvé son évolution très intéressante. C'est aussi un personnage assez complexe et ambiguë, on sens qu'il prends du plaisir à retrouver son côté animal et c'est peut être aussi pour ça que l'on as pas d'empathie pour lui même si on veut qu'il s'en sorte comme les autres car on à vraiment l'impression de faire parti du groupe.

Mais celui qui à l'évolution la plus intéressante reste quand même à mes yeux Jon Voight en Ed Gentry. Alors qu'il apparait au début comme un simple suiveur qui idolâtre Lewis, son personnage va retrouver son côté animal avec plus de finesse. Il va être lui même très surpris de faire certaines choses et petit à petit, il va même s'imposer comme leader, comme l'homme sur qui on peut compter. Confronté très rapidement aux attaques en se sentant impuissant, la révolution intérieure de ce personnage est très bien pensé je trouve. Le comédien l'incarne avec beaucoup de brio et j'ai beaucoup aimé le voir gagné en charisme et s'imposé de plus en plus à l'écran.

Ned Beatty en Bobby Trippe évolue bien lui aussi. Apparaissant d'abord comme le clown de service avec ses maladresses et ses remarques, c'est peut être celui qui va être aussi le plus marqué par cette violence. Ça va moins se montrer à l'écran car il à un rôle moins "physique" mais à travers le regard et la gestuelle de l'acteur on ressens le changement. On ressens que plus rien ne sera comme avant pour son personnage et que celui ci gagne même un peu en maturité. On exploite peut être pas assez les traumas que vont provoquer son agression mais le traitement de ce personnage associé à l'interprétation de son comédien est vraiment excellent.

Quatrième larron du groupe, j'ai eu un peu plus de mal avec Ronny Cox en Drew Ballinger. Pourtant ça commençais bien, c'est celui qui avait le moins de clichés, celui qui semblé être le plus sensé du groupe et son duel au banjo (excellent Billy Redden aussi au passage, énigmatique et sympathique à la fois dans son rôle muet) faisait en sorte que c'est peut être celui qui apparaissait comme le plus sympathique mais pourtant par la suite l'acteur m'as moins convaincu. J'ai moins été pris par son jeu même si je reconnais que ça reste excellent. En fait, c'est même assez déstabilisant pour ce point là aussi car si c'est celui qui m'ait apparu comme le plus sympathique, c'est aussi celui dont le sort dans ce survival m'as le moins touché. C'est peut être pour ça aussi que le film fait ressentir une sensation de mal être car en retrouvant notre instinct primaire, on perds toute forme de sympathie qu'on pouvait éprouvé et on le sens même parfois comme quelqu'un qui peut nous bloquer pour notre survie.

C'est vraiment autour de ce très bon quatuor que le film va se concentrer. Les quatre comédiens sont extrêmement complémentaires avec leurs caractères bien différents et il y à une bonne alchimie dans ce groupe qui fait que l'on est jamais choqué par leurs amitiés même si parfois ils semblent issus d'un univers différent. Derrière, le reste du casting fait le job. On est plus dans la figuration mais on trouve quand même de très bon seconds rôles comme les agresseurs terrifiant de la montagne où encore le Shériff, riche en clichés lui aussi (en même temps le rôle n'en demande pas plus) et bien interprété par James Dickey qui du coup signe un bon caméo dans cette histoire après avoir écrit le roman d'origine ainsi que le scénario de ce film.

Dans sa réalisation, le cinéaste britannique John Boorman maitrise parfaitement son sujet. A travers sa mise en scène, il nous dépeint un monde brut et sauvage sans aucune concession. Il magnifie la nature qui entoure nos personnages afin de mieux la renfermer sur eux. Bien qu'il y ait quelques lenteurs dans le rythme par moment, celles ci s'avèrent vite nécessaire pour le suspense et la tension qu'elle génère. Sans aucun voyeurisme gratuit, le réalisateur nous filme son récit avec une certaine maestria et si le film n'est pas forcément simple à vivre de prime abord, c'est aussi parce que le cinéaste à su retranscrire à merveille la brutalité de ses propos.

Le montage est vraiment bien ficelé je trouve. A aucun moment on ne ressens de l'ennui, bien au contraire, on se sens même toujours aux aguets, prêt à répondre au moindre danger et la caméra de John Boorman nous aide très bien je trouve à rester sur le qui vive avec ses plans à travers le feuillage ou encore la descente de la rivière qui fait qu'à chaque instant, on se demande si le danger ne va pas nous tomber dessus. Il y à une excellente exploitation de la photographie avec un jeu de lumière que je trouve vraiment saisissant. De plus, la qualité d'image de mon blu-ray à peut être joué mais je trouve que le film à vraiment bien vieilli et à su rester vraiment percutant en tout point sans tomber dans le kitsch ou le ridicule.

Pourtant, par moment on aurait pu tomber dans ce ridicule avec par exemple le costume du personnage de Lewis qui accentue un peu plus son stéréotype mais pourtant ça fonctionne, ça s'insère bien dans cette histoire et ça donne même un petit charisme supplémentaire aux personnages pour qui ses costumes vont très bien collés à leurs caractères respectifs. Les décors sont eux aussi magnifique. Sensé se passer aux États-Unis, on se croirait en pleine jungle amazonienne tant toute forme de civilisation nous semble loin agrandissant un peu plus la sensation de danger et de devoir de survie. Les paysages sont d'une beauté incroyable avec cette forêt qui nous entoure et cette fameuse rivière à descendre en canoé qui font office de personnage à part entière tant ils vont avoir de l'importance. Les différents décors sont vraiment utilisés aussi avec beaucoup d'intelligence, chose que j'ai encore plus ressenti lors de se second visionnage.

Après visuellement on sens quand même un peu le temps qui passe je pense notamment lors de la scène où Ed Gentry se retrouve à escalader une falaise tandis que ses amis sont en bas. Les incrustations sont parfois un peu limite (surtout lors des passages nocturne) et parfois j'ai eu la sensation qu'on en faisait peut être un peu trop (elle semble interminable à monter mais très courte à descendre cette falaise) mais bon là encore c'est surtout une question de détails histoire de dire que j'ai quelques petits trucs à dire car pendant ma projection ça ne m'as jamais gêné tant j'étais pris dans cette intrigue.

Quant à la bande originale composée par Eric Weissberg, je l'ai trouvé également très brillante. On retiens surtout le mythique thème musical qui sers lors du duel de banjo mais dans l'ensemble, avoir utilisé de telles sonorité pour accompagner cette histoire m'as vraiment plu. Non seulement je trouve que ça colle avec le lieu où est sensé se déroulé cette histoire mais en plus cela apporte un contraste presque joyeux par moment qui fait que ce sentiment de malaise reste bien présent. Il y à peut être juste une musique lorsqu'une corde casse que j'ai trouvé un poil trop appuyé mais ça dure que quelques secondes car sinon dans l'ensemble j'ai vraiment beaucoup aimé cette bande originale que je trouve très réussie.

Pour résumer, j'avais bien aimé "Délivrance" lors de mon premier visionnage mais je trouve que le film s'est vraiment bonifié à mes yeux lors du second ce qui fait que non seulement je ne regrette vraiment pas de l'avoir revu mais en plus, je suis très satisfait de mon acquisition en blu-ray de cette œuvre que je reverrais de nouveau. Toutefois, il ne faut pas en abuser pour autant car ce sentiment de mal être qui nous fait ressortir nos instincts les plus animales et ce côté dérangeant que l'on peut ressentir en suivant cette histoire font que le long métrage ne nous laisse pas indifférent. Il continue même de nous travailler après le mot fin, une fin bien pensée aussi qui ne tombe pas dans la facilité. Avec un excellent scénario, une excellente distribution, une excellente mise en scène et une excellente bande originale, ce long métrage est vraiment un classique du septième art très intéressant à voir. Modèle dans son genre, ce survival reste toujours aussi efficace sans pour autant avoir besoin d'en faire des tonnes. Une grande leçon de cinéma pour un film que je recommande en tout cas même si il faut se préparer avant de le voir. Un film très intéressant et très intelligent.

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5.0




Fast and Furious 7 (Furious 7)



"Dominic Toretto ? Tu ne me connais pas mais ça ne va pas tarder."

J'aime beaucoup la saga cinématographique "Fast and Furious". C'est du gros n'importe quoi, ça se regarde sans prise de tête mais ça reste efficace je trouve surtout que la franchise a su se renouveler à partir de "Fast and Furious 4" en assumant clairement son côté film d'action pour délaisser le tuning (mais en gardant les belles voitures) et nous offrir un "Fast and Furious 5" qui reste à ce jour mon épisode préféré. Du coup, l'arrivée de "Fast and Furious 7" en salles faisait parti de mes attentes surtout que celui-ci marque aussi la dernière apparition de l'acteur Paul Walker, décédé peu de temps avant la fin du tournage dans un tragique accident.

Autant le dire tout de suite, globalement j'ai plutôt bien aimé ce nouveau volet. Le scénario écrit par Chris Morgan reprend les mêmes ficelles habituelles de la franchise. Humour, action et grosses cylindrées sont donc présent au rendez-vous pour notre plus grand plaisir et c'est avec ce même plaisir que je me suis replongé dans cette saga. Seulement voilà, la barre était peut-être un peu trop haute pour moi mais à force de vouloir aller dans le gros n'importe quoi, le récit finit par se perdre un peu en cours de route.

Pourtant, on ne peut pas dire que le cinquième volet qui est mon préféré faisait dans la finesse mais ici, je ne sais pas pourquoi, ça marche un peu moins je trouve. J'ai souvent eu l'impression que l'on se forcait dans cette surenchère, qu'elle n'était pas vraiment naturelle et du coup, j'ai plus sourit en ayant l'impression d'être devant une parodie plutôt qu'être captivé. Encore plus que d'habitude, tout semble ici poussé à l'extrême et sonne parfois même terriblement faux. C'est regrettable car après ça reste efficace mais il m'a manqué un petit quelque chose pour que ce volet réussisse à se démarquer de ses prédécesseurs.

Avec le recul, je pense même que c'est toute cette histoire avec le terroriste et l’œil de Dieu qui plombe un peu l'ensemble (le seul intérêt dans cet aspect du film, c'est que cela nous permet d'intégrer le personnage assez jouissif de Mr Nobody). J'aurais aimé que l'on se concentre davantage sur la vengeance de Deckard Shaw. Il y avait matière à faire quelque chose de véritablement plus badass et plus jouissif avec son personnage je pense. Après, sans vouloir refaire le film, ça reste quand même un film de cinéma. Totalement décérébré, on ne m'a pas menti sur la marchandise, c'est juste que son potentiel a été traité de façon un peu maladroite à mon sens.

Devant la caméra, on prend les mêmes et on recommence à commencer par un Vin Diesel toujours à l'aise dans ce genre. L'acteur ne fait pas beaucoup évolué son personnage de Dominic Toretto (toujours le même discours, le même regard, la même grimace...) mais c'est sympathique de le revoir surtout qu'il porte plutôt bien son équipe et s'impose facilement comme leader de ce groupe. On ne va certainement pas crier à l'Oscar (et encore moins pour ce volet), mais il assure le boulot et semble content de le faire.

Bien que je n’aie jamais été spécialement fan de cet acteur, c'est avec un pincement au cœur que j'ai retrouvé une dernière fois sur grand écran Paul Walker. Pour cet ultime opus, on n’exploite pas trop le côté père de famille qui est nostalgique de son passé, Brian O'Conner apparait toujours un peu lisse et gentillet mais c'est quand même agréable de le revoir. Suite à sa disparition, on ressent bien que la fin a été réécrite, une fin intelligente pour son personnage qui ne m'a pas laissé indifférent et où on sent la tristesse de l'équipe du film qui a perdu l'un des siens. Le côté numérique de son visage (greffé au corps de son frère) pour les scènes qu'il n'a pas pu tourner ne m'ont pas choqué plus que ça (même si à la fin ça se voit quand même à l'écran l'artifice) et encore une fois, j'apprécie l'issue que l'on a voulu lui donner.

Pour le reste du groupe, j'ai bien aimé aussi revoir Michelle Rodriguez en Letty Ortiz. Toujours présenté comme le garçon manqué de la bande, c'est intéressant de voir qu'on a voulu exploiter légèrement sa part de féminité et même si son amnésie qui accentue sa romance avec Dominic Toretto est parfois un peu lourde, l'actrice n'en demeure pas moins un membre important de l'équipe. C'est d'ailleurs aussi le cas pour Ludacris en Tej Parker que j'ai bien aimé également. J'ai apprécié aussi Tyrese Gibson en Roman Pearce, c'est juste dommage qu'on l'ait fait un peu débile par moment. Quant à Jordana Brewster, elle n'a décidément pas de chance dans la franchise car une nouvelle fois, dans la peau de Mia Toretto, elle est juste transparente et totalement anecdotique.

Dwayne Johnson en Luke Hobbs me fait encore une fois toujours rire. Stéréotype du genre, sa carrure impressionnante qui a de quoi effacer Vin Diesel de l'écran reste une très bonne idée pour cette saga. Après, c'est peut être justement parce qu'il a tendance à effacer Vin Diesel que cette fois ci, on le voit très peu. C'est dommage car son rôle est très jouissif je trouve une nouvelle fois. L'acteur en fait encore des tonnes, son personnage va encore plus loin dans la surenchère et c'est aussi ça que j'aime à l'image de la scène à la fin où il se débarrasse d'un plâtre ou encore qu'il se prend pour Rambo en pleine rue.

Côté nouveauté, il y a de la frustration pour moi avec Jason Statham. L'intégré dans cette saga était une vraie bonne idée, son introduction dans la franchise via la scène du film précédent promettait du très lourd et au final, on l'exploite vraiment trop peu... Il y a de fortes chances que son rôle n'ait pas dit son dernier mot mais on reste sur sa faim. Si le comédien est lui aussi dans la surenchère, c'est en tout cas très drôle et je trouve que ce rôle lui va plutôt bien. Toujours en train de sauver la veuve et l'orphelin, j'ai aimé le voir jouer un salaud même si il est caricatural.

Autre bonne idée dans ce casting, l'arrivée de Kurt Russell en Mr Nobody. J'adore cet acteur et ça m'a fait diablement plaisir de le trouver ici surtout qu'à chacune de ses apparitions, j'ai pris un sacré pied. Il n'est pourtant pas dans l'action pure et dure mais il possède un charisme et une classe que j'adore tandis que son personnage possède des répliques qui m'ont beaucoup fait rire. J'aurais d'ailleurs bien aimé en voir davantage pour lui aussi et j'espère que la franchise continuera de l'exploiter car c'est le genre de clichés ambulant qui me plait bien.

En revanche, j'ai moins aimé Djimon Hounsou en Jakande. L'acteur est bon mais son personnage plombe vraiment les possibilités que le film aurait pu exploiter. Cette histoire de terroriste n'est vraiment pas ce qui m'a le plus plu. Ce n’est pas vraiment la faute du comédien donc qui fait le boulot mais ça m'a quand même un peu ennuyé. Au moins, cela aura permis de nous présenter dans le groupe Nathalie Emmanuel en Ramsey qui s'intègre bien et qui forme un bon trio avec Ludacris et Tyrese Gibson.

Après, même si ce n'est pas du très grand niveau, l'ensemble de ce casting fait ce que l'on attend de lui. C'est cohérent et ça fonctionne plutôt bien chacun sachant être à sa place. Dans les rôles secondaires, il y en a quand même deux que je retiens. Tony Jaa en Kiet. Pas transcendant, je regrettais de ne pas le voir plus après "Ong Bak" et si son rôle ici n'est pas foncièrement marquant, j'espère qu'il lui ouvrira quelques portes car dans l'action, c'est loin d'être un novice. Je retiens aussi Elsa Pataky en Elena. Malheureusement pour elle, si je retiens son personnage, c'est surtout parce que je ne la trouve pas crédible pour un sou. Je ne sais pas si ça vient de sa tenue qui la boudine ou quoi mais dans sa courte apparition, je ne l'ai vraiment pas trouvé crédible, je l'ai même trouvé à la limite du ridicule...

S’il y avait des attentes à mes yeux vis à vis de ce film, c'est aussi en partie à cause de la présence de James Wan derrière la caméra. C'est un cinéaste dont j'apprécie le travail et j'étais curieux de le voir mettre sa patte dans cette franchise. Le problème, c'est que si c'est très agréable à suivre et très bien filmé, je n'ai pas ressenti l'identité de ce réalisateur. J'aurais aimé qu'il y mette un peu de son âme, qu'en voyant ce film on n'ait pas de doute quant au fait que ce soit lui qui réalise. Là, c'est bien filmé mais ça s'arrête là.

Les scènes d'action restent efficaces. Il y a une bonne lisibilité dans les différents combats (même si par moment on abuse un peu de la caméra qui tourne pour nous renverser dans tous les sens), les explosions nous en mettent plein la vue (un peu trop peut-être) et c'est agréable à suivre. Visuellement, c'est sympathique. Après, il y a quand même quelques incrustations assez douteuse. Je ne parle pas de celle de Paul Walker (même si elle avait été mauvaise, j'aurais pu en faire abstraction car j'apprécie la démarche et la finalité qu'on a voulu lui donner) mais vraiment du reste.

Par exemple (pour citer une scène de la bande annonce), le passage où Brian court sur un bus avant que celui-ci ne tombe dans un ravin est assez laid. La chute en parachute (qui, toute proportion gardée bien entendue, m'a fait penser à "Taxi 2") n'est pas non plus à la hauteur de ce que j'attendais. Dans le gros n'importe quoi même visuel, "Fast and Furious 5" a quand même montré qu'on pouvait faire quelque chose d'un peu plus convaincant à l’œil... Je ne parle que des scènes dont on peut voir un extrait dans la bande annonce mais il y en a d'autres (comme celle avec les trois tours...)

Les décors sont sinon agréable. On voyage bien ce qui est pas mal. Maintenant, c'est quand même lorsqu'ils sont plongés dans la ville et qu'ils peuvent faire crisser les pneus et tout détruire que le film prend toute son ampleur. La course poursuite sur la route ultra protégé à un certain standing mais une fois en ville avec le labyrinthe des différentes rues et les différentes infrastructures qui souffrent, cela a une autre gueule je trouve. D'ailleurs, en parlant des voitures, ses dernières sont pas mal du tout. Dommage que cette fois ci on les mette un peu trop en retrait. C'est bien de privilégié l'action mais pour cette franchise, il ne faut quand même pas trop délaisser les voitures et les mettre un chouia un peu plus en avant. Quant à la musique de Brian Tyler, elle est du même acabit que les précédentes bandes originales de la saga. Elle est bonne mais rien ne sort du lot pour autant.

Pour résumer, bien que j'ai passé un très bon moment de cinéma devant "Fast and Furious 7", je reste quand même sur ma faim. C'est une sensation assez étrange car on ne m'a pas vraiment menti sur la marchandise, j'ai eu ce pour quoi j'ai fait le déplacement mais l'ensemble est un peu maladroit je trouve. J'aurais aimé plus de vengeance et un concentré badass plus intense. Le grand n'importe quoi général qui caractérise cette franchise mériterait également un peu plus de "finesse". C'est peut-être trop gros cette fois-ci j'en sais rien (ils avaient pourtant déjà fait fort dans le passé) mais on décroche assez souvent, on ne se laisse pas prendre toujours au délire. Ça sonne parfois un peu trop faux, un peu trop exagéré et c'est bien dommage. Reste que le divertissement est quand même là et que je ne regrette pas de l'avoir vu sur grand écran. A l'image des précédentes aventures, ce nouveau long métrage est un film que je pourrais facilement revoir surtout que malgré tous ses défauts, je n'ai pas vu les plus de deux heures passés.

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3.5




jeudi 2 avril 2015

Diversion (Focus)



"- On pourrais zapper le moment où je me mets à minauder avec des airs langoureux synonymes d'une baise cosmique ?
- Pas de baise cosmique dans les minutes qui viennent ?
- Non.
- J'ai même pas le droit aux minauderies ?
- Non.
- Attends, c'est mon truc préféré."


Will Smith est le genre d'acteur toujours classe même dans un mauvais film qui peut me faire déplacer en salles. Ayant dernièrement des souvenirs assez mitigé de ses longs métrages, j'étais plutôt content de pouvoir le revoir sur grand écran et c'est ainsi que je me suis retrouvé dans une projection de son dernier film en date à savoir "Diversion".

J'avais quelques craintes car j'ai eu quelques retours négatifs mais j'avais envie de croire au projet. Dès le début, c'était plutôt bien parti d'ailleurs. Le scénario écrit par Glenn Ficarra et John Requa est certes bourrés de facilités mais je me suis assez vite laissé prendre au jeu. J'ai beaucoup aimé cette histoire de pickpockets classique avec ses ficelles que l'on connait par cœur mais qui s'avère efficace à mes yeux. Pendant une bonne heure, je n'ai pas été transcendé mais j'ai passé quand même un bon moment.

Puis ensuite l'intrigue s'est délocalisée à Buenos Aires et là, j'avoue avoir décroché. J'avais beau adhéré aux énormités que le long métrage voulait me proposait, le virage prit dans la manipulation à ce moment-là m'a vite lassé et paru grotesque. Auparavant, cela ne faisait pas dans la finesse mais à partir de Buenos Aires, ce fut beaucoup trop pour que je reste accroché surtout que l'éternelle romance vient un peu plus plombé l'ensemble. Alors, ce n'est pas non plus catastrophique à mes yeux, j'ai tenu jusqu'à la fin et il y a des passages que j'ai même bien aimé avec quelques sourires de mon côté (même si l'humour est majoritairement présent lors de la première heure de film) mais j'ai quand même été déçu. Rien que la scène finale est à l'image du traitement grossier que l'on à voulu donner au film et je suis resté sur ma faim.

Fort heureusement, retrouver Will Smith m'a bien fait plaisir (je ne garde pas un souvenir joyeux de "After Earth" et son rôle - bien que bon - dans le très léger "Un amour en hiver" ne compte pas pour moi). Dans la peau de Nicky, l'acteur est même très convaincant. Avec sa classe naturelle, on se laisse facilement charmer par ses tours de passe-passe. Bien entendu, son personnage n'est pas très honnête mais il n'est pas non plus bien méchant au point qu'on sympathise vite avec lui-même après de belles crasses d'un point de vue humain de son rôle.

Il forme un très beau duo avec Margot Robbie en Jess Barrett. Je ne suis pas spécialement admirateur de ses talents d'actrice pour le moment mais l'actrice est très agréable à voir et est convaincante. Par moment, j'ai même trouvé son personnage un peu ambigu. Je me laissé gentiment berné également en n'étant pas toujours sur de ses intentions dans ce récit qui prône le mensonge et la manipulation. Quoiqu'il en soit, elle fait le job et son rôle dispose de suffisamment de répondant pour pouvoir bien exister au-delà de la simple romance bien lourde.

Le reste de la distribution est plus anecdotique que ce soit Rodrigo Santoro en Garriga très stéréotypé ou encore Gerald McRaney en Owens qui dispose pourtant de certains attraits qui rendent son rôle plutôt drôle parfois (j'aurais bien aimé qu'on exploite davantage le côté "violent" et old school de ce personnage). Quant à Adrian Martinez en Farhad, c'est le personnage secondaire qui sort le plus du lot à mes yeux. Très drôle, la deuxième partie du long métrage que j'ai moins aimé aurait gagné à l'exploiter un peu plus histoire de garder un peu la fraicheur du début.

La réalisation, on la doit au tandem Glenn Ficarra - John Requa. Là aussi, j'ai bien aimé toute la première partie et moins accroché à la seconde. La première partie est assez classe, très propre. Les plans sont basiques mais agréable avec des ouvertures sur les vols bien ficelés afin de bien se rendre compte de ce qui se passe ainsi qu'une initiation dans la bande de Nicky très plaisante. Ça manque de discrétion mais ça passe. La seconde m'a semblé pour sa part un peu plus bâclé. Pas mauvaise mais quelconque. Mes yeux n'ont pas saignés mais il n'y a aucun plan qui m'a véritablement marqué et je regrette que le final soit un peu ridicule car j'aurais aimé resté sur une autre impression.

Il y a un gros travail qui a été fait en tout cas sur les costumes ainsi que sur les costumes. Plus le film avance et plus on sent qu'il y a du soin qui a été apporté dans chaque détail comme pour la coiffure de Jess qui évolue comme son personnage. La photographie est belle aussi tout comme l'exploitation de la lumière qui donne à ce film une ambiance un peu chaleureuse. Quant à la bande originale composée par Nick Urata, elle est à l'image du film. Elle joue beaucoup sur le charme et la sensualité pour nous manipuler et colle bien à l'atmosphère.

Pour résumer, "Diversion" n'est pas mauvais mais à l'issue de ma projection, je suis quand même resté un peu sur ma faim. J'ai même failli mettre une note ressentie un ton en dessous à cause de la seconde partie du long métrage qui vient un peu gâcher tous les éléments de la première heure que j'avais bien aimé malgré ses facilités. Après, ça fait plaisir de retrouver Will Smith au cinéma pour moi mais j'espère quand même le revoir prochainement dans une œuvre un peu plus forte. En attendant, loin d'être qu'une simple diversion, ce film se laisse regarder mais on aurait quand même pu avoir un divertissement d'un calibre supérieur j'en suis convaincu.

3.0




mercredi 1 avril 2015

Cerise



"- Tu veux finir comme moi c'est ça ?
- Plutôt crever !"


Bien qu'ayant trouvé "Paulette" sympathique sans être mémorable, "Cerise", réalisation suivante de Jérôme Enrico (bien que écrit avant) ne m'attirait pas plus que ça. La bande annonce ne m'avait pas spécialement envoyer du rêve mais curieux de nature, j'ai malgré tout fait le déplacement en salles afin de le découvrir.

Si il n'y a aucune continuité ni aucuns liens avec "Paulette" (hormis peut-être le conflit intergénérationnel), le résultat s'avère quand même à mes yeux assez identique. En effet, le scénario écrit par Jérôme Enrico et Irina Gontchar n'est pas foncièrement mauvais mais il y a de fortes chances que d'ici quelques mois, je commence déjà à l'oublier. L'humour y est pourtant assez sympathique (la parodie de boys band militaire m'a par exemple beaucoup fait rire), le fond très intéressant (avec la crise récente en Ukraine) mais il manque un petit truc que je ne saurais expliqué pour vraiment me transporter.

Je ne sais pas si c'est ce mélange de comédie et de drame qui est mal dosé ou si l'ensemble manque peut-être d'un peu plus de subtilités (peut être les deux) mais si j'ai quand même passé globalement un bon moment, je n'ai jamais réussi à être complétement dans ce film. Après encore une fois, ce n'est pas détestable. Le côté dramatique est trop léger mais l'humour frais peut rendre ce divertissement efficace si on y adhère. C'est sans prise de tête et c'est déjà ça mais avec un tel sujet de fond, même avec de l'humour, c'est dommage que ce ne soit pas un peu plus consistant.

Premier pas au cinéma de Zoé Adjani-Vallat (qui est la nièce d'Isabelle Adjani... Oui c'est gratuit et ça n'a rien à voir avec le film ni même sa présence à l'écran), je dois admettre que les premières images que j'ai eu d'elle, que ce soit au travers de la bande annonce ou lors de la scène d'ouverture, me laissait un peu sceptique. Cependant, petit à petit, j'ai réussi à apprécier la fraicheur de cette actrice qui incarne une Cerise certes bourrés de clichés mais quand même convaincante. Le maquillage aide beaucoup pour son personnage au point de vue de son évolution à l'écran et des différentes facettes de son caractère mais la jeune comédienne joue quand même bien le jeu et apporte pas mal de peps à l'ensemble en portant bien ce long métrage sur ses épaules.

Derrière, le reste du casting est tout aussi efficace. Je pense notamment à Jonathan Zaccaï en Fred, cliché lui aussi mais bon père absent (on le voit d'ailleurs au final très peu autour de Cerise). Mykola Mateshko est assez touchant en Mikita. On devine assez vite ses intentions et le sort de son personnage mais l'acteur réussit à lui donner une certaine tendresse qui n'est pas déplaisante. Très peu présente à l'écran, Olivia Côte en Pascale interprète bien aussi cette vision de la mère blasée (la scène avec Fred et Cerise via l'ordinateur est très bonne). Celle qui sort du lot en revanche, c'est Tania Vichkova en Nina. La comédienne est juste excellente et à elle toute seule, elle nous donnerait presque envie de nous exiler en Ukraine pour partager la joie de vivre de son personnage.

La réalisation de Jérôme Enrico est sinon basique. Ce n’est pas mauvais, il y a de bons cadrages et esthétiquement c'est agréable à suivre mais il n'y a rien de bien vraiment percutant quand même. Ce que je peux lui reproché à la limite, c'est peut être un côté "trop propre" par moment là où certaines scènes devraient être un peu plus "sales", un peu plus sombre (je pense par exemple à la scène après le vernissage ou encore le local où se retrouve tous les révolutionnaires ukrainiens).

La photographie est en tout cas efficace tout comme le montage. Bien que le long métrage possède ses longueurs, elles ne sont pas trop dérangeantes et la durée assez classique du film fait que l’on n’a pas trop le temps de s'ennuyer. Quant à la bande originale composée par Michel Ochowiak et Marc Chouarain, elle n'est pas détestable non plus en jouant avec les stéréotypes de l'ensemble. Encore une fois, je retiendrais surtout la parodie de boys band qui, même avec le recul, me fait beaucoup rire et à sa version militaire tout aussi tordante.

Pour résumer, ce "Cerise" n'est pas aussi catastrophique que ce que je craignais. Je suis même surpris d'avoir passé un bon moment. Le film ne marquera pas les annales de la comédie dramatique française mais son humour assez frais porté par une très bonne Zoé Adjani-Vallat ainsi qu'un fond sociétale sur la crise en Ukraine (bien que traité de façon extrêmement légère) rend ce long métrage agréable. On aurait bien sur pu avoir quelque chose de plus consistant mais en l'état, ça se laisse quand même regarder.

3.0




lundi 30 mars 2015

Les Gardiens de la Galaxie (Guardians Of The Galaxy)



"Je s'appelle Groot !"

Cet avis à été écrit lors de la sortie en salles du film. Je le reposte aujourd'hui car j'ai revu le film en Blu-ray dernièrement et mon avis à son sujet n'a pas changé.

Autant être honnête dès le début, "Les Gardiens de la Galaxie" me tentait que moyennement. Je ne connaissais pas ses personnages et la bande annonce m'attirait que moyennement sans forcément m'envoyer du rêve. Pourtant, grand amateur de films de super héros, j'étais quand même grandement décidé à découvrir ce nouveau film Marvel en salles surtout que celui-ci bénéficiait de très bons échos.

Et j'ai bien fait d'y aller car j'ai vraiment passé un excellent moment. Le scénario écrit par James Gunn et Nicole Perlman d'après l’œuvre de Dan Abnett et Andy Lanning m'a vraiment botté. Après un début peut être un peu lent le temps de nous présenter ses différents personnages ainsi que cet univers très varié, on se retrouve alors propulsé dans un divertissement diablement efficace de bout en bout. Quand on y regarde de près, le scénario ne joue pas sur de la grande nouveauté en reprenant les ficelles habituelles de ce genre de blockbuster mais cela fonctionne.

On a le droit à une bonne dose d'humour (ça faisait longtemps que je n’avais pas autant ris) qui marche très bien avec une action qui nous en mets plein la vue. Si l'issue finale reste prévisible, on en a en tout cas pour notre argent. Si avant de rentrer dans ma salle, ses personnages étaient inconnus à mes yeux, ils ont gagné en un long métrage leurs lettres de noblesses qui font que maintenant, j'ai hâte de voir la suite. De plus, cette histoire s'inscrit vraiment bien dans la continuité des autres films Marvel avec des liens qui nous montre que l'ensemble reste toujours cohérent.

Côté casting, pour incarner ses gardiens, le choix de cette distribution s'est fait de manière plutôt judicieuse. Chris Pratt en Peter Quill - Star Lord s'impose bien comme leader du groupe. Je n’aurais pas parié sur lui pourtant il réussit à exister et à devenir charismatique dans sa carrure mais aussi dans sa présence à l'écran. A ses côtés, Zoé Saldana est toujours aussi charmante. Après le bleu de "Avatar", elle réussit une nouvelle fois à rendre glamour son personnage en étant cette fois ci verte. L'actrice demeure touchante et convaincante dans l'action et s'intègre très bien dans cette équipe.

Si ils sont surtout le fait d'images de synthèse, le duo Rocket Raccoon et Groot, incarné vocalement respectivement par Bradley Cooper et Vin Diesel en version originale, est lui aussi excellent. Entre la folie du raton laveur qui m'a bien fait rire et le côté très touchant et poétique même dans son humour de Groot, on a une autre formule gagnante qui fonctionne. A noter aussi que devant le peu de dialogues qu'il possède, l'acteur Vin Diesel à doubler son personnage dans six langues dont le français avec une réplique qui s'annonce déjà culte. Pour compléter la bande, même si je n'y croyais pas trop on plus, Dave Bautista en Drax le Destructeur m'a lui aussi beaucoup amusé.

Côté méchant, c'est assez sympathique de réentendre Josh Brolin pour le rôle de Thanos qui prend de plus en plus d'importance chez Marvel (ce personnage se construit bien). Lee Pace fait lui un très bon Ronan l'Accusateur. Ce dernier aurait pu être encore plus sombre et terrifiant je pense mais pour un film qui se veut tout publics, son interprétation reste néanmoins très correct. J'aurais bien aimé qu'on développe un peu plus sinon le personnage de Nebula, bien joué par Karen Gillan qui aurait sans doute pu montrer davantage je pense tout comme Djimon Hounsou en Korath même si en méchant, ce dernier reste sans doute le plus caricatural je trouve.

Niveau personnage un peu plus ambigu, Benicio Del Toro m'a également bien plu en Collectionneur (personnage que l'on avait déjà pu entrapercevoir) tandis que Michael Rooker en Yondu Udonta fait lui aussi bien le boulot avec son personnage que l'on devrait détester mais qu'on arrive malgré tout à apprécier pour une certaine dose de folie qu'il possède. On les exploite peu eux aussi sinon (et c'est dommage) mais j'ai bien aimé aussi John C. Reilly en Rhomann Dey et Glenn Close en Nova Prime. Ses derniers restent intéressant et prendront peut être un peu plus d'ampleur par la suite. Le casting est en tout cas très bon et personne ne m'a vraiment choqué dans son interprétation.

La réalisation de James Gunn est sinon excellente. On se sent dans l'espace avec sa caméra qui n'a de cesse de partir en vrille tout en restant à chaque fois très lisible dans l'action. On n’est jamais perdu et le montage bien ficelé aide beaucoup aussi pour le dynamisme général. Il n'y a pas vraiment de gros plans qui m'ont marqué plus que ça (peut-être plus tard quand je le reverrais), mais ça reste très agréable à suivre et très fluide. L'ensemble est très propre.

Les effets spéciaux sont eux aussi très bons. On se sent pris dans la bataille et même si comme toujours, Marvel fait tout péter dans tous les coins, j'ai trouvé que c'était plutôt bien fait. J'avais un peu peur en fonction de ce que j'avais pu voir avant des différentes couleurs utilisés mais au final, ses dernières s'avèrent elles aussi plutôt bonne. Bien entendu, c'est parfois un peu flashy (je ne suis pas trop fan des mélanges de vert, de jaune, de rose etc etc un peu pétant) mais ce n’est pas aussi pire que je le craignais. Ca ne pique pas les yeux et ça s'inscrit bien dans cet univers.

Les différents décors sont eux aussi très bons et bien exploité. Très variés, par moment je me suis mis à penser à la saga "Star Wars" même si je ne m'amuserai pas à comparer les deux. Les costumes sont eux aussi plaisant notamment celui de Star Lord que je trouve assez classe. Quant à la bande originale composée par Tyler Bates, c'est indéniablement l'un des points forts du film. En reprenant de vieux classiques, elle aussi fait son boulot, accompagne très bien ce récit et surtout nous fait bien plaisir aux oreilles.

Pour résumer, alors que j'avais de très grosses craintes vis à vis de ce film, "Les Gardiens de la Galaxie" ont très rapidement su me mettre dans le bain et me faire adhérer à cet univers. Ce n’est peut-être pas mon film de super héros préféré mais je sais que maintenant il va falloir que je compte avec cette bande. Il me tarde d'ailleurs de suivre leurs prochaines aventures tant j'ai aimé ce mélange d'humour et d'action qui m'en met bien la vue avec un casting que je n'attendais pas mais qui a su me surprendre et me plaire. Un excellent divertissement très plaisant à suivre et qu plaira sans nul doute aux amateurs du genre.

4.0




dimanche 29 mars 2015

Le flingueur (The Mechanic) (2011)



"- C'était mes deux meilleures équipes. Je crois que je vais vous en envoyer d'autres.
- Économiser votre essence, j'arrive !"


A l'époque de sa sortie en salles, j'avais raté "Le flingueur". Pourtant, c'est le genre de films que je peux affectionner mais il est sorti dans une période où j'avais pas mal de trucs à faire et du coup, j'ai dû mettre ma projection de côté. J'ai donc profité d'un passage à la télévision pour le découvrir et c'est confortablement installé que j'espérais en avoir pour mon argent.

Remake d'un film de 1972 avec Charles Bronson que je n'ai pas vu, j'ai plutôt passé un bon moment devant ce scénario écrit par Richard Wenk et Lewis John Carlino d'après l’œuvre de ce dernier. Pur Statham movie, on en a effectivement pour notre argent avec son lot d'action, de castagnes et de tensions sans prise de tête juste comme il faut. Bien sûr, c'est bourré de facilité (à l'image de son final) et l'ensemble et assez prévisible mais le film se passe plutôt bien sans que je ne vois vraiment le temps passé.

C'est très classique mais efficace. Je suis rentré facilement dans le délire et c'est aussi pour ça je pense que je me suis amusé. Ces temps-ci, Jason Statham est loin de m'avoir emballé dans ses choix de films d'actions, il alterne toujours les même films entre le mauvais et le bon mais fort heureusement, cette production fait partie de la deuxième catégorie. C'est pas très fin mais j'ai bien aimé tout comme j'ai apprécié la relation père-fils spirituel entre Arthur et Steve ainsi que l'initiation de ce dernier qui me laisse même penser qu'avec un traitement un peu plus sérieux, on aurait pu avoir un film d'une bien meilleure qualité même si en l'état cela ne me dérange pas trop.

Un Statham movie doit avoir un Jason Statham cela va de soi et ici, l'acteur est très bon en Arthur Bishop. Il joue de son charisme naturel, il s'impose aisément à l'écran et nous propose ce pour quoi on fait le déplacement. Rien de bien original ni même transcendant dans son interprétation mais le boulot est fait ce qui me fait bien plaisir. Très à l'aise avec son personnage, j'ai apprécié le voir évolué même si j'aurais bien aimé en voir quand même davantage avec un tel rôle.

A ses côtés, c'est très plaisant également de retrouver Ben Foster en Steve McKenna. C'est un acteur que j'aime grandement, qui est lui aussi très charismatique et j'ai beaucoup aimé le voir jouer ce looser qui va tenter de se reconstruire à sa manière. Pour lui aussi l'issue est prévisible mais le duo fonctionne très bien et la balance entre leurs deux jeux est parfaitement équilibrée. C'est peut-être d'ailleurs aussi parce que face à lui Jason Statham a un acteur de la trempe de Ben Foster que ce Statham movie fonctionne si bien.

Quant au reste de la distribution, c'est assez anecdotique. On joue principalement sur ce qui lie nos deux personnages principaux. Cependant, le casting fait quand même ce que l'on attend de lui à l'image de Tony Goldwyn en Dean, parfaite tête à claque dont les intentions et le sort est gravé sur son front dès le début. Mini Anden en Sarah fait de la figuration mais elle n'est pas désagréable à voir donc ses apparitions, même gratuite ne m'ont pas gêné. Quant à Donald Sutherland dans la peau de Harry McKenna, il est une nouvelle fois très bon, j'ai beaucoup aimé le voir et je regrette au final qu'on le voit aussi peu.

Dans sa réalisation, Simon West reste très académique. C'est un film d'action lambda comme il en a déjà fait et même si c'est très agréable à suivre, sa mise en scène ne sort pas vraiment du lot. C'est quand même très propre et bien rythmé avec un montage efficace qui va à l'essentiel et qui contribue à cette sensation que j'ai eu de ne pas m'ennuyer. A mes yeux, c'est en tout cas suffisamment bon pour m'avoir donné envie de découvrir le film d'origine. Je ne sais pas encore si j'aurais l'occasion de le voir mais si je peux, j'aimerais vraiment bien pouvoir le voir afin de me rendre compte de ce que le film de Simon West a pu apporter de nouveau ou pas.

La photographie chaleureuse colle bien au projet sinon et lui donne aussi une bonne ambiance. Les différentes scènes d'action sont bien chorégraphiés, c'est très lisible même quand ça bouge à l'image de la fameuse descente en rappel de l'immeuble dont l'extrait visuel que l'on pouvait nous montrer sur l'affiche du film me laissait craindre le pire. L'affiche n'est vraiment pas très belle je trouve, heureusement que la réalisation est bien plus agréable visuellement. Quant à la musique signée par Mark Isham, elle aussi s'avère être classique mais elle s'intègre bien au film.

Pour résumer, même si il ne révolutionne rien, dans l'idée de voir un film d'action sans prises de tête (et même du coin de l’œil si besoin), "Le flingueur" est un très bon divertissement qui nous apporte ce que l'on veut. On aurait pu aller plus loin avec un concept de base comme celui-ci mais Jason Statham m'a tellement habitué à des films d’actions un peu fades ces derniers temps que j'aime le revoir dans une production aussi efficace. C'est un très bon long métrage agréable que je pourrais en tout cas facilement revoir.

3.5




vendredi 27 mars 2015

Qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu ?



"Dix minutes de retard, on est au moins sûr d'une chose, c'est pas un chinois."

Bien que j'en gardais un bon souvenir (malgré un buzz médiatique un poil exagéré), je n'avais pas revu "Qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu ?" depuis sa sortie en salles. Du coup, n'ayant pas spécialement envie de me l'acheter en Blu-ray pour le moment (même si j'y pense), j'ai profité d'un passage à la télévision pour me le revoir tout en espérant que le spectacle me plaise toujours autant.

Et je dois bien avouer que ce fut le cas. Certes, cela ne vole pas haut. Le scénario écrit par Philippe de Chauveron et Guy Laurent est une succession de clichés et de stéréotypes mais l'ensemble est suffisamment bien amené pour nous offrir un divertissement très agréable. Niveau vanne, rien de bien nouveau, chaque blague que l'on peut entendre (peu importe la communauté visé), a déjà été entendu à plusieurs reprises. On a ainsi un best of de vannes bon enfant, qui ne fait pas bien mal et qui en mettant tout le monde dans le même panier, nous donne une jolie histoire de mixité certes prévisible mais qui fait quand même du bien au moral a une époque où chacun tire sur l'autre.

Devant la caméra, la distribution est à la hauteur. Le couple Christian Clavier - Chantal Lauby, respectivement Claude et Marie Verneuil, est très efficace. Leurs expériences dans cette troupe les imposent de façon très naturelle en tant que leader de famille. Face à eux, j'ai bien aimé leurs filles (avec une préférence pour Elodie Fontan en Laure que je trouve très charmante) tandis que leurs gendres ne sont pas en reste (avec de leurs côtés une préférence pour Noom Diawara en Charles Koffi qui apporte pas mal de fraîcheur et d’énergie même si Frédéric Chau en Chao Ling n'est pas en reste). Parmi les rôles secondaires, je retiendrais surtout l'excellent Pascal N'Zonzi en André Koffi qui m'a bien fait rire.

Côté réalisation, c'est assez classique. C'est rythmé, c'est efficace, c'est agréable à suivre et même si il n'y a rien de nouveau dans cette comédie, Philippe de Chauveron met très bien en scène ce film en jouant avec tous les clichés possibles à sa disposition à l'image de son scénario. Le montage est parfois un peu chaotique dans le sens où j'ai trouvé parfois l'enchainement entre les scènes un peu maladroit (je l'ai surtout ressenti lors de ce second visionnage) mais rien de bien méchant. La musique signée Marc Chouarain apporte un peu de peps aussi et fonctionne plutôt bien avec l'ensemble.

Pour résumer, cela m'a vraiment fait plaisir de revoir "Qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu ?". Le buzz autour de ce long métrage est exagéré mais le divertissement proposé nous vide bien la tête. Les gags sont prévisibles, les répliques connues d'avance tout comme les différents stéréotypes mais c'est aussi ça que je trouve amusant. Quant à la morale gentillette qui veut tous nous unir, bien que très facile c'est une morale qui fait du bien et qui ponctue à ravir le bon moment que je passe devant ce divertissement que je reverrais de nouveau avec plaisir.

3.5




Cendrillon (Cinderella) (2015)



"Ce n'est pas simplement parce que cela se fait qu'il faut le faire."

Déjà pas très fan à la base du dessin animé de Walt Disney (je trouve le personnage principal fade et inintéressant), j'étais quand même assez curieux de découvrir la version live de "Cendrillon". La bande annonce me laissait présager le pire mais avec Kenneth Branagh derrière la caméra, j'avais envie d'être un peu confiant.

Malheureusement, le miracle n'a pas eu lieu selon moi. Le scénario écrit par Chris Weitz est juste une pâle copie de la version animé pour laquelle j'ai si peu d'affinité. Alors bien sûr, les scènes ont été rallongées, on tente de développer certains points comme l'enfance de Cendrillon mais vu qu'il n'y a rien de bien innovant dans tout ceci, une nouvelle fois je me suis fortement ennuyé. Aucun passage ne m'a fait dire "Ok, ce film méritait d'être fait". Le long métrage d'animation se suffisait amplement à lui-même. En effet, si c'est très classique et prévisible dans le dessin animée, dans sa version live le côté niais et ridicule est davantage amplifié.

Peut-être que le jeune public (où ceux qui n'ont pas vu le dessin animé et/ou qui ne connaissent pas cette histoire... Si il y en a...) y trouvera son compte mais pour le reste, c'est quand même d'une platitude affligeante. Là où récemment "Blanche Neige et le chasseur" nous offrait une légitimité en faisant un excellent travail de relecture sur Blanche Neige, ici, on a sans cesse l'impression que l'on à jouer la carte de la facilité tant l'ensemble semble être d'une banalité absolue. Le fait de ne pas accrocher à ce personnage doit sans doute jouer de mon côté mais vraiment, même sans y mettre de grandes attentes, j'en attendais quand même un minimum qui justifierait la production de ce long métrage. Je ne parle même pas des dialogues qui m'ont parfois paru encore plus vide que ceux du dessin animé qui au moins annoncé tout de suite la couleur vis à vis de son public.

Le casting n'aide pas non plus. Chacun est à sa place et tient son rôle mais devant un scénario aussi plat, on est en présence d'interprétation tout aussi plate à l'instar d'une Lilly James en Ella qui n'a jamais su incarner une once de magie ou de féerie à mes yeux. Tout le monde est dans la surenchère, dans l'excès et notre héroïne en paie les frais. A aucun moment je ne me suis attaché à elle ou eu la moindre sympathie à son égard, ses réactions vis à vis de ce qu'elle vit étant juste ridicule (comme dans le dessin animé d'ailleurs qui avait au moins pour lui d'être d'une autre époque).

Le reste de la troupe est ainsi du même acabit. L'ensemble manque cruellement de folie, de passion, d'envie. Je n’irais pas jusqu'à dire que c'est mauvais car c'est quand même cohérent de bout en bout mais ce n’est quand même pas très glorieux. Richard Madden en Prince est transparent, son père le Roi l'ait tout autant malgré une certaine présence dans l'écran (même très courte) de Derek Jacobi tandis que nous avons déjà connu Stellan Skarsgård plus inspiré et plus convaincant que pour cette prestation de Grand-Duc.

Même si ça ne vole jamais haut et que personne n'est vraiment transcendant, je retiendrais quand même Cate Blanchett en Lady Tremaine. Elle en fait des caisses mais bon, ce genre de personnages lui va bien. Dommage qu'on n'est jamais réussi à exploiter le côté "bon" qu'il pouvait y avoir dans son personnage (un simple regard ne suffisant pas...). Helena Bonham Carter en Fée Marraine est elle aussi sympathique même si on la voit peu. C'est bien dommage aussi car à côté de ça, sa voix off qui sert de narration est juste extrêmement lourde et souvent inutile. Si les parents d'Ella sont bien joués par Ben Chaplin et Hayley Atwell, j'ai apprécié Nonso Anozie dans la peau du Capitaine.

Ce qui sauve un peu l'ensemble, c'est le travail de mise en scène de Kenneth Branagh. Son potentiel n'est pas exploité à sa juste valeurs mais bon, au moins, c'est beau et très agréable à voir c'est déjà ça. Les plans sont très bien millimétrés, la caméra est toujours placée là où il le faut et esthétiquement c'est quand même pas mal. On peut s'avérer frustré que pour un conte le film ne soit pas plus féerique mais bon les effets visuels font quand même le boulot.

Bizarrement, si le scénario et les interprétations jouent sur la surenchère, il est presque étrange de ne pas retrouver cette même surenchère dans la mise en scène. C'est très classique, très académique (même si ça marche encore une fois) et c'est presque dommage que seule la scène du carrosse avec la Fée Marraine soit source de folie. Je n'irais pas jusqu'à dire que le reste est poussiéreux mais ce n'est quand même pas très contemporain et on ne retrouve malheureusement même pas la fibre Shakespearienne que l'on peut retrouver dans d'autres films de Kenneth Branagh.

Point positif quand même, les décors sont très beaux tout comme les différents costumes. Pour le coup, il n'y a pas de grandes relectures non plus de ce point de vue mais l'esprit conte de fées est bien là. Le montage est très classique mais ça reste quand même rythmé, mon ennui venant vraiment du fait que je n'ai rien vu de nouveau. Une scène qui durait cinq minutes dans le dessin animé dure juste dix dans ce film mais ça reste cinq minutes de trop et inutiles (pour le coup, ce film ferait presque remonté le dessin animé Disney dans mon estime...).

Quant à la bande originale, celle-ci est composée par Patrick Doyle. Elle est bien mais pas exceptionnelle non plus. Elle s'accorde bien à cet univers mais elle ne nous transporte pas pour autant. C'est dommage car la musique de la bande annonce pouvait presque nous laisser rêver d'un peu de modernité dans cette adaptation mais au final, même avec la musique il n'y a absolument aucuns risques de pris. C'est pas détestable mais aucun thème ne m'a vraiment marqué ou retenu mon attention.

Pour résumer, bien que j'en attendais pas grand-chose, je suis quand même sorti de ma séance de "Cendrillon" version live assez frustré. Je ne comprends pas l'intérêt de ce projet. C'est certes bien filmé et mis en scène mais le fond semble si plat et n'apporte tellement rien de nouveau à l'horizon que je me demande quel légitimité on a voulu avoir. Ce n'est même pas celle de vouloir proposer une relecture ou de développer certains points car en voyant le film, on a juste l'impression de revoir le dessin animé dans une version longue avec des scènes coupées qui auraient très bien pu rester coupées. Le jeune public y trouvera peut-être son compte mais de mon côté, c'est quand même l'ennui qui a dominé et ce n'est pas avec ce film que je vais réussir à apprécier ce personnage que je trouve toujours aussi plat, fade, transparent, niais et inintéressant...

2.0




mercredi 25 mars 2015

Star Trek Into Darkness



"- Je suis meilleur.
- En quoi ?
- En tout !"


Cet avis à été écrit lors de la sortie en salles de ce film. Je le remonte aujourd'hui car j'ai revu le long métrage récemment en Blu-ray et mon avis n'a pas changé.

Il y à encore quelques temps, l'univers "Star Trek" ne m'attirait pas plus que ça. J'en avais beaucoup entendu parler mais j'avais pas spécialement envie de me plonger dans cette franchise. Mais ça, c'était avant... C'était avant que J.J. Abrams en 2009 nous livre un opus qui donna un coup de fraîcheur à la saga. Résultat, j'ai pas encore vu les précédents volets (même si c'est prévu) mais à l'annonce de la sortie de "Star Trek Into Darkness", je n'ai pas hésité longtemps avant de le découvrir en salles.

Et le résultat est assez conforme à mes attentes. Je me suis éclaté devant ce scénario écrit par Roberto Orci, Alex Kurtzman et Damon Lindelof d'après l’œuvre de Gene Roddenberry. Dès le début, on est pongé dans cet univers passionnant qui aborde des thèmes comme la découverte de nouveaux mondes, de nouvelles civilisations avec beaucoup d'intelligence surtout quand il s'agit de côtoyer ensemble des sociétés qui ne devraient pas se rencontrer. Et c'est ça le but de l'Enterprise mais fort d'un reboot récent donc qui à donner un coup de peps à la franchise accompagner d'une mode de film sombre, ce volet va alors prendre un virage pour aborder une bonne vieille histoire de vengeance à l'ancienne.

Est ce mauvais ? Non. C'est même très efficace et très plaisant à voir. Sans aucun temps morts, on est pris en plein dans cette vendetta où l'ombre du 11 septembre et de l'attaque intérieure plane fortement. De toute façon en temps normal, j'aime beaucoup les histoires de vengeance donc ce volet à tout pour me plaire malgré un final peut être un peu trop convenu mais nécessaire pour avoir une fin ouverte. L'humour est toujours présent, l'action aussi bref, tout est réunis pour passer un excellent moment. Mon seul vrai regret, c'est qu'avec un tel titre, je m'attendais à quelque chose de beaucoup plus sombre. Je ne dis pas que ça ne l'ai pas, juste que j'aurais aimé quelque chose de plus sombre qui me prennent plus aux tripes. Là, j'ai trouvé ça très sympathique mais il manque un je ne sais pas quoi pour vraiment être profond dans la noirceur ce qui est regrettable car ce n'est pas les bonnes idées qui manque pour exploiter ce filon.

Après au niveau du casting, c'est toujours un plaisir de retrouver le duo Chris Pine - Zachary Quinto, respectivement Kirk et Spock. La complicité entre les deux fonctionnent très bien et nous offre de très bons moments les acteurs semblant bien s'amuser dans la peau de leur personnage. Manquant peut être un peu de charisme naturel et exploitant les contradictions de leurs caractères comme dans le volet précédent, c'est peut être aussi pour ça que je n'ai pas trouvé ce film plus sombre que ça mais les deux acteurs restent quand même suffisamment bon pour qu'on passe un très bon moment.

Ce manque de charisme, Benedict Cumberbatch en John Harrison réussit cependant à le combler un peu. Très convaincant dans le rôle de ce personnage assez mythique de la franchise (sans avoir vu les films encore, son identité m'a encore plus donner envie de découvrir les premiers long métrage de la saga), l'acteur est très bon. Bien qu'il est parfois un visage un peu "lisse", il s'en sort très bien et fait un méchant convaincant. Là encore, je pense que le scénario aurait peut être pu plus exploiter ce rôle pour assombrir un peu plus le film (surtout quand on voit ses débuts dans ce film) mais ça reste quand même un personnage vachement fun.

J'ai bien aimé aussi que Zoe Saldana en Nyota Uhura soit un peu plus mis en avant et que sa relation avec Spock soit un peu plus exploité. L'actrice est elle aussi très bonne et ça m'a fait très plaisir de la retrouver de nouveau ici au même titre que John Cho en Hikaru Sulu, Karl Urban en Docteur Leonard "Bones" McCoy, Simon Pegg en Montgomery "Scotty" Scott, Anton Yelchin en Pavel Chekov (toujours excellent avec son accent) ou encore Bruce Greenwood en Christopher Pike. Retrouver cette bande est vraiment jouissif surtout que certains personnages sont amenés à bien évolué même si globalement il reste quand même un peu en retrait. Les acteurs s'en sorte très bien en tout cas et semble eux aussi retrouver leurs personnages avec plaisir.

Parmi cette bande, on à le droit aussi à Alice Eve en Docteur Carol Marcus. Cette dernière n'est pas forcément mauvaise mais j'ai eu du mal à voir une réelle utilité à ce personnage. J'ai trouvé son rôle assez inintéressant et du coup, l'actrice m'ait apparu assez fade même si dans le genre, on exploite quand même bien son côté "belle plante" de service. J'ai bien aimé sinon voir Peter Weller en Amiral Marcus. Pour le coup, lui il est extrêmement charismatique et son rôle lui va comme un gant. C'est un acteur que j'affectionne et le retrouver ici est assez plaisant même si on devine assez vite l'évolution de son personnage.

Côté mise en scène, J.J. Abrams livre une nouvelle fois une réalisation excellente que ce soit pour l'intrigue ou pour l’action. Très efficace, on en à plein la vue et on obtient le blockbuster percutant que l'on attendait. Dès la scène d'ouverture, on voit qu'il maitrise son sujet en nous proposant des angles de vues très intéressant et une bonne exploitation des différents décors qui sont à sa disposition. Les scènes d'action dans l'espace sont elles aussi très réussie. C'est parfois un peu brouillon quand l'action s'excite, un peu comme si on était en plein cœur du combat, mais ça reste très agréable à voir.

Visuellement très réussi, les effets spéciaux sont à la hauteur de nos attentes. Non en fait comme pour le reste, mon seul regret dans cette mise en scène c'est là encore ce manque de noirceur que j'aurais aimé avoir. Plus facile à dire qu'à faire j'en ai conscience, c'est bien un point de vue personnel car le film reste très bien mais j'aurais vraiment aimé que ça soit moins "propre", que le film se salisse un peu plus les mains. Les différents décors très colorés accompagnés des différents costumes n'aident sans doute pas non plus.

Quoiqu'il en soit, la photographie reste très bonne. Pas très friand de films qui se déroulent dans l'espace, j'ai quand même pris du plaisir à suivre cette aventure sans jamais m'ennuyer grâce à un montage bien ficelé et dynamique qui fait qu'on ne s'ennuie jamais. Les différentes lumières sont bien exploités (même si j'ai trouvé ça trop vif parfois mais là encore c'est que mon avis), on peut quand même peut être regretter le manque d'exploitation des créatures. On voit des klingons pendant cinq minutes, le petit compagnon de Scotty, la civilisation du début mais au delà de ça on à pas grand chose à se mettre sous la dent vu que ça reste bel et bien un combat entre Kirk et son équipage face à Harrison. La bande originale composée par Michael Giacchino reste pour sa part très agréable même si parfois les mélodies prennent un peu trop le dessus mais dans l'ensemble, cette partition suis elle aussi son cahier des charges.

Pour résumer, avec "Star Trek Into Darkness", J.J. Abrams continue dans sa lancée et nous offre un blockbuster spatial de très bon acabit qui me donne encore plus envie de voir les films d'origine. Très efficace, on en à pour son argent avec ce scénario de vengeance classique plaisant, le casting qui reprend bien ses rôles et une mise en scène soigné qui utilise bien l'humour et l'action pour nous divertir. Si j'ai quand même une petite préférence pour le volet précédent, c'est surtout parce que j'ai eu la sensation que ce film n'a pas su aller plus loin après le coup de fouet apporté dans la saga et que j'aurais aimé, vu le titre et la promesse de la bande annonce, un film beaucoup plus sombre. C'est mon simple avis, mon simple ressenti qui fait que je ne peux m'empêcher de rester quand même un peu sur ma faim. Maintenant, on va pas se mentir, ça reste excellent et j'ai quand même pris mon pied devant ce long métrage que je reverrais très certainement.

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4.0




dimanche 22 mars 2015

Still Alice



J'avais une certaine hâte de découvrir ce "Still Alice". Au-delà du simple fait que Julianne Moore peut me faire déplacer en salles, le sujet principal du film m'intéresse énormément. Du coup, c'est plutôt confiant et avec pleins de bonnes volontés que j'ai fait le déplacement vers ma salle de cinéma pour le découvrir.

Je ne le regrette pas car globalement, j'ai plutôt bien aimé ce film. Le scénario écrit par Richard Glatzer et Wash Westmoreland d'après l’œuvre de Lisa Genova n'est pas exempt de défauts mais il a su me toucher et me sensibiliser encore un peu plus sur l’Alzheimer. Dans ses principaux défauts, je retiens surtout des longueurs certaines ainsi que des éléments qui n’apportent pas foncièrement grand-chose à l'intrigue comme la passion pour le théâtre de la fille cadette. Cependant, j'ai quand même été ému et passionné par ce film.

J'ai été captivé de bout en bout et si je regrette que l'ensemble ne soit pas un peu plus dynamique dans son traitement, je ne regrette en tout cas pas une seule seconde de l'avoir découvert. J'ai beaucoup aimé voir (même si c'est montré de façon simpliste parfois) l'évolution de cette maladie et les désastres qu'elle peut provoquer chez le patient ainsi que chez ses proches. Par moment, les ellipses sont un peu brutales et un peu longue mais elles retranscrivent assez bien le sort d'Alice. Je n'ai pas appris de grandes choses sur cette maladie mais le temps d'un film, j'ai eu la sensation de vivre cette expérience aux côtés de Julianne Moore, suffisamment pour que le long métrage me touche.

Il faut dire aussi que Julianne Moore dans la peau d'Alice est juste bluffant. Je ne sais pas si elle méritait vraiment l'Oscar en 2015 (Rosamund Pike livrait elle aussi une performance incroyable) mais en tout cas elle mérite amplement les éloges qu'on a pu faire à son sujet. J'ai trouvé que l'actrice réussissait parfaitement à montrer cette évolution dans son personnage. Elle porte grandement le film sur ses épaules et le miroir que l'on peut voir lorsqu'elle se regarde en vidéo vers la fin a accentué un peu plus cet effet chez moi même si je sais que le maquillage a dû bien aidé également.

La comédienne est aussi bien entourée par un casting qui fait le job en laissant toujours notre héroïne en avant. C'est ainsi le cas d'Alec Baldwin en John que je trouve une nouvelle fois très bon. Son couple avec Julianne Moore fonctionne, j'ai aimé les failles que son rôle pouvait avoir et l'acteur m'a bien convaincu. J'ai bien aimé aussi Kristen Stewart en Lydia. Sa carrière mise en avant est peu intéressante à mes yeux mais sa "mise à l'écart" dans cette famille avec son statut un peu à part apporte quand même de bonnes choses tandis que l'actrice confirme qu'elle est belle et bien une actrice que l'on peut suivre.

Dans le reste de la distribution, Hunter Parrish en Tom ainsi que Shane McRae en Charlie Howland-Jones m'ont semblé totalement lisse et inexistant. C'est bien simple, les acteurs ne sont pas mauvais mais leurs rôles n'auraient pas été présents dans ce film que cela ne m'aurait pas choqué plus que cela. Quant à Kate Bosworth en Anna, cette dernière incarne bien la sœur ainée tête à claque au point que son personnage m'a suffisamment agacé pour que ses simples apparitions me gavent.

Côté mise en scène, le tandem Richard Glatzer (malade et décédé il y a seulement 12 jours au moment où j'écris ses lignes) - Wash Westmoreland fait quand même le minimum syndical. Les deux réalisateurs étaient en couple dans la ville et cela se ressent un peu dans ce film dans le sens où il semble avoir été mis en scène par une seule et même personne. J'ai jamais eu l'impression qu'une identité prenait le dessus sur l'autre ni même que le film partait dans deux directions différentes ce qui est une bonne chose.

C'est bien je ne dis pas le contraire mais c'est quand même très académique. Il n'y a rien de bien nouveau. C'est très linéaire, très sobre (en même temps le sujet n'a pas besoins d'artifices) et malheureusement, c'est aussi parfois un peu mou du genou. Oui, j'ai été ému mais un peu plus de peps n'aurait pas fait de mal à ce film qui devient très lent avec son montage simpliste qui n'hésite pas à faire des sauts dans le temps quand ça l'arrange.

La photographie est sinon assez belle. Je l'ai préféré à l'exploitation des décors que je trouve assez vide (la ville n'est pas exploité, la maison semble dépourvu d'âme, le centre de malade est très classique...). Quant à la fin, sans vouloir la raconter, je l'ai bien aimé. C'est étrange car en temps normal je ne suis pas un grand fan de fin brutal de la sorte mais celle-ci colle plutôt bien avec son scénario. La musique composée par Ilan Eshkeri est sinon très ennuyeuse elle aussi. Pas mauvaise, mais ça manque clairement de folie artistique tout ça même si c'est délicat avec ce sujet.

Pour résumer, "Still Alice" n'est pas la claque que j'avais espéré. Julianne Moore tient de son côté toute ses promesses mais à cause d'un scénario un peu prévisible avec un sujet si délicat ainsi qu'une mise en scène des plus académique, le long métrage n'a jamais réussi à me bouleversé. Il m'a ému car pour des raisons que je ne veux pas évoquer, le sujet me parle, mais je n'ai pas eu le gros bouleversement que j'aurais aimé avoir. Malgré tout, cela reste un bon film. Je ne regrette pas de l'avoir vu et bien que je ne sache pas encore si je souhaiterais le revoir, j'ai trouvé qu'il n'était pas inintéressant et c'est déjà ça de pris de mon côté.

3.0




Night run (Run all night)



"N'appuie jamais sur la gâchette ! Sinon, tu vaux pas mieux que moi."

Un film avec Liam « la classe » Neeson, ça peut toujours facilement me faire déplacer. Quand en plus, il est en mode badass bien jouissif, même si depuis « Taken » ça semble le déjà vu, je ne peux m’empêcher d’y prendre un certain plaisir. Du coup, c’est très naturellement que j’ai été voir sur grand écran « Night run ».

Et je ne le regrette absolument pas. Oui c’est, extrêmement classique et prévisible mais qu’est-ce que c’est bon. Que ce soit dans le traitement du sujet qui n’apporte rien de bien novateur ou dans l’apparition de Liam Neeson dans la peau du héros, le long métrage ne réserve guère de surprise. Pourtant, le scénario écrit par Brad Ingelsby a réussi à me faire passer un très bon moment.

Très académique, j’ai pris du plaisir à suivre cette nuit qui nous réserve son quota d’action, de gunfights et de courses poursuite. Si l’intrigue met un peu de temps à se lancer et que le scénario possède des longueurs certaines (cela aurait pu peut-être été plus efficace avec vingt minutes en moins…) ainsi que de nombreuses facilités, on reste quand même en présence d’un divertissement qui remplit son cahier des charges et qui nous offre globalement ce que l’on attend de lui.

Pour la distribution, Liam Neeson en Jimmy Conlon fait le boulot. Pas de grandes nouveautés pour l’acteur dans ce registre hormis sans doute le plaisir malgré tout de le voir jouer quelqu’un de bien pourri (la rédemption reste assez gentillette, ça reste un pourri qui a conscience d’en être un malgré ses quelques bonnes intentions). A ses côtés, il forme un duo plutôt plaisant avec Joel Kinnaman en Michael Conlon. Ce dernier est lui aussi très caricatural, son personnage semble jouer entre deux caractère entre sa morale et son physique qui ne semble pas toujours en accord (pas sûr d’être clair là) mais c’est sympathique.

Ed Harris a pris un petit coup de vieux mais il est lui aussi très bon dans la peau de Shawn Maguire. Classique, le comédien joue beaucoup avec son charisme naturel mais je ne vais pas m’en plaindre. Il reste plus convaincant que Boyd Holbrook en Danny Maguire, juste la tête à claque de service point barre (dans ce registre, Genesis Rodriguez en Gabrielle lui fait de la concurrence aussi…). Du côté du reste du casting, je retiens surtout Vincent D'Onofrio en Détective Harding ainsi que Holt McCallany en Frank que j’ai bien aimé même si on les voit assez peu. Common en Monsieur Price est lui aussi un bon exemple de personnage sous exploité.

Dans sa réalisation, Jaume Collet-Serra est également efficace. C’est très rythmé et même lors des temps morts, j’ai quand même trouvé des petites choses qui m’ont agréablement plu. Il y a plusieurs plans que j’ai vraiment trouvés bon et qui m’ont donné la sensation de passer un véritable bon moment de cinéma. Visuellement, il n’y a rien de bien original mais c’est quand même bien foutu.

Après, je pense qu’on aurait pu exploiter un peu plus les décors de la ville, jouer un peu plus avec les lumières et également un peu moins appuyé certains effets spéciaux qui sentent un peu trop le numérique mais pour ce genre de production, ça passe quand même. Quant à la bande originale composée par Junkie XL, elle fait ce qu’il faut pour bien s’intégrer à cette ambiance.

Pour résumer, «Night run » est un très bon divertissement d’action. Ce n’est pas très fin, même les relations père-fils sentent bon le déjà vu tandis que Liam Neeson répond encore une fois à la demande de le voir dans un film d’action mais le boulot est fait. C’est très agréable à suivre, on passe un bon moment et même si ça ne marquera pas les annales, je n’ai pas eu la sensation d’être trompé sur la marchandise. C’est un long métrage que je reverrais bien volontiers.

3.5




Big eyes



"On dirait qu'il n'y a pas que les toiles qui se retrouvent dos au mur."

Peu de temps après avoir fait le déplacement pour le dernier Michael Mann, je me suis rué vers mon cinéma pour découvrir le dernier Tim Burton, un autre cinéaste que j’affectionne. Si la bande annonce de « Big Eyes » ne m’inspirait pas grand-chose, j’avais quand même envie de le découvrir. Avant de poursuivre la lecture de cet avis, attention, celui-ci révélera sans doute quelques spoilers…

Une fois sorti de ma salle en fait, j’ai été mitigé. J’ai bien aimé, j’ai trouvé que c’était plutôt correct mais pas à la hauteur d’un Tim Burton. Le scénario écrit par Scott Alexander et Larry Karaszewski n’est pas mauvais, il nous offre une reconstitution acceptable ainsi qu’une petite touche d’humour fort plaisante tout en accentuant le drame et le côté pathétique de cette histoire mais je n’ai cependant jamais réussi à être véritablement emballé.

Le problème en fait, c’est qu’aussi intéressante que puisse paraître cette histoire, elle ne révèle aucune surprise. Tout est assez prévisible. Je ne connaissais pas cette histoire vraie à la base mais dès le début, j’ai vite deviné le côté manipulateur de Walter. Le scénario s’acharne d’ailleurs tellement à le faire passer pour quelqu’un de faux que le procès final (bien qu’assez marrant et finissant le film avec un peu plus de peps) tombe comme un soufflé. Après nous avoir dépeint pendant tout le film quel escroc pathétique Walter était vis-à-vis de Margaret, on se doute vite que cette dernière a gagné son procès même si on est néophytes dans ce sujet (on va pas nous dire que c’est un voleur de propriété pour nous dire à la fin qu’au fond c’est bien lui qui peignait les tableaux. Un tel parti pris nous laisse tout de suite penser que ce tribunal l’a jugé coupable et que cela justifie le traitement fait à son personnage).

Du coup, j’ai eu l’impression de suivre un film assez plat, assez linéaire, qui ne m’a jamais transporté. Niveau biopic chez Tim Burton, je n’ai pas retrouvé la magie, ni la folie que pouvait avoir « Ed Wood » par exemple (film que j’adore). Après, le fond du sujet sur l’art, la façon qu’a le grand public de vivre l’art et son exploitation reste intéressante. J’ai d’ailleurs trouvé que par moment Tim Burton semblait vouloir se défendre un peu des différentes critiques qu’il avait pu recevoir dernièrement (c’est mon interprétation, je peux me tromper…).

En tout cas, ça fait du bien de voir que pour la distribution, Tim Burton apporte un peu de sang frais à sa filmographie. Exit les Johnny Depp et autre Helena Bonham Carter. Place à Amy Adams et Christoph Waltz (respectivement Margaret Keane et Walter Keane) et c’est une excellente chose. Les deux acteurs s’intègrent très bien dans ce récit, il forme un bon couple et j’ai trouvé qu’il y avait un très bon équilibre entre la soumission de l’une et la folie des grandeurs ainsi que la domination de l’autre. L’évolution se fait même de façon assez fine, le couple étant presque burlesque au début pour vite devenir assez angoissant comme lors de la scène avec les allumettes.

Derrière ce couple, le reste du casting n’est pas en reste. Il n’y a personne qui tire la couverture vers soi mais chacun fait ce qu’il faut pour paraître crédible dans ce monde et convaincant. Danny Huston en Dick Nolan m’a ainsi bien plu. Je pense même que cela aurait été un peu plus intéressant d’exploiter son côté narrateur car du coup par moment on doute de l’utilité de ce style narratif. On a l’impression que cela comble des trous plus qu’autre chose afin de facilité les transitions entre certaines scènes. On les voit peu mais Terrence Stamp en John Canaday tout comme Jason Schwartzman en Ruben sont eux aussi très bon. Le personnage de DeeAnn qui va incarner l’émancipation féminine à une époque où le sujet est tabou (un autre thème intéressant du long métrage) est également bien interprété par Krysten Ritter.

Sinon, le film est bon. Non, c’est vrai, c’est bien filmer, les cadres sont bien fichus, le monde de l’art est montré de façon amusante même si parfois c’est assez caricatural (confère la galerie de Ruben) mais le gros problème, c’est qu’aussi bien foutu que ce soit, on ne reconnait pas la patte de Tim Burton. De ce cinéaste, j’attendais quand même un tout petit peu plus de folie.

J’ai apprécié qu’il change un peu de registre comparé à ce qu’il avait pu nous montrer ses dernières années (un tremplin pour ses futurs projets ?) mais j’aurais apprécié qu’il marque ce long métrage de sa patte. Ici, cela aurait pu être filmé par un réalisateur lambda de qualité qu’on n’aurait pas forcément identifié une quelconque signature. Il y a bien deux ou trois passages où Tim Burton montre qu’il est là comme la scène dans le supermarché mais c’est bien trop peu.

Comme si cela ne suffisait pas, c’est quand même un peu mou du genou parfois. On se demande quand le film va vraiment décoller avant de se rendre compte que l’avion roulera uniquement sur le tarmac sans jamais prendre son envol. C’est un brin frustrant car je pense sincèrement que le réalisateur aurait pu insuffler plus de folie dans ce film surtout que les peintures de Margaret Keane ont sans aucun doute influencé un peu sa carrière.

C’est donc de la frustration que je retiens mais encore une fois, c’est quand même très bien ficelé. Pas du niveau que j’attendais mais bien réalisé malgré tout. Les décors sont eux aussi pas mal du tout, je me suis bien plongé dans la fin des années 50 et les années 60. Les costumes ainsi que les différents maquillages m’ont bien plu également. La musique signée Danny Elfman manque elle aussi sinon d’un peu de folie. Ce n’est pas détestable mais on a quand même connu des collaborations Burton – Elfman plus inspirées.

Pour résumer, « Big Eyes » n’est pas un mauvais film. Il est même bien foutu et intéressant par moment malgré sa forme assez plate, assez classique. C’est surtout dommage que Tim Burton n’est pas su véritablement donner une identité et une signature à ce film. Ce biopic peine à se démarquer du lot, il reste très prévisible et du coup je suis sorti de ma projection un brin frustré même si j’ai eu la sensation de voir un bon film et ça, c’est vraiment dommage.

3.0




Hacker (Blackhat)



"- Je ne suis pas en train de négocier.
- Ouais et bien moi si !"


Bien que je n’ai pas la prétention d’avoir vu toute sa filmographie (même si c’est un projet que je prépare ), je suis un grand admirateur du travail de Michael Mann et bien qu’il n’est, à mes yeux, pas fait que des chefs d’œuvre, son simple nom derrière la caméra peut me faire déplacer en salles. C’est donc de façon très naturelle que je me suis dirigé vers mon cinéma pour découvrir son « Hacker ».

Au début, j’ai eu un peu peur. La scène d’ouverture poussive est un peu pénible et j’ai tout de suite eu comme craintes que le film soit du même acabit. Heureusement pour moi, la suite fut d’un autre niveau à mes yeux avec l’apparition du personnage de Nicholas Hathaway et bien que le long métrage possède des longueurs certaines, j’ai néanmoins été captivé de bout en bout.

Le scénario écrit par Morgan Davis Foehl et Michael Mann à pourtant quelques facilités. Il y a bien quelques passages qu’on pourrait réduire voir même enlever. Je pense aussi aux différentes facilités scénaristique qui font que l’enchainement de l’intrigue apparait parfois un peu simpliste mais au final, bien que j’ai eu conscience de la durée du film qui dépasse les deux heures, je n’ai jamais eu la sensation de véritablement m’ennuyer.

En fait, j’ai tellement été pris dans cette intrigue, que je pense que ma note ressentie aurait même pu être un peu plus élevé. Cependant, dans sa conclusion, j’ai quand même ressenti une légère frustration. Le grand méchant n’est pas à la hauteur de mon attente durant tout ce récit et la fin m’a semblé pas assez percutante. Après, ça reste qu’un petit détail car vraiment, le spectacle proposé m’a vraiment beaucoup plu.

Concernant les thèmes de ce scénario, Michael Mann s’attaque une nouvelle fois à un nouveau monde parallèle avec celui des hackers. Le sujet est d’actualité surtout lorsque l’on voit les capacités techniques de ses personnes mais force est quand même de constater que l’on apprend rien de bien nouveau. Il manque peut-être un petit truc en plus que je ne saurais expliquer pour faire la différence.

C’est toute ses petites choses qui font que malgré la joie qu’à provoquer mon visionnage (je suis sans doute pas objectif non plus avec Michael Mann…), après ma projection j’ai eu la sensation de rester un peu sur ma faim malgré l’excellente qualité du film. Les attaques commençaient bien mais quand on voit la finalité c’est vraiment un peu frustrant je trouve tout comme la romance dont je comprends la présence même qui n’est peut-être pas foncièrement utile ici.

Si Michael Mann me fait déplacer en salles, ce n’est pas forcément le cas de Chris Hemsworth. Je n’ai rien contre l’acteur (il y a même quelques films avec lui que j’aime bien) mais jusqu’à présent, il ne m’a pas non plus emballé plus que ça. Ici, il ne déroge pas à la règle. Il est pourtant excellent en Nicholas Hathaway, il fait le job et porte bien le film sur ses épaules mais sa prestation n’est pas pour autant mémorable. Elle est excellente mais pas transcendante ou particulière (je ne sais pas trop si je suis clair dans mon avis sur ce coup-là ^^ ).

C’est la même chose également concernant Tang Wei en Lien Chen. L’actrice fait le boulot mais rien de bien marquant pour autant. Après, je ne sais pas si c’est moi, mais j’ai fait un blocage vers la fin avec son regard. J’avais l’impression qu’elle louchait (sans doute une illusion d’optique) et ça m’a un peu déstabilisé mais sans remettre en cause quand même son rôle.

En revanche, j’ai énormément aimé Leehom Wang en Chen Dawai. Le comédien est très charismatique, il a beaucoup de classe et je regrette même qu’on ne le voit pas un peu plus. On utilise bien sa complicité avec le personnage de Chris Hemsworth mais plutôt que de mettre parfois en avant la romance de Nicholas avec la sœur, j’aurais aimé que l’on joue plus avec l’amitié qui l’unit avec Chen Dawai.

Le reste de la distribution est sinon très agréable. Je ne m’attendais pas à retrouver Viola Davis ici mais dans la peau de Carol Barrett, elle est assez convaincante. Même si par moment il est anecdotique, j’ai bien aimé aussi Holt McCallany en Mark Jessup. Parmi les autres rôles secondaires, je retiens Ritchie Coster qui fait un très caricatural (mais pas dérangeant) Ellias Kassar tandis que Yorick Van Wageningen en Sadak est bon mais pas à la hauteur de mes attentes dans son traitement et son interprétation.

Niveau mise en scène, je suis une nouvelle fois très admiratif du travail de Michael Mann. Ce n’est pas forcément très original chez lui, on reconnait la patte du réalisateur mais cela reste très propre et très agréable à voir. Il y a bien quelques scènes caméra à l’épaule qui m’ont un peu dérangé (je ne suis pas très fan de cette façon de filmer) mais c’est vraiment trop peu pour me faire sortir du film. Au-delà de la scène d’ouverture (j’entends par là toute la vision dans le circuit imprimé), le long métrage fut vraiment très plaisant à voir.

Faut dire aussi qu’une nouvelle fois là encore, il y a un sacré travail qui a été fait sur la photographie. Cette dernière est magnifique. Elle met très bien en avant les différents décors du récit (c’est un projet très ambitieux pour Michael Mann), elle nous fait voyager avec les protagonistes et il y a un jeu de lumière que j’ai trouvé impeccable.

Du point de vue du montage, comme je le dis un peu plus haut, le film est assez long. Son rythme un peu lent peut provoquer l’ennui si on n’adhère pas au projet (ce qui ne fut pas mon cas heureusement). Je pense sincèrement que l’on aurait pu faire abstraction de certaines scènes et en réduire d’autres sans que cela fasse baisser l’intensité du long métrage bien au contraire.

Quant à la bande originale, elle est composée par Harry Gregson-Williams (même si celui-ci a déclaré après la sortie du film que quasiment aucune de ses partitions n’a été utilisé) et Atticus Ross. Je trouve qu’elle colle bien avec cette histoire. Là aussi, on sent qu’on est dans un film de Michael Mann mais cela ne me choque pas outre mesure. Ce n’est peut-être pas une musique que je vais aimer écouter en dehors du film mais dans le film en lui-même, c’est une bande originale que je trouve plutôt bien pensé et utilisé de façon efficace afin de contribuer à l’atmosphère générale qui se dégage de ce projet.

Pour résumer, même si ce n’est sans doute pas mon film préféré de Michael Mann et bien que je veuille reconnaître que je ne suis pas totalement objectif avec ce cinéaste, « Hacker » m’a vraiment énormément plu. Ce n’était pas gagné d’avance dans les premières minutes du long métrage mais par la suite j’ai vraiment été captivé et j’ai pris du plaisir à suivre ce film. Il y a des longueurs et la fin n’est peut-être pas à la hauteur du projet mais c’est un film efficace qui a su me plonger dans son sujet et que je reverrais certainement avec un grand plaisir je pense.

4.0




Lazarus effect (The Lazarus Effect)



Bien que ça n’avait pas l’air de voler bien haut, la bande annonce de « Lazarus effect » avait attisé ma curiosité. Du coup, dès que j’en ai eu l’occasion (traduction : Dès que j’ai pu chopper une séance sans pré-pubère excité au moindre jump scare et n’hésitant pas à brailler dans la salle), j’ai été voir ce film en espérant passer simplement un bon moment devant un film d’épouvante.

Ce fut assez laborieux mais au final, tout n’est pas à jeter. Je me fais peut-être l’avocat du Diable après avoir lu de nombreux papiers qui me descendait ce film mais au final, j’ai quand même réussi à suivre ce scénario écrit par Luke Dawson et Jeremy Slater. Rien de bien original, on n’a de cesse de penser à d’autres œuvres, à retrouver des ficelles et des facilités déjà exploités à de maintes reprises mais une fois qu’on se laisse prendre au jeu, ça reste quand même regardable.

En fait, c’est surtout le début qui est assez pénible avec tous ses dialogues lourds et inutiles pour tenter de rendre crédible leur récit. On s’en moque un peu mais une fois que l’histoire est véritablement lancé, ça passe un peu mieux et ça malgré le débat facile et fade sur la vie après la mort ainsi que l’Homme qui se prend pour Dieu…

La distribution n’a rien de bien transcendant mais chacun fait ce que l’on attend de lui. A titre personnel, même si là aussi on joue sur des facilités, j’ai quand même bien aimé Olivia Wilde en Zoé, surtout une fois qu’elle revient d’entre les morts. Ses regards, sa posture et son maquillage sont très classique mais ça m’a plu.

Le reste, c’est assez prévisible. On ne croit pas trop au personnage de Frank (même Mark Duplass semble ne pas trop y croire) tandis que Sarh Bolger en Eva fait juste gentillet. Donald Glover en Niko ainsi que Evan Peters en Clay faisant principalement de la caricature appuyé sans grand intérêt si ce n’est d’avoir de nouvelles victimes potentielles pour la terreur qui nous réunit ici.

La réalisation de David Gelb joue bien également sur les clichés. Ça reste bien fait même si il n’y a rien de bien nouveau aussi. Je vais pas trop m’en plaindre, pour une fois qu’on n’a pas de found footage et une réalisation à la Parkinson, je ne vais pas être trop exigent pour le coup. Ça se laisse regarder et la courte durée du film fait en sorte qu’on n’a pas trop le temps de s’ennuyer malgré le début très poussif.

Les décors m’ont bien plu aussi avec ce quasi huis-clos dans ce laboratoire même si, le même laboratoire montre ses faiblesses dans son exploitation lors des scènes finales où le réalisateur semble peu inspirer pour varier ses plans. Quant à la musique composée par Sarah Schachner, elle ne m’a fait ni chaud, ni froid. Elle est là, elle emballe le truc mais ce n’est pas un papier cadeau que l’on aura envie de garder à mon sens.

Pour résumer, j’en attendais tellement pire au regard de certains échos que j’ai pu avoir que ce « Lazarus effect » est plutôt bien passé de mon côté. C’est vite oubliable, c’est très prévisible et dans le genre, on retrouve toutes les ficelles dans ce film mais à suivre, je n’ai pas trouvé ça trop détestable. C’est très loin d’être parfait mais j’ai vu plus honteux et je pense que c’est le genre de film de deuxième partie de soirée que je pourrais revoir du coin de l’œil sans trop vouloir me forcer. C’est déjà ça…

2.5




Kingsman : Services Secrets (Kingsman: The Secret Service)



"C'est à ses manières qu'on juge un homme. Vous savez ce que cela signifie ? Je vais vous donner une leçon... On reste plantés là ou on se bats ?"

« Kingsman : Services secrets » faisait partie des films de la semaine que je voulais absolument voir. Entre sa bande annonce démente et son casting qui me plaisait beaucoup, j’avais tellement d’attente à son sujet que j’ai retardé mon visionnage pour être sûr de pouvoir le voir en version originale.

Et l’attente en valait largement la peine. C’est bien simple, j’ai adoré. Ni plus, ni moins. J’ai trouvé le film dément. Je me suis amusé de bout en bout devant ce scénario écrit par Matthew Vaughn et Jane Goldman d’après l’œuvre de Mark Millar et Dave Gibbons. Je n’ai pas lu le roman graphique d’origine mais après avoir vu ce long métrage, ce n’est pas l’envie qui me manque.

C’est drôle, il y a de l’action, on en a pour notre argent et à aucuns moments, on s’ennuie. Parodie des films d’espionnages qui s’assument totalement, le résultat final est complétement déjanté avec de multiples références et autres clins d’œil qui plairont très certainement aux amateurs du genre.

C’est bien simple, j’ai retrouvé une vraie âme de gosse devant ce film. Peu importe les facilités, le film joue avec et elles font aussi partie de ce qui rend ce film si jouissif. On est en présence d’un cartoon version live et comme je me suis laissé prendre au jeu, mon visionnage n’en fut que meilleur.

Si le résultat est jouissif, c’est aussi parce que le casting est excellent. On est dans la surenchère, on n’est dans le cabotinage et dans la caricature mais là aussi on en joue énormément à tel point que cela fonctionne à merveille. J’avais quelques craintes vis-à-vis de Taron Egerton en Gary 'Eggsy' Unwin mais il m’a très vite fait oublié mes craintes. Très à l’aise avec son personnage, j’ai beaucoup aimé son évolution et le traitement de son personnage.

De même, j’ai beaucoup aimé la complicité qui s’est lié avec Colin Firth en Harry Hart / Galahad. Quel plaisir d’ailleurs de voir ce dernier dans ce genre de production. Entre sa classe britannique et son excellent jeu, le comédien semble très à l’aise dans ce registre. Quant à Samuel L. Jackson en Richmond Valentine, c’est sans doute celui qui en fait le plus dans la surenchère, dans le surjeu… mais là aussi bizarrement ça marche. Ça colle à merveille dans ce délire au point que même son zozotement devient fun (du moins dans sa version originale…).

Le reste du casting fait le boulot sinon avec notamment un très bon Mark Strong en Merlin qui s’envole encore un peu plus dans le final en prenant une autre dimension. Michael Caine en Arthur est lui aussi sympathique tout comme Sofia Boutella en Gazelle dont on aurait aimé en savoir quand même un peu plus à son sujet (je pense surtout à ses origines). Je retiens aussi Sophie Cookson que j’ai trouvé agréable en Roxy et le plaisir, même si il n’est pas transcendant, de revoir Mark Hamill dans la peau de James Arnold.

Si je partais confiant pour ce projet, c’est aussi pour la présence de Matthew Vaughn derrière la caméra. C’est un cinéaste que j’affectionne, qui m’a déjà procuré pas mal de plaisir en salles et j’étais vraiment curieux de voir son dernier projet en date. On peut dire que le bonhomme ne m’a une nouvelle fois, pas déçu du tout.

Sa mise en scène explosive s’adapte très bien à ce sujet. Sa caméra semble se baladé dans ce récit avec de multiples plans que j’ai trouvé géniaux comme la fameuse scène dans l’église ou celle de l’explosion mais je n’en dirais pas plus de peur de spoiler. Le cadrage est efficace, les combats sont millimétrés et d’une précision extrême (même lors d’une bataille brouillone tout semble clair et limpide) tandis que la photographie s’avère être parfaite.

Dans le visuel, on joue beaucoup sur la surenchère aussi avec des incrustations qui se font sentir et des effets spéciaux qui appuie à fond dans l’exagération… mais là encore, c’est aussi ça qui rend ce film plaisant. J’ai beaucoup aimé aussi les différents décors tout comme les costumes que j’ai trouvé très bon et collant bien aux caractères respectifs des différents personnages.

Mention spéciale également pour la bande originale composée par Henry Jackman et Matthew Margeson qui est elle aussi démente. C’est bien simple, il n’y a pas une seule musique ni même une seule chanson que je n’ai pas aimé. Chaque partie de cette bande originale (même les chansons les plus connues) semble avoir été écrite pour ce long métrage tant le choix judicieux de cette dernière colle à chacune des différentes scènes du film.

Pour résumer, c’est bien simple « Kingsman : Services secrets » fut pour moi une bonne claque cinématographique. C’est bourré de facilités, de caricatures, de surenchères à tous les niveaux mais c’est tellement assumé que si l’on adhère au concept, on ne peut que passer un excellent moment devant ce divertissement qui nous offre tout ce que l’on est en droit d’attendre de ce genre de production. A titre personnel, je n’ai pas vu le temps passé et même avec un peu de recul, je ne vois vraiment pas d’éléments que je pourrais trouver négatif. C’est un cartoon live totalement déjanté, réussi à tous les niveaux et si je devais le résumé en un seul mot, quitte à me répéter, je crois bien que ce serait : « Jouissif » .

5.0




Non-stop



"Comment peut-on tuer quelqu'un dans un avion bondé sans se faire prendre ?"

Bien que je garde le souvenir en tête d’un divertissement assez simpliste mais efficace, je n’avais pas revu « Non-stop » depuis sa sortie en salles. Profitant que le film était diffusé de nouveau sur Canal Plus, je me suis donc fait un nouveau visionnage en espérant me divertir une nouvelle fois.

Et ce fut le cas. Mon opinion au sujet de ce film n’a pas changé d’un iota. Le scénario écrit par John Richardson, Chris Roach et Ryan Engle n’est pas bien exceptionnel mais il remplit son cahier des charges. Très vite, on devine les principaux traits de caractère de notre héros torturé, très vite on devine qui va être mis en position difficile et partant de ce constat, on ne m’a pas trop menti sur la marchandise.

Le huis-clos fonctionne bien et même si je reconnais que le traitement aurait pu être travaillé de façon un peu plus subtil, je me suis de nouveau laisser prendre au jeu avec un certain plaisir sans voir le temps passé. Mon seul bémol reste le même à savoir son final qui pour le coup est beaucoup trop prévisible et lourd pour réellement me convaincre sans pour autant m’avoir gêné dans le visionnage de mon film.

Sinon pendant ce temps-là, Liam Neeson fait du Liam Neeson. Dans la peau de Bill Marks, le comédien exploite son rôle de héros badass qu’on lui connait depuis « Taken ». Ça lui va bien, c’est toujours jouissif de voir sa classe mettre des tatannes aux méchants mais bon, on sent quand même un peu trop la redite. Le scénario exploite son nouveau statut d’acteur de film d’action et Liam Neeson fait le job ni plus ni moins.

A ses côtés Julianne Moore en Jen Summers est assez plaisante (j’apprécie beaucoup cette actrice) même si son personnage est pas foncièrement utile et intervient un peu trop comme un cheveu dans la soupe de façon peu crédible. Le reste de la distribution fait aussi ce que l’on attend d’elle sans réelle surprises, chaque comédien jouant avec les clichés de son personnage.

Jaume Collet-Serra signe sinon une réalisation assez efficace. Il joue bien avec les codes du genre, son montage est assez rapide ce qui fait qu’on ne s’ennuie jamais et même si certains effets visuels font un peu trop téléfilm de seconde partie de soirée (comme l’utilisation des textos qui apparaissent à l’écran), je me suis quand même laissé prendre au jeu.

Visuellement, on n’a pas de claques, les incrustations sont même parfois douteuses mais pour ce genre de programme cela ne me dérange vraiment pas plus que cela. L’avion est parfaitement exploité (même si on a du mal à croire que l’on peut tuer quelqu’un toutes les vingt minutes sans aucuns soucis), la caméra étant toujours bien positionné tandis que la bande originale de John Ottman enrobe le tout sans grande folie musicale.

Pour résumer, « Non-stop » est loin d’être un film parfait. Dans son genre, il est même assez classique dans le fond et dans la forme. Cependant, même avec un casting peu inspiré qui reste dans quelque chose de très conventionnel, le cahier des charges semble à mes yeux respecté. C’est divertissant, je m’amuse bien et comme lors de ma projection en salles, mon visionnage ne fut pas déplaisant ce qui me laisse penser que je pourrais de nouveau aisément le revoir lorsque je veux voir un film sans me prendre la tête, juste pour me vider l’esprit.

3.5




American sniper



"Ils vont te cramer si tu te plantes."

A mes yeux, un film de Clint Eastwood est toujours un petit événement en soi et même si ses derniers temps, je n’ai pas pris de claques avec lui, ce cinéaste continue malgré tout de me faire déplacer en salles.

J’avais bien un peu peur de m’ennuyer devant ce film mais fort heureusement, ce ne fut pas le cas. J’ai été pris du début jusqu’à la fin par cette histoire que je trouve passionnante. Bien entendu, le film regorge de patriotisme et l’on glorifie le héros américain dans toute sa splendeur, héroïque et prêt à mourir pour la patrie mais au-delà de ça, j’ai trouvé que le traitement était quand même très bon. Même si parfois c’est un peu trop lisse, j’ai aimé nous montrer le combat de ses hommes que ce soit pendant la guerre mais aussi à leurs retours au pays. Je ne vais pas rentrer dans les différentes polémiques que le film a pu susciter mais c’est en tout cas un long métrage qui m’a vraiment fasciné et dont seule la fin, un poil expéditif, m’a un peu frustré.

Devant la caméra, Bradley Cooper est convaincant en Chris Kyle. Il possède son charisme naturel et même si son interprétation aurait pu être poussé davantage je pense (au niveau de sa « folie » lorsqu’il rentre aux pays, cet aspect est surtout intense grâce à la musique), j’ai beaucoup aimé le suivre dans ce film. J’ai bien aimé aussi son couple avec Sienna Miller qui fait une Taya Renae Kyle assez fraîche et émouvante dans son évolution. Le reste du casting derrière suit bien aussi.

Quant à la réalisation de Clint Eastwood, elle est impeccable. J’ai trouvé que c’était très propre, très agréable à suivre, que les scènes de combats étaient très nette et tout cela a beaucoup contribué à ce que je reste captivé de bout en bout. Fidèle à ses habitudes, on retrouve un rythme un poil lent, le film à quelques longueurs, mais je ne me suis jamais véritablement ennuyé. Je me suis senti pris aux combats et cette histoire m’a vraiment transporté avec elle. Même la musique m’a semblé en bonne harmonie avec cette œuvre.

Pour résumer, « American sniper » ne fait sans doute pas parti de mes films préférés de Clint Eastwood réalisateur. Cependant, cela faisait un petit moment maintenant que l’un de ses films ne m’avait pas autant plu. Il y a des défauts je le nie pas, des défauts très typique à ce genre de production américaine, mais c’est un long métrage que j’ai grandement apprécié et qui contribue aussi pour sa part à nous montrer les ravages qu’une guerre peut commettre que ce soit sur le champ de bataille ou en dehors. Un excellent film.

4.0




Timbuktu



"Où est la clémence ? Où est le pardon ? Où est Dieu, dans tout cela ?"

« Timbuktu » est un film qui attisait ma curiosité. J’avais envie de me le programmer mais je n’arrivais pas à le caser. On ne va pas se mentir, son sacre aux Césars a poussé davantage ma curiosité. Du coup, profitant que le film était encore à l’affiche dans l’un de mes cinémas, je n’ai pas hésité dès le lendemain de la remise de ses prix pour aller le voir dans une salle complète, la médiatisation des Césars faisant que je n’étais pas le seul à avoir envie de le voir.

Et je ne le regrette pas. C’est assez proche de l’image que je m’en faisais et j’ai passé un bon moment. Je n’irais pas jusqu’à dire que le long métrage mérite l’ensemble de ses statuettes mais je comprends aisément ce qui a pu plaire à ceux qui ont voté pour lui. Le scénario est assez intéressant. Le contraste entre la religion et ses terroristes offre un débat que je trouve intéressant. A la fois très dur par moment mais aussi très touchant, j’ai du coup été transporté par ce film, peut être parfois un peu manichéen dans son traitement mais qui vaut le coup d’œil.

Les différents acteurs m’ont bien plu aussi. J’ai cru en leurs personnages et il n’y a personne dont le jeu m’ait choqué. Le fait que ce ne soit pas des acteurs que je connais à bien joué aussi sur le fait que j’ai trouvé l’ensemble crédible. J’ai aimé notamment Ibrahim Ahmed dit Pino en Kidane, la jeune Layla Walet Mohamed en Toya aussi est très bonne. J’ai eu la sensation de suivre une « tranche de vie » (même si je sais que l’ensemble est polissé pour les besoins du film) en ne voyant pas les comédiens mais juste les rôles qu’ils incarnent à l’écran.

La réalisation de Abderrahmane Sissako est sinon correcte. Je ne lui aurais pas donné le César de la meilleure réalisation mais bon c’est quand même propre et facile à suivre. Le film doit en fait beaucoup je pense à la photographie que j’ai trouvé vraiment belle ainsi qu’à la lumière qui nous plonge bien dans ses paysages et ses décors qui ont pas mal de charmes je trouve. Le montage reste sinon efficace. J’ai trouvé le film ni trop long, ni trop court, juste comme il le faut même si parfois je n’ai pas saisi les transitions que l’on faisait. Reste la bande originale d’Amine Bouhafa que je trouve très belle ainsi que la chanson de Fatoumata Diawara que je trouve encore plus belle.

Pour résumer, il m’aura fallu du temps mais je ne regrette vraiment pas d’avoir découvert ce « Timbuktu ». Sa surenchère aux Césars me parait un peu surestimé (en même temps ça ne m’étonne plus avec cette cérémonie) mais c’est un film très intéressant et poignant que j’ai beaucoup aimé. Si son fond ne mérite pas forcément un traitement en salles, je ne suis en tout cas pas déçu de l’avoir vu sur grand écran car j’ai beaucoup aimé la photographie et la lumière de ce long métrage. Son débat sur la religion et la persécution des extrémistes capables des pires atrocités au nom d’un Dieu est plutôt pas mal et je pense même que je le reverrais plus tard pour voir si une seconde lecture me fait le même effet. Cela reste en tout cas un très bon film à mes yeux.

3.5




Vincent n'a pas d'écailles



"Une bétonnière... Une bétonnière..."

Amateur de super héros, « Vincent n’a pas d’écailles » avait tout pour attiser ma curiosité à commencer par sa bande annonce (extrait ?) énigmatique qui ne laissait pas de doutes : Oui c’est un film français et non, contrairement à ses homologues américains, il n’y aura pas de surenchères visuelles. J’avais quelques craintes mais je voulais tester cette expérience.

Et j’ai plutôt bien fait car en termes d’expérience, cela en est vraiment une. Bon, je ne vais pas vous mentir mais durant les vingt premières minutes de ce film assez court, je me suis un peu ennuyé. Le film avait un pouvoir fascinant, on se demandait où il voulait en venir mais je me faisais quand même un peu chier. Puis, Vincent rencontre Lucie et là, le film a commencé à nettement plus m’intéressai. Il a même réussit à justifier ses vingt premières minutes un peu pénible je trouve.

Vincent n’est pas un super héros, ce n’est pas non plus un monstre (voilà pourquoi il n’a pas d’écailles), c’est juste un homme lambda qui se voit doté d’un pouvoir un peu particulier qui le fait vivre en marge de la société. Pas d’explications à ce pouvoir, pas de grandes quêtes héroïques, pas de méchants vilains à combattre, juste un homme qui vit avec sa différence. Cette façon de crédibiliser son récit fantastique, de rendre le personnage au même niveau que le spectateur s’avère une brillante idée. Bien sûr, on pourra toujours dire que l’on pouvait aller plus loin, qu’on aurait pu exploiter un peu plus ce personnage mais l’inséré comme un simple fait divers et essayer de le voir vivre avec sa timidité rend l’histoire assez tendre avec un brin de naïveté qui m’a bien plu, le fantastique devenant simplement un simple artifice agréable qui n’étouffera jamais son sujet.

Pour incarner Vincent, Thomas Salvador est parfait. Physique assez commun (même si je lui trouve du charme), rien ne le prédestine à être héroïque. C’est Monsieur Tout le monde et ce visage inconnu (du moins à mes yeux) rend son personnage encore plus fort. On a tout de suite envie d’être potes avec lui et lorsqu’un obstacle va se mettre sur sa route (un obstacle très banal car encore une fois, pas de supers vilains ici), on éprouve l’envie qu’il s’en sorte car Monsieur Tout le monde ne demande rien à personne et qu’il ne mérite pas qu’on s’acharne sur lui.

Face à lui, je suis tombé amoureux de Vimala Pons qui fait non seulement une sublime Lucie mais qui en plus s’avère être aussi très touchante dans son personnage fragile également. Vincent et Lucie forme un couple frais, tendre, naïf, innocent… On veut les aimer et même si pour eux aussi il y a aucune surenchère dans la romance aussi, la fraicheur de leur couple fonctionne. Entre les deux comédiens, il y a vraiment une belle alchimie qui opère. Derrière, le reste de la distribution fait le job. Youssef Hajdi sort un peu du lot en Driss mais que très légèrement et sans jamais voler la vedette à notre couple et notre héros principal.

Thomas Salvador est aussi présent derrière la caméra. Ce que j’ai vu, j’ai beaucoup aimé. Les vingt premières minutes sont pénibles (et encore, après elles se justifient je trouve) mais après, ça se suit avec un certain plaisir. L’absence de surenchère pour installer ce récit comme si il s’agissait de quelque chose de normal m’a vraiment beaucoup plu. Tout est dans la simplicité mais ça marche et même si la symbolique de l’eau est appuyée, le cinéaste nous filme certains plans avec beaucoup de beauté et de poésie. J’ai beaucoup aimé ainsi les différents décors mais également les effets visuels très léger mais vraiment bien foutus. La bande originale se fait elle aussi très discrète le film préférant jouer avec les bruits de l’eau et de l’environnement qui nous entoure mais les quelques notes musicales que l’on peut entendre s’intègre très bien au récit.

Pour résumer, « Vincent n’a pas d’écailles » fut pour moi une bonne surprise. Ce n’était pas gagné d’avance, j’ai même eu très peur au début mais petit à petit, j’ai été emporté par ce film que j’ai grandement aimé et que j’ai même plus apprécié par la suite avec le recul après ma projection. Loin de ses modèles américains, le cinéma français nous propose une version alternative certes moins classe, moins glamour et moins luxueuse du monde des super héros mais une version malgré tout tendre et riche en poésie que je recommande quand même. Sans artifices, le film aurait pu aller plus loin, développer certains points davantage mais il reste quand même très intéressant et je pense que je pourrais même le revoir avec un certain plaisir car il ne m’a pas laissé totalement indifférent.

3.5




Le grand tournoi (The Quest)



"Tant qu'ils hurlent, c'est que le petit est encore en vie..."

Après « Coups pour coups », j’ai eu envie de me faire un autre Jean Claude Van Damme que j’avais enregistré sur ma box lors de son dernier passage à la télévision à savoir « Le grand tournoi ». Ça faisait un moment maintenant que je ne l’avais pas revu et une piqûre de rappel ne pouvait me faire que le plus grand bien.

Et pour du plus grand bien, c’est ce que j’ai eu. En effet, outre une nouvelle fois le fait de retrouver mon âme d’adolescent devant ce genre de film, j’ai continué à prendre mon pied devant ce scénario assez jouissif dans son genre. Bien que le fameux tournoi (et les scènes de combats qui vont avec) fait son apparition après une bonne heure de film (on a quand même quelques petits combats sympathique avant ça), j’ai beaucoup aimé ce film d’aventures léger qui se regarde sans prise de tête.

Prévisible, jouant avec les clichés et rappelant même quelques autres longs métrages de Van Damme on s’amuse beaucoup devant tant de bonnes intentions. On sent qu’on a voulu nous faire un divertissement honnête et dans son registre, il est plutôt de très bonne facture. S’il manque peut-être de quelques répliques marquantes, le scénario reste quand même assez drôle aussi avec son lot de personnages auquel on aime s’attacher malgré leurs défauts.

Et pour incarner ses différents personnages, le casting est plutôt judicieux. Il y a bien sûr Jean Claude Van Damme, véritable attraction du film, qui fait bien le boulot dans la peau de Christopher Dubois. Même en surjouant, son rôle est attachant et devant tant de bonnes volontés, on ne peut que se laisser prendre au jeu. Face à lui, Roger Moore en Edgar Dobbs est lui aussi parfait. Il apporte beaucoup d’humour au film et c’est assez sympathique de le voir jouer un tel personnage qui possède d’ailleurs également une bonne complicité avec Jack McGee en Harry Smythe même si l’utilité de ce dernier n’est pas forcément prouvée.

J’ai beaucoup aimé aussi revoir James Remar, un acteur que j’affectionne, en Maxie Devine. Sinon les différents combattants on la gueule de l’emploi (mention spéciale au grand méchant de Mongolie) et chacun use et abuse avec une certaine délectation des stéréotypes de leurs rôles (mention spéciale à l’espagnol et au japonais). Seule Janet Gunn peine à trouver sa place dans ce casting, l’actrice est juste là pour faire jolie et apporter une touche féminine mais bon, ce n’est pas bien méchant vu que le scénario n’est pas ce qui nous motive le plus lorsque l’on décide de regarder ce genre de film.

Investi totalement dans ce projet, on retrouve aussi Jean Claude Van Damme derrière la caméra. Le bougre s’en sort plutôt bien. A l’image de son scénario, sa mise en scène est bourrée de clichés et de facilités mais c’est vraiment très propre et très agréable à suivre. Le montage est dynamiques et les différents combats sont parfaitement chorégraphiés et filmés. C’est un plaisir en tout cas pour moi de voir autre chose que des coups de pieds retournés. J’ai bien aimé aussi la photographie ainsi que l’exploitation des différents décors. C’est exotique, là aussi ça joue avec la facilité mais j’aime ça au même titre que la bande originale composée par Randy Edelman qui n’est pas innovante mais qui colle bien avec l’ambiance générale.

Pour résumer, ça m’a fait bien plaisir de revoir « Le grand tournoi ». Modèle du genre, le long métrage fait partie des œuvres phares de Jean Claude Van Damme et les amateurs en auront pour leur argent. C’est simple, c’est efficace, on nous donne ce que l’on demande, bref, on passe un excellent moment sans se prendre la tête devant ce divertissement d’une très grande qualité. A titre personnel, j’ai vraiment pris mon pied à revoir ce film et je le reverrais de nouveau avec plaisir très certainement.

4.5




Coups pour coups (Death warrant)



"- C'est une menace ?
- Non... C'est une promesse."


En ce moment, j’ai des envies de films d’action. J’ai des envies de films sans prise de tête que je peux regarder de façon totalement décontracté en sachant pertinemment ce qui va se passer à l’écran. Du coup, c’est presque très naturellement que je me suis maté « Coups pour coups ».

Et sur le papier, j’ai eu exactement ce à quoi je m’attendais. Le scénario tient sur un post-it, il ne faut pas être trop regardant sur les facilités et l’issue finale prévisible fait qu’on est en présence d’un bon film du samedi soir parfait pour se détendre. Très classique dans son fond, j’ai retrouvé un peu mon âme d’adolescent devant ce film. Ça passe super vite, je ne me suis pas ennuyé, j’ai même pas mal souris et même si les punchlines ne sont pas aussi omniprésente que j’aimerais, le cahier des charges semblent respectés. Le seul petit bémol que je peux avoir, c’est la faible présence des scènes d’action et des combats dont les chorégraphies m’ont paru parfois peu inspirées.

Sinon face à nous, Jean Claude Van Damme fait du Jean Claude Van Damme. Il use et abuse de son fameux coup de pieds retourné, il n’hésite pas à nous faire montrer sa musculature et en Burke, il a largement contribué à ce que je retrouve une partie de mon enfance devant ce long métrage. Le comédien est loin de nous offrir une performance à Oscars (en même temps, on s’en doute un peu) mais il s’amuse et nous aussi par la même occasion. Avec lui, le reste de la distribution fait de la figuration même si certains seconds rôles n’en demeurent pas moins assez drôle voir jouissif comme le grand méchant qui ne veut pas mourir malgré tout ce qui se ramasse dans la gueule.

Deran Sarafian nous fournit sinon une réalisation plutôt classique pour ce genre de production. J’ai beaucoup aimé l’ambiance et l’atmosphère qui règne dans ce film. Pas de grandes surprises une nouvelle fois mais c’est appréciable et c’est plutôt bien ancré dans son époque. Au-delà des combats globalement simplistes, le montage est plutôt réussi, on ne s’ennuie pas et même si il y a de nombreux faux raccords, cela fait partie du charme de ce film à mes yeux.

Pour résumer, « Coups pour coups » n’est sans doute pas un des films d’action que je mettrais dans mon panthéon personnel mais c’est un divertissement efficace, qui ne nous ment jamais sur sa marchandise et qui nous rappelle aussi une certaine époque assez jouissive où l’adolescent que j’étais aimé tomber sur ce genre de production. Faut aimer le genre, ça tombe bien car c’est mon cas et j’ai bien envie de continuer dans ma lancée de revoir ce genre de projet.

3.5




Footloose (1984)



Grand classique du cinéma américain, je n’avais jamais vu « Footloose » avant aujourd’hui. Peur de m’ennuyer, peur de ne pas accrocher… Puis bon, finalement, il y a quand même Kevin Bacon et John Lithgow à la distribution non ? Du coup, lorsque j’ai eu l’occasion de visionner ce film en Blu-ray, je ne me suis pas trop fait prier malgré tout.

Et on peut dire que j’ai bien fait. Je regrette même de ne pas l’avoir vu plus tôt. Le scénario ne vole pas haut (on devine assez vite ce qui va se passé ainsi que l’issue finale) mais ça reste un teen movie d’une très grande qualité. Divertissant, drôle, tout comme le personnage de Ren, j’ai eu durant tout le film une folle envie de danser. C’est rythmé, je ne me suis jamais ennuyé et je dois bien avouer m’être amusé comme un gamin.

Au casting, Kevin Bacon (qui fit la une véritable percée qui lança sa carrière) porte le film sur ses épaules. Charismatique dès son plus jeune âge (oui il m’énerve le bougre ^^ ), il incarne Ren avec beaucoup de classe. Son personnage de Ren apparait tout de suite très sympathique et on à nous aussi envie de le suivre. Son duo avec Chris Penn, excellent Willard, m’a lui aussi beaucoup plu. John Lithgow est fidèle à lui-même et j’ai trouvé amusant de voir la percée aussi de Sarah Jessica Parker, très bonne en Rusty. Pendant que Dianne Wiest en Vi Moore fait aussi le boulot dans ce film riche en clichés sans que ce soit détestable, la seule avec qui j’ai eu un peu de mal, c’est Lori Singer en Ariel Moore. Je n’arrive pas trop à savoir si ça vient de son interprétation ou de son rôle mais j’ai moyennement accroché à son personnage préférant même peut être la personne qui incarne son rôle lors des essais de Kevin Bacon que l’on peut découvrir dans les bonus du Blu-Ray.

La réalisation d’Herbert Ross est parfaite. Ça colle bien à son époque, le montage fait que le film est dynamique et l’ensemble est vraiment très agréable à suivre même si parfois ça fait un peu kitsch comme lors de la scène finale avec les guirlandes lumineuses qui habille la caméra. Gros point fort du film, la bande originale de Miles Goodman qui est très entrainante et qui possède des chansons assez fortes qui font que cette bande originale est devenue culte avec le temps. Puis bon, comme je le dis plus haut, on a quand même tout le temps envie de danser avec les protagonistes donc le choix musicale doit être judicieux je pense.

Pour résumer, la seule chose que je regrette dans « Footloose », c’est ma découverte tardive de ce long métrage. Trop prévisible, trop classique, trop facile, on passe quand même un super moment en retrouvant notre âme d’adolescent insouciant qui ne veut faire qu’une chose : Danser. Kevin Bacon toujours impeccable est loin d’être ridicule en portant ce film sur ses épaules. Je suis bien content d’avoir le Blu-ray et c’est un film que je reverrais certainement avec beaucoup de plaisir.

4.0




Invasion U.S.A.



"Si tu te pointes encore, tu peux être sûr que tu repars avec la bite dans un Tupperware !"

Je connais la légende mais (pas taper) je ne connais que trop peu l’histoire. En effet, on ne peut pas dire que j’en ai vu des masses des films avec Chuck Norris du coup quand j’ai eu la possibilité de voir « Invasion USA », je me suis fait plaisir et j’ai sauté sur l’occasion.

Je dois admettre que je m’attendais à quelque chose de plus percutant. Pas en terme de finesse scénaristique (je me doutais bien que ça n’allait pas voler très haut) mais plus dans la façon dont on amène l’action et les répliques qui tuent. On a notre quota d’explosions et de punchlines que l’on attend mais j’ai quand même trouvé qu’on nous balançait ça un peu n’importe comment dans une succession de scènes qui n’ont pas forcément de liens entre elles. Alors pour ce genre de spectacle, ce n’est pas bien dérangeant, ça fait même sourire mais ce ne fut pas du coup aussi jouissif que je l’espérais.

Pourtant Chuck Norris en Matt Hunter fait le boulot. Cheveux au vent, tout de jean vêtu et le torse bien en avant, l’acteur fait ce qu’on attend de lui. Il n’a pas beaucoup de coup de pieds retournés à nous donner (voir même quasiment aucun) mais il distribue les balles et les répliques qui tuent de façon plaisante, sa célèbre répartie à base de tupperware faisant partie des plus mythique de sa carrière. J’ai quand même retrouvé mon âme de gosse à le voir évoluer ainsi et même si j’en attendais sans doute un peu trop, à défaut de me le prendre dans la gueule, j’ai quand même pris mon pied. Derrière, le reste du casting fait de la figuration même si Richard Lynch en Rostov fait une excellente caricature et que la très rapide apparition de Billy Drago en Mickey m’a fait sourire.

Derrière la caméra, ce n’est clairement pas du grand cinéma que nous propose Joseph Zito mais le bonhomme aussi fait son taf. Le montage est totalement foutraque (vas-y que je te fais apparaitre Matt Hunter là où il faut quand il faut et tant pis si il n’y a pas de liens) mais avec le regard d’adolescent que j’avais en moi en découvrant ce film, je n’ai pas voulu être trop regardant. Ça explose, ça tire, ça explose, ça tire… et c’est tout ce que je demandais. Le début tarde un peu à se lancer malheureusement (malgré une petite balade sur l’eau avec Chuck Norris lors de sa première scène qui fait sourire) mais une fois partie, on s’éclate, on ne se prend pas la tête et puis c’est tout.

Pour résumer, je ne regrette vraiment pas d’avoir découvert enfin ce « Invasion USA ». Je pense même que je pourrais le revoir car malgré ses défauts certains, il réveille en moi ma part d’adolescence et mon plaisir de cinéphile simple qui ne veut pas se prendre la tête, en avoir plein la vue et avoir son lot de répliques dites par des acteurs qui ont la gueule de l’emploi. C’est plaisant, c’est amusant et ça me botte à tel point que je pense sincèrement qu’il est grand temps pour moi de continuer de creuser un peu plus encore dans la légende Chuck Norris.

3.5




Harry Potter et la chambre des secrets (Harry Potter and The Chamber of Secrets)



"Pourquoi des araignées ? Pourquoi ça ne pouvais pas être suivez les papillons ?"

Peu de temps après m’être revu le premier volet de la saga cinématographique d’Harry Potter et dans la foulée après ma lecture du deuxième tome, je me suis mis à revoir le deuxième film en blu-ray à savoir « Harry Potter et la chambre des secrets ».

On m’avait dit qu’une fois que j’aurais lu les livres, les films risquaient de me décevoir. Maintenant, je comprends cette affirmation. Cependant, force est de constater qu’il n’en est rien. Il y a bien sûr la frustration de ne pas voir à l’écran certaines scènes qui étaient bien fendarde à la lecture mais malgré ses manques, l’adaptation reste quand même très convaincante.

Le scénario écrit par Steve Kloves d’après l’œuvre de J.K. Rowling me plait bien et en tant que simple film, le travail est efficace. La relecture est loin d’être honteuse, on reste cohérent avec le premier film et j’ai apprécié voir l’évolution de cet univers sur grand écran avec toujours les mêmes ingrédients qui en font une franchise très appréciable et de qualité.

Au casting, on prend les même et on recommence. En même temps, on aurait tort de s’en priver car ils font bien le job. Daniel Radcliffe fait un bon Harry Potter surtout physiquement (son jeu reste quand même celui avec lequel j’ai le moins d’affinités) tandis qu’il est toujours agréable de retrouver Rupert Grint en Ron Weasley et Emma Watson en Hermione Granger.

Du côté des professeurs, la même équipe revient également pour ma plus grande joie. Il y en a bien sûr que j’aurais aimé voir un peu plus en avant comme Rogue (excellent Alan Rickman sous exploité dans ce volet) ou McGonagall (très bonne Maggie Smith qu’on utilise pourtant très peu aussi) mais dans l’ensemble, chacun est à sa place.

Parmi les nouveaux venus, on retiendra Jason Isaacs qui semble s’amuser dans la peau de Lucius Malefoy et surtout Kenneth Branagh en Gilderoy Lockhart dont l’interprétation est plutôt bonne et colle bien à ce que le roman a pu nous décrire du moins dans le comportement.

J’ai bien aimé aussi retrouvé Chris Columbus à la réalisation. Sa mise en scène évolue autant que son histoire tout en restant logique avec ce qui nous avait déjà été montré. C’est propre, c’est net et pour un film visant principalement un jeune public (même si il ratisse vraiment large car même les adultes en auront pour leur argent), le travail fourni sur la mise en scène est vraiment de très grande qualité.

J’ai beaucoup aimé l’aspect sombre que l’on a voulu donner à ce volet et qui tranche bien avec le premier film. Cette transition se faisait déjà ressentir dans le roman est c’est aussi en cela que je trouve la relecture cinématographique très bonne. La photographie est belle, les décors sont toujours aussi appréciable (si mon école ressemblait à Poudlard dans le visuel, j’aurais certainement pris plus de plaisir à y aller) tandis que les effets spéciaux sont à la hauteur. On ressent bien maintenant quelques incrustations (notamment lors du match de Quiddich – toujours agréable aussi au passage) mais ça passe bien malgré tout. La bande originale composée par John Williams et William Ross est également dans la même lignée que le premier opus avec des thèmes musicaux que j’aime vraiment beaucoup et où on ressent bien la magie et la féerie de cette histoire.

Pour résumer, « Harry Potter et la chambre des secrets » est une excellente suite à la hauteur de mes espérances. En ayant maintenant lu le roman d’origine j’ai bien quelques frustrations de voir certains passages éclipser et d’autres réécrit mais cette relecture n’en demeure pas moins efficace. Je ne me lasse toujours pas de voir ses films et je prends toujours une nouvelle fois beaucoup de plaisir au point que je ne vois jamais passé les plus de deux heures et demie que dure le long métrage. Une vraie réussite pour moi.

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4.5




Harry Potter à l'école des sorciers (Harry Potter and the Philosopher's Stone)



"Ce ne sont pas nos capacités qui déterminent ce que nous sommes, Harry, ce sont nos choix !"

J'ai beau avoir lu le livre récemment. J'aime toujours autant le film. Bien entendu, il y a de la frustration à voir certains passages absent et d'autres dont la relecture semble peut être moins percutant mais dans son ensemble, le long métrage nous offre une excellente adaptation. On plonge à merveille dans cet univers, je suis toujours pris de bout en bout sans me lasser malgré la présentation des différents personnages, les acteurs sont parfaitement bien choisis et jouent très bien le jeu tandis que la mise en scène et la bande originale sont parfaite. Bref, je passe toujours un aussi bon moment devant ce film. Différent de ce que l'on ressent à la lecture du roman mais tout aussi efficace quand même ;-)Ca faisait un petit moment maintenant que je n’étais pas replongé dans la saga cinématographique d’Harry Potter. Du coup, j’ai profité du fait que je suis en train de découvrir les romans que je n’avais jamais lu pour me refaire petit à petit cette saga et c’est donc tout naturellement que je me suis replongé dans « Harry Potter à l’école des sorciers ».

Verdict ? J’aime toujours autant. Je comprends la frustration des amateurs des livres mais je m’amuse toujours autant devant le film de mon côté. Bien entendu, il y a bien des déceptions de ne pas retrouver certaines scènes tout comme on peut regretter que certains passages aient été modifiés mais bon, le scénario écrit par Steve Kloves à bien compris son devoir d’adaptation et propose une relecture cinématographique intéressante de l’œuvre de J.K. Rowling avec son lot d’humour, d’action et de fantastique.

Devant la caméra, le casting fait bien le boulot aussi avec une distribution qui semble taillée sur mesure. Chaque comédiens m’apparait toujours autant comme étant des choix très judicieux à commencer par Daniel Radcliffe en Harry Potter dont le jeu m’inspire peu mais qui incarne bien ce personnage surtout physiquement. A ses côtés, Rupert Grint est excellent en Ron Weasley tout comme Emma Watson en Hermione Granger. Même les rôles secondaires sont pertinents et efficace dans ce casting de luxe. Une telle qualité démontre d’ailleurs le soin que l’on a voulu apporter à cette adaptation.

La réalisation de Chris Columbus est elle aussi impeccable. C’est très soigné, très propre et malgré les années, le long métrage vieillit très bien que ce soit au niveaux des effets visuels (même si certaines incrustations se font bien ressentir), au niveaux des décors ou au niveaux des différents costumes qui nous plonge dans Poudlard avec beaucoup de délices. Quant à la bande originale composée par John Williams, elle est si bonne que je prends souvent du plaisir aussi à l’écouter de temps en temps sans avoir spécialement besoin de revoir le film.

Pour résumer, « Harry Potter à l’école des sorciers » est un excellent film et une excellente adaptation cinématographique. Je ne me lasse pas de revoir ce film et il fait partie de ceux qui me redonnent mon âme d’enfant sans jamais m’ennuyer. Oui, le film prends des libertés sur son support d’origine mais vu le résultat, ça ne me dérange pas le moins du monde.

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4.5




Harry Potter et la chambre des secrets (Harry Potter and the Chamber of Secrets)

Harry Potter et la chambre des secrets

"Ce sont nos choix qui montrent ce que nous sommes vraiment, beaucoup plus que nos aptitudes."

Ayant beaucoup aimé "Harry Potter à l'école des sorciers", c'est tout naturellement que j'ai continué mon initiation littéraire avec le deuxième tome à savoir "Harry Potter et la chambre des secrets". Et je peux dire que j'ai encore une fois beaucoup aimé. C'est une suite du même acabit que la première aventure avec son lot de magie, de poésie, d'action et d'humour. Un public assez jeune est visé mais le livre peut s'adresser à un plus grand nombre pour peu qu'on aime ce genre de récit. Plus je continue ma lecture de cette saga et plus je suis agréablement surpris d'aimer en tout cas.

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5.0

Harry Potter à l'école des sorciers (Harry Potter and the Philosopher's Stone)

Harry Potter à l'école des sorciers

"La peur d'un nom ne fait qu'accroître la peur de la chose elle-même."

J'avais jamais lu les livres de cette saga mais j'ai beaucoup aimé. Je pensais pas accrocher autant mais ça se lit très facilement et malgré le jeune public qui est visé ma lecture fut agréablement très plaisante. Un livre que j'ai énormément aimé et qui me donne bien envie de lire la suite :-)

5.0

Capitaine Corelli (Captain Corelli's Mandolin)



"- Il va mourir ?
- Il y a de fortes chance un jour ou l'autre. Comme chacun d'entre nous."


Il y a quelques temps de cela, j'ai eu envie de changer un peu mes lectures. C'est ainsi que je me suis mis à lire "La mandoline du Capitaine Corelli". Vu que j'avais globalement bien apprécié ce roman, je me suis dit qu'il serait intéressant de découvrir son adaptation cinématographique sachant que je n'avais jamais vu auparavant ce long métrage. C'est ainsi que je me suis retrouvé face au dvd de "Capitaine Corelli".

Dans l'ensemble, j'ai bien aimé ce spectacle maintenant, et c'est malheureusement souvent le cas quand on lit le roman d'origine avant, je trouve l'adaptation un léger ton en dessous. Le scénario écrit par Shawn Slovo d'après le livre de Louis De Bernières est pourtant très bon, il y a même de fortes chances que j'aurais apprécié encore plus ce récit si je n'avais pas lu le livre avant (même si je ne le regrette pas le livre étant excellent) mais ce n'est pas le cas.

Ce n'est pas tant les libertés prises par rapport à l'histoire originale qui me dérange. Au cinéma, toute relecture nécessite des coupes, un remontage etc etc seulement voilà, puisque je n'ai pu m'empêcher de pouvoir comparer les deux œuvres, force est de constater qu'en terme d'émotion, le livre est nettement plus intense et plus poétique que le film. C'est peut-être aussi dû à la limite du septième art quand il adapte une œuvre. Ici, et c'est bien normal, la relecture zappe la magie de l'imaginaire lié à la lecture du roman.

On veut aller à l'essentiel, il faut faire des choix et si je comprends les choix qui ont été fait dans ce long métrage, je n'en regrette pas moins l'absence de tout un tas d'élément qui faisait la grande force du récit. Le film n'y est pas pour grand-chose, encore une fois je n'aurais pas lu le livre avant j'aurais sans doute été plus "généreux" dans ma note ressenti mais c'est un constat que je ne peux pas m'empêcher de faire. Le scénario réorganise le récit à sa sauce, ça fonctionne mais l'ensemble devient trop rapide. C'est bien simple, le film zappe facilement deux tiers du livre pour se concentrer principalement sur la relation entre Pelagia et Corelli. C'est très facile, c'est assez prévisible (je m'en suis douté avant même de commencer mon visionnage) mais si le spectacle est au rendez-vous, le film du coup ne fait qu'effleurer la force de cette histoire et le lyrisme qui peut aller avec. Il effleure également tout le fond sur la nature humaine en ses périodes de guerre même si il l'évoque malgré tout en surface. C'est vraiment dommage d'avoir choisi d'appuyer sur la romance (même si il fallait s'y attendre) plutôt que sur le drame de la guerre car du coup, cette histoire semble moins équilibré et sans doute pas aussi poignante qu'elle devrait l'être.

Pour le premier tiers du roman qui est zappé, cela correspond aux vingt première minutes du film (qui représente quand même de mémoire à peu plus de 200 pages du livre). La relation entre Pelagia et Mandras se fait trop vite. On ne retrouve pas le jeu du chat et de la souris entre eux qui rendait le début de leur romance assez tendre. Même l'issue de cette relation est totalement remaniée. Là où c'est assez sombre dans le livre, c'est plutôt gentillet dans le film. Encore une fois, je n'ai pas pu m'empêcher de comparer et la finalité de cette relation dans le roman me parait nettement plus forte.

Le deuxième tiers du roman à avoir été occulté, c'est le final (une bonne centaine de pages dans le livre). Toute la période du tremblement de terre de 1953 est réduite à un petit passage qui pourrait presque paraître anecdotique. Là aussi, on a le droit au happy-end prévisible là où le livre est plus violent, il y a plus de peine. Une nouvelle fois, et je sais que je me répète, je comprends la démarche du film qui a juste voulu faire un beau film mais un tel traitement quand on connait la base a de quoi nous laisser sur notre faim et je comprends aisément du coup que ce long métrage est frustré plus d'un fan du livre de Louis de Bernières.

Je suis peut-être trop sadique mais toutes ses coupes drastiques font que comme j'ai aimé le livre, je ressens un manque. Après, il faut bien comprendre que je ne jette pas la pierre au film. La relecture force obligatoirement à un parti pris, j'ai compris la démarche du film (bien que celle-ci soit facile) et ça ne m'a pas empêché de passer un bon moment. Je ne me suis jamais vraiment ennuyé, j'ai aimé retrouver certains dialogues, certains passages et j'ai parfois eu quand même la sensation de me retrouver en plein cœur de cette histoire.

Il y a quand même de l'émotion, ça reste une belle histoire d'amour impossible même si le trio amoureux est moins fort que dans le livre et le scénario possède une bonne dose d'humour et de légèreté qui fait bien plaisir. Ça donne même une bonne ambiance à ce film qui contribue à montrer quand même que tout le monde n'était pas forcément pour la guerre, que de nombreuses personnes la subissaient et qu'il y avait quand même en ses temps durs, un peu d'humanité chez certains.

En fait, le plus grand manque dans cette adaptation, c'est que l’on n’a pas les pensées des personnages du coup, leur logique ou leur façon d'agir n'apparait pas aussi fort que cela aurait dû être. Fort heureusement, même si la relecture n'est pas intense, la conclusion reste quand même sensiblement la même avec la vie qui doit reprendre son court quoiqu'il arrive. C'est peut-être aussi parce que c'est un peu une histoire "j'aime la vie" que j'apprécie le livre et le film (car oui, contrairement à ce que pourrait laissé croire ma comparaison avec le support d'origine, j'aime bien ce film quand même).

Le casting est sinon assez efficace. Les différents acteurs s'accaparent bien leurs personnages et chacun joue même un peu avec sa voix afin de faire ressortir un peu la tonalité de la langue de son personnage. C'est parfois un peu poussé à l'extrême comme Nicolas Cage qui surenchérit son côté italien mais ça fonctionne quand même. D'ailleurs, j'ai vite opter pour la version originale car la version française est beaucoup plus légère avec des doubleurs pas forcément au niveau d'ailleurs, surtout pour Nicolas Cage et Christian Bale qui se retrouve avec des voix pas adaptés à leurs rôles à mes yeux.

Nicolas Cage justement est bon en capitaine Antonio Corelli. Comme je le disais, il y a beaucoup de surenchère dans son interprétation mais ça ne m'a quand même pas dérangé. Ça colle plutôt bien à l'idée que je me faisais de son rôle et j'ai bien aimé le voir évoluer. C'est peut-être pour ça aussi que je regrette qu'on est totalement remanié toute la fin du livre car j'aurais beaucoup aimé voir comment l'acteur aurait incarné ce passage (je ne veux pas trop en dire car je risque de spoilers et j'en ai sans doute déjà trop dit, je suis désolé).

Penelope Cruz est également très bonne dans la peau de Pelagia. L'actrice incarne bien le tempérament de feu que possède son personnage. Elle réussit même à rendre Pelagia un peu plus sympathique là où dans le livre, je trouve quand même qu'à plusieurs moment elle n'est pas totalement correcte surtout vis à vis de Mandras. Dommage que le scénario assagisse un peu son personnage au fur et à mesure que l'intrigue avance car la comédienne apporte beaucoup de chaleur et de caractère à Pelagia.

Christian Bale quant à lui ne m'a pas semblé totalement à sa place en Mandras. Attention, comme à son habitude, il est excellent seulement voilà, il est aussi beaucoup trop charismatique (il n'y à qu'à voir la fin du film) et je le regrette car dans le livre, il va quand même loin dans la stupidité, encore plus que ce que le début du film nous fait entrapercevoir. Pour lui aussi je regrette le côté gentillet et lisse choisi par le long métrage car l'issue de son personnage dans le roman est si dure, que j'aurais bien aimé pour lui aussi voir comment il aurait interprété ce passage.

John Hurt en Docteur Lannis est lui aussi excellent. Il complète à merveille ce casting déjà très bon et joue son personnage comme je me l'étais imaginé. C'est sans doute le rôle que j'ai le plus apprécié de voir prendre vie à l'écran car malgré la relecture du scénario, son personnage est celui qui colle le plus à l'esprit qu'il pouvait posséder dans le livre. J'aime vraiment beaucoup son rôle au point que je regrette même de ne pas en voir plus. Et là encore, même si je la comprends, je regrette l'issue de son rôle dans le film. Ce côté gentillet aura vraiment fait perdre en intensité dans cette histoire puisque même inconsciemment, je ne peux pas faire abstraction de ce que j'avais pu lire.

Il y a aussi David Morrissey en Capitaine Gunther Weber. Le comédien montre de bonnes choses mais son personnage est vraiment trop sous-exploité. Il y avait du potentiel pourtant. Ce n'est pas pire que Piero Maggio dans le rôle de Carlo. C'est un personnage très important dans le livre, il a même des chapitres qui lui sont consacré et ici, il est transparent. L'acteur fait le boulot mais comme on ne l'exploite pas, il devient quasiment inutile et on ne comprend ainsi pas son geste final qui a pourtant une grande signification. Ce geste dans le roman est d'ailleurs plein de tendresse et de force également.

Je pourrais citer aussi Irène Papas en Drosoula dont on n'exploite pas non plus totalement le potentiel. L'actrice correspond pourtant bien à l'image que j'avais mais pour elle aussi il y a un paquet d'élément qu'on a zappé. C'est un choix... Bon ça n'empêche pas de toute façon cette distribution d'être très bonne. Parmi les rôles secondaires, je retiens aussi Gerasimos Skiadaressis en Stamatis ainsi que Joanna-Darla Adraktas en Lemoni jeune (un autre rôle qui me frustre dans sa sous-exploitation...).

Après "Indian Palace" sorti récemment que j'avais bien aimé, c'est le deuxième long métrage de John Madden que je découvre (un de ses quatre il faudrait que je me programme "Shakespeare in love"). Une nouvelle fois, j'ai beaucoup aimé le travail qui a été fourni. La réalisation est très propre avec de très bons cadres et des prises de vues assez bien pensé. C'est un peu trop gentillet (à l'image du scénario), ça manque de gros passages épique pendant cette guerre qui nous mettent sur le cul mais il y a malgré tout des scènes plutôt bien foutues.

Le film a beau durer un peu plus de deux heures, je ne me suis jamais ennuyé. Les coupes dans ce récit auront au moins servi à ça avec du coup un montage assez dynamique. C'est trop rapide, il y a des moments qui auraient vraiment mérité d'être plus développés mais l'ensemble s'avère fluide et très agréable à suivre. Peu de scènes m'ont paru foncièrement inutiles. Bien au contraire, je suis même plus déçu qu'il en manque un paquet et quitte à faire crier les détracteurs de ce film, si cela aurait pu nous faire gagner en lyrisme et donner une dimension plus épique au film, je n'aurais rien eu contre une version qui dure un peu plus longtemps mais qui se rapproche plus de l'esprit du roman. De toute façon, j'ai pas trop senti de longueurs donc la durée ne m'a vraiment pas gêné.

Les différents décors sont eux aussi magnifique. L'île de Céphalonie est un personnage à part entière dans le livre. Ici, elle n'a peut-être pas une place aussi importante mais elle n'en reste pas moins non négligeable. L'île est vraiment d'une très grande beauté avec une photographie que j'ai trouvée sublime ainsi qu'une lumière chaleureuse qui nous donne envie à nous aussi de faire partie des habitants. Le contraste entre la beauté et la quiétude de cette île face aux atrocités de la guerre rend le paradoxe de la situation encore plus saisissant.

Les costumes sont eux aussi pas mal du tout. Il colle bien avec les différents personnages et leurs caractères tout en nous plongeant dans l'époque de son action. L'ensemble m'a semblé bien crédible à mes yeux. Quant à la bande originale, elle est composée par Stephen Warbeck et est également magnifique. La musique se devait d'avoir une part importante dans ce long métrage et ce fut le cas. J'ai notamment beaucoup aimé la chanson de Pelagia dont la mélodie est telle que je me l’étais faite dans ma tête (le livre est par moment très musical je trouve). "Ricordo Ancor" est d'ailleurs bien interprété lors du générique de fin par Russell Watson.

Pour résumer, "Capitaine Corelli" est un très bon film. J'aurais même pu le trouver encore meilleur si je n'avais pas lu auparavant le livre original de Louis De Bernières que j'aime beaucoup. Connaître ce roman a forcément joué, même inconsciemment, sur mon appréciation finale. Maintenant, malgré tout, j'ai quand même passé un bon moment. Le temps est passé assez vite et j'ai aimé "vivre" cette histoire que je m'étais imaginé lors de ma lecture. Le film me fait même aimer encore plus le livre. C'est regrettable qu'il y ait eu autant de coupes et un remontage du récit un peu brutal par rapport au récit d'origine. Dommage que ce soit trop gentillet, trop lisse et que l'on s'attarde plus sur la romance que sur le drame. Je comprends du coup la grande frustration que j'ai pu lire chez certains amateurs du livre. Maintenant, en tant que simple divertissement cinématographique, c'est quand même très agréable et appréciable je trouve avec des acteurs très bons (je conseille fortement la version originale pour ce film) ainsi qu'une mise en scène de John Madden bien soigné. Un film prévisible mais efficace que je pourrais revoir en tout cas je pense même si il ne surpasse jamais son modèle.

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3.5

Souviens-toi l'été dernier 3 (I'll Always Know What You Did Last Summer)

Souviens-toi l'été dernier 3

"Tu emporteras le secret dans ta tombe."

Bien qu'il trainait dans ma dvdthèque depuis un moment, j'ai tardé avant de découvrir "Souviens-toi l'été dernier 3". Pourtant, j'aime beaucoup les deux premiers opus que je trouve assez fun mais le peu que j'avais vu avant mon visionnage de ce troisième volet ne me laissait présager rien de bon. Pourtant, puisque je me suis refait les deux premier films il y a peu, l'occasion était trop belle et j'ai profité de ma lancé pour enfin découvrir cette troisième aventure...

Au final, le film n'est pas mauvais comme je le pensais... Il est bien pire que ça... Le scénario écrit par Michael D. Weiss ne se montre tout de suite clairement pas au niveau de ses prédécesseurs qui ne volaient pourtant pas haut dans le registre du slasher. Ici, la trame scénaristique est recopiée de façon totalement ridicule. Dès la base de départ, on sent qu'on veut tenter une relecture mais cela ne fonctionne jamais réellement. Le film tombe très vite dans tous les pièges du genre à tel point qu'il pourrait être citer en exemple dans les écoles de cinéma comme tout ce qu'il ne faut pas faire dans un slasher.

Je veux bien qu'un slasher soit assez simpliste mais bon à ce niveau-là, c'est juste effarant. Même en prenant tous les codes du genre, l'ensemble est très ennuyeux et se retrouve sans saveur ainsi que sans âme. Dès le début, j'ai senti que mon visionnage serait pénible. Les facilités et les incohérences sont nombreuses, encore plus grossière que la normal pour le genre. C'est ainsi que j'ai eu l'impression de voir un film assez vide de tout. Même dans un slasher des plus classique, on peut trouver des trucs intéressants mais là, j'ai quand même bien dû m'accrocher.

En fait, si je suis resté jusqu'à la fin, c'est principalement à cause de ma curiosité. Je voulais aller au bout du calvaire, j'ai toujours continué d’espérer que la fin relèverai un peu le niveau mais au fur et à mesure, j'ai bien dû me faire une raison et me rendre à l'évidence. Le deuxième volet de la franchise n'était pas grandement original, je l'admets, mais il était au moins bien divertissant. Avec ce troisième épisode, je me demande comment cette franchise a pu tomber si bas de façon si brutal. Quand je vois un tel résultat, cela ne m'étonne plus qu'à l'heure où j'écris ses lignes, on envisage un reboot car une remise à zéro me semble plus judicieux qu'un quatrième film tant cette histoire n'a eu de cesse de se tirer des balles dans le pied.

Après, si j'ai réussi à tenir, ce n'est pas qu’à cause de ma curiosité. Je me suis fait violence et devant un désastre qui s'annonce bien vite, j'ai pris le parti de me mettre à en rire. Car oui, le film deviendrait presque drôle dans sa façon de s'auto-parodier comme la scène ridicule ou pour dire "Je sais ce que tu as fait l'été dernier", notre tueur envoi ce message 50 fois par texto... Les deux fois où cette bande lance leur pacte de silence ça m'a juste fait énormément rire.

Cette façon de vouloir en rire m'a un peu aidé à faire passer la pilule. Je me suis demandé si l'équipe de ce film s'est vraiment prise au sérieux en réalisant cet ouvrage. J'ai du mal à le croire quand même comme l'issue finale qui flirte avec le surnaturelle et qui est juste grotesque. L'attaque finale face à notre tueur est si énorme, qu'elle aurait presque sa place dans un bon petit nanar sauf qu'ici malheureusement, j'ai quand même eu plus la sensation de me retrouver devant un navet plutôt qu'un nanar.

Quant aux acteurs, c'est bien simple, leurs jeux est juste inexistant (j'ai essayé la version française mais le doublage est pire...). On a juste quatre bonnes tête de vainqueur qu'on aimerait bien voir torturer par le tueur de façon sadique tant ça nous soulagerais. Seulement voilà, pas de pot, notre serial killer au crochet ne fait pas preuve de beaucoup d'inventivité et reste globalement bien lisse et bien gentillet. Il n'y a vraiment aucun comédien qui a su tirer son épingle du jeu à mes yeux. On a aucune sympathie pour cette bande et on ne cherche pas vraiment à en avoir.

Brooke Nevin, notre héroïne principale qui incarne Amber Williams est juste pathétique. Vous voyez le stéréotype de la blonde écervelé qui ne cesse de hurler, de pleurer et d'avoir peur dans les films d'horreur ? Eh bien, elle est ce stéréotype à elle seule. De toute façon, tous les acteurs de ce film sont dans leurs prestations des caricatures ambulantes. Précédemment, bien que j'appréciais la voir dans la franchise, j'admettais que Jennifer Love Hewitt était niaise (ça donnait même du charme au truc) mais là c'est pire. A côté, le personnage de Julie James dans les deux premiers films pourrait presque faire surdoué à côté du personnage de Amber et de la façon dont on l’interprète.

Que dire de David Paetkau en Colby Patterson ? C'est un sous- Barry William Cox (le personnage de Ryan Philippe dans le premier film). Écervelé comme sa copine, juste complétement stupide (parfois on se demande même si il ne faut pas l'interner), ce personnage est sans doute le plus risible de tous, une parodie à lui tout seul. Lui non plus n'est pas aidé par l'acteur qui l'incarne sans aucune conviction. Comme ses petits copains, quand je le vois gesticuler à l'écran, je me demande vraiment pourquoi personne ne lui a dit que ce qu'il faisait été mauvais... Son jeu à lui seul aurait mérité qu'un producteur brûle la pellicule et interdise le film de sortie...

Puis il y a Ben Easter en Lance Jones. Sa caricature à lui c'est le beau gosse de service célibataire amoureux de la blonde mais qui ne peut rien faire car elle a choisi le plus débile du groupe. Bien entendu, c'est un solitaire capable de tout pour ladite blonde (même défier son oncle, le shérif du coin) et il aime rouler en moto ainsi que montrer ses muscles lorsqu'il utilise une tronçonneuse pour couper du bois avec sa chemise de bucheron... Bizarrement, même si là aussi on atteint du niveau, l'acteur est peut-être celui qui s'en sort le mieux du groupe. C'est très loin d'être bon mais c'est le moins mauvais de tous pour moi.

On applaudira ensuite Torrey DeVitto en Zoé. Elle, c'est la rebelle, la rockeuse, celle qui a un groupe, une guitare et qui est à deux doigts de percer dans l'industrie de la musique si le tueur n'était pas venu mettre son grain de sel. La comédienne est mignonne... Oui je sais, c'est très réducteur mais je ne vois pas quoi dire d'autre. Son personnage ne sert pas à grand-chose, elle est un peu en retrait et du coup on se met à douter de la légitimité de sa présence ici. Mais bon, comme on n’est pas à un ou deux boulets près, elle a raison de tenter sa chance. Pas de chance, elle ne m'a jamais paru crédible elle aussi.

Dans le reste du casting, il n'y a rien de bien transcendant non plus. L'ensemble des rôles secondaires va de très mauvais à catastrophique. Je ne vais pas parler du tueur (Muse Watson me manque en Ben Willis), Don Shanks est juste là pour sa carrure et encore c'est son costume de pêcheur qui fait tout vu qu'on ne le voit quasiment jamais sauf dans le final ridicule. Le pote qui pète une durite dans son atelier m'a bien fait marrer aussi avec sa crise existentielle façon je veux me suicider mais je vais quand même courir pour pas que le tueur me tue. C'est vrai, c'est tellement plus logique de vouloir mourir en souffrant en s’auto-mutilant plutôt que de choisir la méthode certes brutal du psychopathe au crochet mais néanmoins efficace et rapide...

La réalisation de Sylvain White est elle aussi affreuse. Là encore pas de surprises, c'est dès le début qu'on est prévenu. Dès les premières images, mes yeux se sont mis à saigner tant c'est laid et malheureusement cela dure ainsi de bout en bout. La mise en scène clipesque digne d'un très très très mauvais téléfilm de quatrième partie de soirée sur une chaîne obscure du câble est vraiment détestable. L'effet de style ne fonctionne jamais. Pire, ça n'arrive même pas à masquer un tant soit peu le vide de l'ensemble, ça l'accentue bien au contraire.

Visuellement, on n’y croit jamais. Tout est creux et sans identité personnelle. Les angles de vues sont loin d'être très recherché et le montage est même assez mauvais (le film semble durer beaucoup plus que prévu). Il y a une multitude de passages qui sont superbement mal amené comme lors de cette scène où notre blonde se retrouve seule en pleine nature sans un arbre ou un rocher pour se cacher. Elle pose son vélo, regarde le paysage, se retourne et hop, notre tueur a pu lui crever le pneu ni vu ni connu et disparaître comme il est venu. Tant pis pour le spoiler (désolé j'évite en général) mais bon, c'est pour bien décrire le niveau général.

Les décors sont eux aussi très fade. Dans le premier volet, la ville nous offrait plein de rues pour tuer et paraissait vivante avec ses animations ainsi que son port. Dans le deuxième, ils faisaient presque office de personnage à part entière avec cette île dont on ne pouvait pas s'échapper. Là, c'est juste quelconque. L'ambiance des années 90 n'est plus là mais celle des années 2000 non plus... En fait, il n'y a même pas véritablement d'ambiance, aucune atmosphère particulière ne se dégage de ce film.

La photographie laide n'est aussi pas aidée par des choix de couleurs atroces. L'image n'est jamais belle, on a l'impression par moment que c'est filmé avec une caméra familial. En fait, quand on regarde le film dans son ensemble, je comprends maintenant pourquoi en France ce volet est sorti directement en vidéo. Parfois, on peut trouver ça injuste, là ce qui est injuste, c'est de l'avoir sorti en dvd et Blu-ray. Le grain un peu dégueulasse d'une VHS aurait presque pu sauver les meubles... Même la bande originale composée par Justin Caine Burnett est grotesque dans son aspect prévisible. Mes yeux saignaient j'ai écrit, mais mes oreilles aussi ont souvent étaient à la peine.

Pour résumer, "Souviens-toi l'été dernier 3" est juste un bon gros désastre que je préfère oublier et je sais que ma mémoire se chargera assez vite d'évacuer ce film de mon esprit. On aurait pu avoir une nouvelle direction intéressante mais en multipliant les clichés, les caricatures, les facilités, les incohérences etc etc, on a juste un film vide qui n'apporte rien et qui surtout ne nous divertit à aucun moment. Préférant en rire quand je vois que ce long métrage est proche de la parodie (dommage qu'il se prenne au sérieux du coup...), c'est ainsi que j'ai ris par moment mais ce ne fut pas suffisant pour sauver ma projection. C'est mal écrit, mal joué et c'est affreusement moche bref la prochaine fois, je passerais mon tour pour cet opus...

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0.5


Star Trek (2009)



"J'ai toujours été et je serais à jamais votre ami."

Cet avis à été écris lors de la sortie en salles du film. Je le remet aujourd'hui car j'ai revu le film récemment en blu-ray et mon avis n'as pas changé ;-) .

Je n'ai jamais été un très grand fan de "Star Trek". C'est pas que je trouve cette saga mauvaise bien au contraire (puis je n'ai pas vu assez de films ni même d'épisodes des différentes séries télévisées pour me permettre d'avoir un avis objectif), c'est juste que je n'ai jamais été attiré vers ses films. Le seul que j'ai vu (du moins, le seul dont je me souviens l'avoir vu), c'est "Premier contact" que j'avais trouvé sympa mais que j'ai aussi rapidement oublié. Du coup, loin d'être un parfait trekkie, je me suis dirigé vers mon cinéma dans l'espoir d'être pris aux tripes, de voir un vrai bon film qui me reconcillerais avec cette saga, accessible, divertissant et efficace. La bande annonce avait l'air d'être aussi prometteuse et le fait de ne rien connaitre de cet univers rendait ce reboot encore plus intéressant pour moi.

Je dois avouer que je n'ai pas été déçu et que le résultat final est au delà de mes attentes. Premier point positif de ce scénario, cette nouvelle aventure permet de repartir de zéro ce qui fait qu'il n'est pas forcément nécessaire d'avoir vu les autres films ou séries sur le sujet. On ne se sens à aucun moment perdus et les différents clins d'œil fait aux autres œuvres (du moins d'après ce que j'ai pu voir dans mes recherches) permettent aussi de satisfaire le plus nostalgique des fans (le fait d'intégrer le Spock du futur dans l'intrigue est d'ailleurs un clin d'œil excellent qui dépasse le simple caméo :-) ).

De cet univers, je gardais en souvenirs un langage compliqué avec des termes brouillons et confus qui gâché un peu le plaisir que je pouvait prendre. Ici, il y à bien quelques passages où les dialogues sont un peu brouillon (toute les explications sur le télétransportage par exemple avec des formules que j'ai trouvé barbante et pas forcément constructive par exemple) mais ils sont tellement peu présent qu'on les laisse rapidement passer à la trappe.

La trame avec d'un côté les gentils défenseurs de la galaxie et de l'autre le vilain méchant qui veut venger la mort de sa bien aimée n'est pas très original aussi quand on y regarde de plus près mais c'est amené de bien bonne façon ce qui fait que l'on reste tout de même captivé par cette histoire qui au passage ne s'empêchera pas de nous faire ses beaux discours moralisateurs sur l'amitié, le contrôle de soi, la destinée de tout un chacun, le sacrifice etc etc.

Avec le recul, je trouve que le scénario n'apporte pas grand chose de bien novateur mais c'est quand même raconté de façon intelligente ce qui fait qu'on ne s'ennuie pas et que ça passe assez facilement. Puis découvrir les origines de la relation entre Kirk et Spock avec la naissance de l'Enterprise est assez sympathique surtout lorsque l'on es novice dans ce monde. Le film ratisse large niveau spectateur et ça fonctionne pas mal avec un mélange parfait d'action, d'humour et de psychologie des personnages avec chacun leurs traits de caractère. C'est aussi une riche idée je trouve que d'avoir survoler l'enfance de ses héros. Ça nous permet de comprendre vite fait comment ils en sont arrivés là, le côté lourd en moins. Il n'y à d'ailleurs jamais véritablement de temps mort dans ce film qui passe relativement vite.

Pour mettre en chantier ce reboot, il fallait une distribution à la hauteur capable de rassembler un grand nombre de spectateur. De mon côté, c'est surtout Zachary Quinto qui m'as fait me déplacer. Je connaissais cet acteur via la série "Heroes" où il incarné un Sylar exceptionnel. C'est de loin mon acteur préféré dans cette série et j'avais vraiment hâte de le découvrir dans autre chose, dans quelque chose de totalement différent. L'acteur ne m'as absolument pas déçu. Toujours aussi charismatique malgré ses grandes oreilles synthétiques et son costume qui ferait pâlir le groupe Daft Punk, l'acteur m'as vraiment bluffé. J'ai trouvé qu'il montré une multitude de chose intéressante de par sa gestuelle et son regard. Même si Kirk est sensé être le Capitaine du vaisseau, une nouvelle fois dans cette saga, c'est bel et bien le personnage de Spock que j'ai trouvé le plus captivant et l'interprétation de Zachary Quinto y est pour beaucoup.

Kirk quand à lui est interprété par Chris Pine. C'est le premier long métrage que je vois avec lui aussi mais à l'instar de Zachary Quinto, je n'ai pas forcément envie d'en voir plus avec lui. Il est bon dans son rôle mais je l'ai quand même trouvé nettement moins charismatique, parfois même transparent et c'est vraiment regrettable. L'acteur livre le minimum syndical, c'est peut être moi qui n'ait pas été touché par sa prestation mais je pense qu'il y avait moyen de faire autre chose de plus consistant avec ce personnage légendaire de la saga.

Eric Bana est lui très bon dans son rôle de Néro. Son visage recouvert de peinture tribale n'aide pas forcément à le faire sortir du lot mais malgré tout j'ai trouvé que l'acteur s'en sortait bien. Ça ne restera pas pour moi le rôle le plus marquant de sa carrière, l'acteur étant capable de beaucoup mieux je pense mais son expérience et sa prestance font que sa tient la route. J'ai beaucoup aimé Bruce Greenwood en revanche. Rempli de classe, il fait pour sa part un véritable Capitaine et sa prestation est excellente. Que ce soit dans le timbre de sa voix ou dans sa gestuelle, l'acteur dégage quelque chose qui impose le respect et qui fait que son rôle fonctionne à l'écran.

Anton Yelchin s'en sors lui aussi très bien pourtant son accent russe fait vraiment cliché et lors de ses premières apparitions on ne peut s'empêcher d'avoir un rire nerveux mais le comédien arrive tout de même à faire en sorte qu'on oublie se cliché ce qui est pas mal. Simon Pegg joue très bien le registre du comique de service. J'aurais pensé qu'il aurait eu un rôle plus important dans ce film mais l'acteur apparait assez tardivement malheureusement ce qui ne l'empêche pas de nous faire sourire comme on l'aime.

Zoe Saldana apporte une petite touche de glamour assez plaisante quant à elle mais là encore, je trouve qu'on aurait pu mieux exploiter son personnage surtout qu'il y avait matière à faire son rôle ayant une certaine importance au sein de cette équipe. Il y a cependant deux autres acteurs qui sortent du lot pour moi avec Zachary Quinto : Jacob Kogan et Leonard Nimoy (et oui Spock toujours qui pour moi est le véritable héros du film, sans ce personnage, je ne sais pas si j'aurais autant aimé le film). Jacob Kogan tout d'abord m'as bluffé de par son jeune âge et la maitrise avec laquelle il incarne Spock jeune (à la différence de Jimmy Bennett qui incarne Kirk jeune lors d'une scène pas forcément utile je trouve). Dans son regard il dégage un petit quelque chose qui m'as fait pensé à Zachary Quinto ce qui fait que le passage de l'adolescence à l'âge adulte ne m'as pas choqué bien au contraire. Quant à Leonard Nimoy, plus qu'un simple caméo de luxe, il se voit octroyer une nouvelle fois le rôle de sa vie. Il montre avec brio qu'il restera toujours Spock dans le cœur des spectateurs (fans ou non) et pour quelqu'un comme moi qui connait mal cette saga, ce fut un véritable plaisir de le voir sur grand écran dans son rôle mythique où malgré les années, l'acteur est toujours aussi charismatique et classieux. Telle une passation de témoin, l'acteur s'en tire avec les honneurs et accompli quelque chose de vraiment bon. Le reste de la distribution est très bonne même si j'aurais aimé voir plus à l'écran des acteurs comme Winona Ryder, Jennifer Morrison ou Karl Urban que j'apprécie beaucoup.

Pour la mise en scène, je n'avais aucune crainte. Je faisais une confiance aveugle à J. J. Abrams qui m'avait déjà démontré son talent à plusieurs reprises et j'ai eu raison de lui faire confiance. Sa mise en scène est vraiment éblouissante. Au début, j'ai eu un peu peur car je trouvais que les combats spatiaux étaient un peu brouillon, que ça manqué de plans larges qui faisait que parfois on se demandé qui tiré sur qui mais passé cette scène, j'ai vraiment bien accrocher avec sa mise en scène très esthétique.

Sa réalisation à l'air d'être assez fidèle à l'image que je me faisais de cette saga avec des plans plus ou moins originaux qui exploite très bien les décors et la lumière qui est mise à sa disposition. Les effets spéciaux sont eux aussi très bons même si il y a quelques passages où j'ai moins accroché comme par exemple les bestioles dans la neige qui se mettent à courser Kirk. Mais bon, c'est juste le temps de une ou deux scènes qui font que je suis vite passer à autre chose. La bande originale de Michael Giacchino est pour ma part excellente. Elle reflète bien cet univers tout en exploitant bien le scénario que cette musique met en valeur. Sans jamais être trop lourd, la musique est toujours très bien choisie et accentue ce côté film d'aventure et film de science fiction.

Au final, "Star Trek" version 2009 est un très bon film pour moi. Avec le recul, je lui trouve certes quelques défauts mais ce divertissement s'avère si efficace et plaisant à voir que j'en suis presque à lui pardonner ses quelques facilités. Spock reste pour moi le véritable attrait de ce film de par la complexité de son personnage magnifiquement interprété par Zachary Quinto qui fait un peu plus parti de ces acteurs que je vais décider de suivre mais aussi par le jeune Jacob Kogan qui m'as bluffé et Leonard Nimoy qui m'as ravi. J'ai passé un vrai bon moment de cinéma devant ce film qui me donnerai presque envie de voir ou revoir en fonction des opus les autres films de la saga. On ne voit pas le temps passé devant ce bon film de science fiction que je recommande.

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4.5

Star Trek 10 : Nemesis



"Commandant... Si tu essaie encore de me toucher... Je te tue !"

Et bien voilà, avant de me revoir le reboot de la franchise ainsi que sa suite, j’en ai enfin fini avec la saga cinématographique originale de « Star Trek » et son ultime opus à savoir « Némésis ». Quand je regardais les affiches, j’avais un peu de craintes mais c’est quand même bien décidé que j’ai inséré mon Blu-ray dans le lecteur.

Au final, le résultat n’est pas aussi catastrophique que je le craignais. C’est même plutôt plaisant je dois le reconnaître. Il y a toujours énormément de facilités et il ne faut pas être très regardant sur la crédibilité d’un tel récit mais je me suis une nouvelle fois laissé prendre au jeu de cet univers. La fin au cinéma de l’équipage du Capitaine Picard n’est pas aussi forte que celle de la fin de l’équipage du Capitaine Kirk mais j’ai quand même pris du plaisir à suivre cette nouvelle aventure. Ca ne révolutionne pas le genre, c’est même déjà assez daté visuellement pour un film de 2002, mais c’est un divertissement efficace que j’ai trouvé intéressant et parfois même drôle.

Devant la caméra, Patrick Stewart semble toujours prendre du plaisir à incarné Jean Luc Picard. Charismatique, il s’impose une nouvelle fois en leader naturel. J’aime toujours aussi Brent Spiner qui au fil des épisodes aura très bien su faire évoluer son rôle de Data tout comme j’ai apprécié également l’évolution de Jonathan Frakes en Riker. Parmi les nouvelles têtes, je retiendrais surtout Tom Hardy (je ne m’attendais pas à le trouver ici) très bon en Shinzon ainsi que Ron Perlman méconnaissable (pour changer) en Viceroy. La distribution fait en tout cas son job et réussit à nous masquer quelques peu les légèretés scénaristique.

A la réalisation, l’équipe se retrouve aux mains d’un nouveau venu dans la franchise à savoir Stuart Baird. Le metteur en scène s’en sort plutôt bien d’une manière générale. Il est dans la continuité de ce que l’on a déjà pu voir et même si à l’écran, cela manque d’images fortes, de plans sensationnels qui nous scotche à notre siège, c’est quand même agréable à voir. C’est juste vraiment dommage que le long métrage semble plus vieux qu’il en a l’air avec ses effets visuels très cheap et ses incrustations parfois douteuses. Reste que le montage dynamique fait que je ne me suis pas trop ennuyer.

Pour résumer, « Star Trek 10 : Némésis » fut une bonne surprise pour moi. J’avais des craintes mais ce ne fut pas le désastre auquel je craignais. C’est même un épisode plutôt bon qui m’a replongé dans l’univers Star Trek avec plaisir. Dommage que la saga originale ne finisse pas sur un épisode plus fort, quand on le revoit, on comprend même l’utilité du reboot qui viendra quelques années plus tard mais je ne regrette vraiment pas en tout cas de l’avoir vu.

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3.5

Star Trek 9 : Insurrection



Petit à petit, j’arrive à la fin de mon cycle consacré à « Star Trek ». Après m’être refait il y a peu « Premier contact », c’est donc avec toute logique que je me suis visionner « Star Trek 9 : Insurrection ».

Pas spécialement exceptionnel, j’ai trouvé que le long métrage n’était pas non plus mauvais pour autant. On reprend les mêmes bases avec les critiques de fond sur la société avec cette fois ci comme trame une relecture de la fontaine de jouvence. Si le scénario est un brin bavard avec ses termes techniques inutiles (comme bien souvent dans le genre) qui semblent combler les trous ainsi qu’un humour parfois un peu lourd, le résultat n’en demeure pas moins assez efficace. Film le plus court de la franchise (à 3 minutes près avec le troisième volet), la durée m’a semblé plutôt bonne. Je n’ai pas regardé ma montre mais il n’aurait pas fallu que ça dure plus longtemps pour autant.

Devant la caméra, Patrick Stewart me semble de plus en plus à l’aise avec son rôle de Jean Luc Picard. Son équipage ne réussit pas à me faire oublier Kirk et Spock mais bon, il a au moins le mérite de posséder sa propre identité et sa propre âme. Brent Spiner en Data me plait lui aussi de plus en plus et son association avec Picard est souvent touchante. Globalement, si l’interprétation ne vole pas très haut, elle est en tout cas suffisamment correcte pour que je me laisse prendre au jeu.

Deuxième film de la franchise qu’il réalise, Jonathan Frakes fait dans la continuité. Le long métrage est bien dans son époque avec une surenchère visuelle que l’on a l’habitude de retrouver. Ce qui est dommage, c’est que les effets sont quand même assez grossiers et trop flashy. Si c’était kitsch et charmant à une époque, en 1999, c’est quand même limite je trouve avec ses incrustations qui sautent aux yeux à chaque plans et un visuel qui n’est peut-être pas à la hauteur d’un projet de cette envergure. Même les maquillages et les costumes commencent à dater avant l’heure à tel point que quand Picard fait péter la veste en cuir, cela passe nettement mieux.

Pour résumer, « Star Trek 9 : Insurrection » est un bon film. Ce n’est pas le volet qui marquera les annales de la saga je trouve mais il se laisse néanmoins regarder avec un certain plaisir. C’est agréable aussi de voir que la Fédération en prend un peu pour son grade et que toute la raison d’être de cette dernière soit remise en cause afin de revenir aux thèmes fondamentaux de la franchise. Pas mémorable, le long métrage est malgré tout assez divertissant et c’est déjà ça.

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3.0

Star Trek 8 : Premier contact (Star Trek : First Contact)



"- Il y a combien de planètes dans votre fédération ?
- Plus de 150 sont réparties sur 8 000 années lumières.
- Vous devez pas rentrer tous les dimanches."


De la saga cinématographique originale, « Star Trek 8 : Premier contact » était le seul film que j’avais vu. Cela remontait à quelques années et je dois bien avouer que je ne m’en souvenais plus trop à tel point qu’un nouveau visionnage me faisait bien plaisir.

Et on peut dire que ce fut plutôt bénéfique car j’ai vraiment eu l’impression de découvrir ce film. Absolument aucune image ne réveillait en moi un souvenir. Pourtant, c’est plutôt efficace. En termes d’action on est clairement au-dessus de son prédécesseur avec ce volet moins bavard qui va à l’essentiel.

Côté casting, Patrick Stewart en Jean Luc Picard fait toujours le boulot. Très charismatique, il s’impose toujours comme un leader naturel et j’ai nettement plus apprécié le personnage de Data ici (qui me rappelle Spock) ainsi que l’interprétation de Brent Spiner. L’équipage au complet fait le boulot tout comme les autres personnages à l’image de Zefram Cochrane (quel plaisir de voir à l’écran James Cromwell) ou Lily Sloane (très bonne Alfre Woodard). Mais bon, aussi bon soit-il, je dois reconnaitre que contre toute attente, il n’arrive jamais à la hauteur de l’équipage Kirk – Spock qui bien que kitsch avec le temps, était plus puissant et percutant je trouve (même si la nature humaine de Picard est développé de façon un peu plus subtile).

Jonathan Frakes (également comédien avec le rôle de William Riker) fourni une bonne réalisation sinon. Pas de doute, on est bien dans les années 90, la surenchère qui va avec. On sent de plus en plus l’écart visuel avec les six premiers films et dans un sens, ce n’est pas plus mal puisque ça permet de bien faire la différence avec l’après Kirk). Les effets spéciaux sont parfois limite mais reste agréable à voir tandis que le spectacle est au rendez-vous si une nouvelle fois, on ne s’attarde pas trop sur les différentes incohérences et autres facilités. Les maquillages et autres costumes sont eux aussi sympathique même si là aussi, je regrette le manque de kitsch. Il y a un petit charme qui manque je trouve notamment dans le look des Borgs mais bon, rien de bien méchant.

Pour résumer, « Star Trek 8 : Premier contact » est un très bon divertissement. J’ai passé un agréable moment et je me suis clairement moins ennuyé comparé à l’épisode précédent. Je commence à bien m’habituer à ce nouvel équipage, je sympathise de plus en plus avec certains personnages et si je trouve que le fond perd un peu en substance au détriment de la forme qui veut nous en mettre plein la vue, c’est quand même un long métrage plutôt plaisant à suivre.

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3.5

Star Trek 7 : Generations

Star Trek 7 : Generations

"Ne commencez-vous pas à sentir le temps qui vous rattrape ? Il est semblable à un prédateur. Il vous pourchasse. Oh, vous pouvez essayer de le distancer avec des médecins, des médicaments, de nouvelles technologies, mais à la fin, le temps va vous rattraper et vous tuer."

Passation de pouvoirs après l’équipage Spock – Kirk, je n’avais jamais eu l’occasion de voir ce septième film de la franchise « Star Trek » à savoir « Générations ». C’est maintenant chose faite avec un blu-ray qui une nouvelle fois est d’une qualité irréprochable.

Verdict ? Ça commençait plutôt bien, très bien même puis ensuite ça s’est vite enlisé. J’ai trouvé l’ensemble bavard, trop bavard et au final, je me suis totalement désintéressé de cette histoire voir même carrément ennuyé. Par moment il y a quand même de légers sursauts qui rendent malgré tout ce film intéressant mais globalement, c’est trop brouillon je trouve.

Pourtant le casting fait le boulot. Bien entendu, Spock manque énormément et Kirk se fait trop rare mais montre tout son charisme mais il fallait bien passé le relai. Du coup, Patrick Stewart s’en sort avec les honneurs dans son rôle du Capitaine Jean Luc Picard. A ses côtés, c’est sans doute le manque d’habitude mais je trouve que ça manque de consistance (notamment le rôle de Data qui est un peu lourd) malgré plein de bonnes volontés.

Niveau réalisation, c’est plutôt bien foutu. On sent qu’on est dans les années 90, les effets visuels ont bien progressé et même si tout n’est peut-être pas non plus à la hauteur de ce projet, c’est quand même correct (la restauration Blu-ray aide beaucoup aussi).

Au final, je tiens pour le moment avec ce septième volet l’épisode que j’aime le moins de la franchise. Il y a de bonnes idées, le relai est bien passé mais c’est beaucoup trop bavard, le film aurait gagné en simplicité, il en serait devenu plus percutant. C’est vraiment dommage mais je reste quand même confiant pour la suite.

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2.5

Star Trek 6 : Terre inconnue (Star Trek VI: The Undiscovered Country)

Star Trek 6 : Terre inconnue

"Un de mes ancêtres soutenait que si vous eliminiez l'impossible, ce qui demeurait, quoique improbable, ne pouvait être que la vérité."

Je continue ma découverte de la galaxie avec la franchise « Star Trek » et ce sixième opus à savoir « Terre inconnue ».

J’ai adoré. Après un cinquième film qui m’avait un peu déçu en certain point, j’ai été de nouveau pris par ce nouveau scénario. Le parallèle avec la société actuelle, le racisme, la tolérance etc etc est certes un peu facile mais efficace. Ça sonne juste, j’ai été captivé par ce complot même si je me doutais de son issue finale et j’ai passé un super moment.

C’est une joie aussi que de retrouver l’équipage de l’Enterprise. Les ravages du temps se font toujours ressentir (bien que moins que le cinquième film bizarrement) mais cette fois ci on l’assume et ça rentre bien dans ce scénario avec un discours final touchant qui nous démontre à quel point ils auront marqué la franchise.

La mise en scène de Nicholas Meyer est très bonne aussi. Les effets visuels sont une nouvelle fois très kitsch, ils ont peut-être pas autant de charme que les précédent car l’époque ne justifie pas tout cette fois ci, mais on est dans un « Star Trek » il n’y a pas de doutes et si on aime cet univers, on se laisse volontiers prendre au jeu.

Au final, ce sixième opus se hisse sur mon podium des épisodes de la franchise que j’apprécie le plus. Le film n’est pas exempt de défauts mais j’ai quand même passé un super moment et trouvé ce volet à la hauteur de mes espérances.

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4.0

Star Trek 5 : L'ultime frontière (Star Trek V: The Final Frontier)

Star Trek 5 : L'ultime frontière

"Bon sang McCoy, vous êtes médecin. Vous devriez savoir que la souffrance et la culpabilité ne peuvent pas s'enlever d'un coup de baguette magique. Ce sont les choses que nous portons en nous, des choses qui font de nous ce que nous sommes. Si nous les perdons, nous nous perdons nous-mêmes. Je ne veux pas qu'on m'enlève ma souffrance ! J'ai besoin de ma souffrance !"

Un des volets de la franchise que j'aime le moins pour le moment même si le résultat reste correct. A la réalisation, Spock passe le relai à Kirk, ça reste cohérent et le côté kitsch du truc apporte pas mal de charme. Le seul hic, c'est que l'histoire de base ici ainsi que son final ne m'a pas passionné plus que ça même si j'ai aimé les quelques touches d'humour. C'est donc pas le volet que je désirerais revoir le plus mais j'ai quand même passé un bon moment et je continue de bien aimer cette saga cinématographique :-) .

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3.0

Star Trek 4 : Retour sur Terre (Star Trek IV : The Voyage Home)

Star Trek 4 : Retour sur Terre

" - Comment se porte la patiente, docteur ?
- Il s'en tirera.
- Il ? Vous étiez entrés avec une femme !
- On avait mal regardé."


Quatrième volet de la saga Star Trek, j'ai trouvé cet épisode assez sympathique et surprenant. Surprenant car il est plus proche de la comédie, de la parodie, plutôt que de la science fiction mais je me suis bien marrer. Derrière son discours écolo, sa critique de la société ainsi que de la nature humaine et son choc des époques, j'en ai presque oublié le côté futuriste de ce film. Cela aurait pu être un défaut mais au final, je me suis amusé et c'est tout ce qui compte. Pour la science fiction et l'aventure galactique, on verra plus tard dans l'épisode 5 ^^

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3.5

Star Trek 3 : A la recherche de Spock (Star Trek III: The search for Spock)

Star Trek 3 : A la recherche de Spock

"- Mon Dieu McCoy, qu'est-ce que j'ai fait ?
- Ce que vous deviez faire et que vous réussissez toujours : Vaincre la mort et la transformer en une chance de vie."


Un ton en dessous des deux premiers volets, cet épisode reste néanmoins sympathique le temps arrangeant aussi les choses. En effet, c'est tellement kitsch et surjoué que j'ai de la tendresse pour ses premiers volets et même si dans ce troisième film, il ne se passe pas foncièrement grand chose, j'ai quand même passé un bon moment. Petit plus, la présence de Christopher Llyod toujours aussi plaisant (même si ce n'est pas LE rôle de sa filmographie Nom de Zeus !!!)

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3.0

samedi 24 janvier 2015

Cops - Les forces du désordre (Let's Be Cops)

Cops - Les forces du désordre De : Luke Greenfield.

Avec : Jake Johnson, Damon Wayans Jr., Rob Riggle, Nina Dobrev, James D'Arcy, Andy Garcia, Keegan-Michael Key, Jonathan Lajoie, Natasha Leggero, Tom Mardirosian...

Genre : Comédie.

Origine : États-Unis.

Durée : 1 heure 45.

Date de sortie : 21 janvier 2015.




Synopsis : Lorsque deux amis se déguisent en policiers pour une soirée, ils deviennent rapidement la nouvelle sensation du quartier et prennent goût à leur nouveau pouvoir. Mais lorsque ces nouveaux « héros » se retrouvent mêlés à un véritable réseau de truands et de détectives corrompus, ils vont devoir mettre de côté leur fausse plaque et agir en « vrais » flics !

Bande annonce française

"On passe dans la catégorie "délires de concours" "

3.5

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lundi 19 janvier 2015

Souviens-toi l'été dernier 2 (I Still Know What You did Last Summer)

Souviens-toi l'été dernier 2 De : Danny Cannon.

Avec : Jennifer Love Hewitt, Freddie Prinze Jr., Brandy Norwood, Mekhi Phifer, Matthew Settle, Muse Watson, Bill Cobbs, Jennifer Esposito, Jack Black, John Hawkes, Mark Boone Junior, Michael P. Byrne...

Genre : Épouvante.

Origine : États-Unis.

Durée : 1 heure 40.

Date de sortie : 13 janvier 1999.




Synopsis : Un an après le terrible drame qui a décimé ses amis, Julie est toujours hantée par la terrible vengeance du tueur au crochet. Quand Karla l'invite à partager un séjour aux Bahamas, Julie y voit l'occasion de tout oublier. Les deux jeunes filles partent en compagnie de Tyrell, le petit ami de Karla et de Will, que Julie ne laisse pas indifférent. A leur arrivée, ils découvrent qu'ils sont les seuls hôtes de l’hôtel. La saison des ouragans vient juste de débuter. Et lorsque les premiers évènements étranges surviennent, Julie donne l'alarme, mais personne ne veut la croire.

Bande annonce française

"- Cool mec. Tout le monde à besoin de planer hein. C'est pas vrai les filles ? Qu'est-ce que je peux faire qui vous ferais plaisir ?
- Prends un bain !"


3.5

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Les nouveaux sauvages (Relatos salvajes)

Les nouveaux sauvages De : Damián Szifron.

Avec : Ricardo Darín, Oscar Martinez, Leonardo Sbaraglia, Erica Rivas, Dario Grandinetti, Julieta Zylberberg, Rita Cortese, María Marull, Walter Donado, Mónica Villa, Cesar Bordon...

Genre : Comédie - Drame.

Origine : Argentine - Espagne.

Durée : 2 heures 02.

Date de sortie : 14 janvier 2015.




Synopsis : L'inégalité, l'injustice et l'exigence auxquelles nous expose le monde où l'on vit provoquent du stress et des dépressions chez beaucoup de gens. Certains craquent. Les Nouveaux sauvages est un film sur eux.
Vulnérables face à une réalité qui soudain change et devient imprévisible, les héros des Nouveaux sauvages franchissent l'étroite frontière qui sépare la civilisation de la barbarie. Une trahison d'amour, le retour d'un passé refoulé, la violence enfermée dans un détail quotidien, sont autant de prétextes qui les entraînent dans un vertige où ils perdent les pédales et éprouve l'indéniable plaisir du pétage de plombs.

Bande annonce française

2.0

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La dame en noir 2 : L'ange de la mort (The Woman in Black: Angel Of Death)

La dame en noir 2 : L'ange de la mort De : Tom Harper.

Avec : Phoebe Fox, Jeremy Irvine, Helen McCrory, Adrian Rawlins, Leanne Best, Oaklee Pendergast, Amelia Pidgeon, Ned Dennehy, Aklfie Simmons...

Genre : Épouvante.

Origine : Grande Bretagne.

Durée : 1 heure 38.

Date de sortie : 14 janvier 2014.




Synopsis : Pendant la Seconde Guerre mondiale, huit écoliers accompagnés par la directrice de l’école et une jeune enseignante, quittent Londres pour se mettre à l’abri dans le petit village de Crythin Gifford. Ils s’installent dans une vieille demeure sur une petite île au large de la côte. Leur présence va bientôt réveiller une épouvantable force maléfique…

Bande annonce française

"Jamais elle ne pardonnera. Toujours elle reviendra. Aucun espoir d'échapper à la Dame en noir."

2.5

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Joker (Wild Card)

Joker De : Simon West.

Avec : Jason Statham, Michael Angarano, Milo Ventimiglia, Dominik García-Lorido, Hope Davis, Stanley Tucci, Max Casella, Jason Alexander, Sofia Vergara, Anne Heche, Chris Browning...

Genre : Action.

Origine : États-Unis.

Durée : 1 heure 33.

Date de sortie : 14 janvier 2015.




Synopsis : Nick Wild, ex-marine addict au jeu, se reconvertit dans la protection rapprochée de clients lucratifs. Il compte ainsi quitter Las Vegas pour mener une vie meilleure. Lorsque son ancienne compagne, Holly, est retrouvée battue et laissée pour morte, Nick accepte de l’aider à se venger. Il va rapidement découvrir que le coupable n’est autre que Danny DeMarco, membre d’une puissante famille du milieu.

Bande annonce française

"- J'ai besoin de références.
- Comment ça ? Vous voulez connaître ma formation ?
- Un truc comme ça.
- Un truc comme ça... Alors, on m'as déjà démoli, explosé, menti, chié et tiré dessus. En fait, plus rien ne m'étonne vraiment mise à part peut-être la bêtise humaine. J'ai mon brevet de pilote. J'ai appris le karaté à Tokyo. J'ai donné des cours d'économie à Yale. Je pourrais mémoriser la première page du New-York Times en cinq minutes et la re-balancer dans cinq semaines. J'ai été champion national de boxe trois ans d'affilé. J'ai appris à parler quatre langues et je peux draguer en cinq autres avec une aisance désespérante.
- Ça alors !
- Me coupe pas ! J'ai pas fini.
-Sérieux ?
- Et surtout... je baratine à fond."


2.0

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mercredi 14 janvier 2015

Hard Day (Moo-deom-kka-ji Gan-da)

Hard Day De : Kim Seong-hun.

Avec : Lee Seon-gyoon, Jo Jin-woong, Shin Jung-Keun, Jeong Man-Sik, Dong Mi Shin, Kim Dong-hyun, Joo Seok-tae, Heo Jung-eun...

Genre : Policier.

Origine : Corée du Sud.

Durée : 1 heure 51.

Date de sortie : 7 janvier 2015.




Synopsis : En route pour assister aux funérailles de sa mère, et tandis qu’il est visé par une enquête pour corruption, le commissaire KO Gun-su renverse accidentellement un homme. Pour se couvrir, il décide de cacher le corps dans le cercueil de sa mère.
Lorsque l'affaire est découverte, on nomme son partenaire pour mener l’enquête. Et quand l’unique témoin de l’accident l’appelle pour le faire chanter, Gun-su comprend qu’il n’est pas au bout de ses peines…

Bande annonce française

"Faut pas risquer sa peau en posant trop de questions."

3.5

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mardi 13 janvier 2015

Les souvenirs

Les souvenirs De : Jean-Paul Rouve.

Avec : Mathieu Spinosi, Michel Blanc, Annie Cordy, Chantal Lauby, Audrey Lamy, William Lebghil, Flore Bonaventura, Arnaud Henriet, Jacques Boudet...

Genre : Comédie - Drame.

Origine : France.

Durée : 1 heure 36.

Date de sortie : 14 janvier 2015.




Synopsis : Romain a 23 ans. Il aimerait être écrivain mais, pour l'instant, il est veilleur de nuit dans un hôtel. Son père a 62 ans. Il part à la retraite et fait semblant de s'en foutre. Son colocataire a 24 ans. Il ne pense qu'à une chose : séduire une fille, n'importe laquelle et par tous les moyens. Sa grand-mère a 85 ans. Elle se retrouve en maison de retraite et se demande ce qu'elle fait avec tous ces vieux.
Un jour son père débarque en catastrophe. Sa grand-mère a disparu. Elle s'est évadée en quelque sorte. Romain part à sa recherche, quelque part dans ses souvenirs…

Bande annonce française

"- Première question : Est-ce que votre mère est majeure ?
- T'énerves pas.
- On voit de tout nous ici.
- Une mère plus jeune que son fils, t'as déjà vu ça, toi ?!?"


3.5

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dimanche 11 janvier 2015

L'affaire SK1

L'affaire SK1 De : Frédéric Tellier.

Avec : Raphaël Personnaz, Olivier Gourmet, Nathalie Baye, Adama Niane, Michel Vuillermoz, Thierry Neuvic, Christa Theret, William Nadylam, Marianne Denicourt, Chloé Stefani...

Genre : Policier.

Origine : France.

Durée : 2 heures.

Date de sortie : 7 janvier 2015.




Synopsis : Paris, 1991. Franck Magne, un jeune inspecteur fait ses premiers pas à la Police Judiciaire, 36 quai des Orfèvres, Brigade Criminelle. Sa première enquête porte sur l’assassinat d’une jeune fille. Son travail l’amène à étudier des dossiers similaires qu’il est le seul à connecter ensemble. Il est vite confronté à la réalité du travail d’enquêteur : le manque de moyens, les longs horaires, la bureaucratie…
Pendant 8 ans, obsédé par cette enquête, il traquera ce tueur en série auquel personne ne croit. Au fil d’une décennie, les victimes se multiplient. Les pistes se brouillent. Les meurtres sauvages se rapprochent. Franck Magne traque le monstre qui se dessine pour le stopper. Le policier de la Brigade Criminelle devient l’architecte de l’enquête la plus complexe et la plus vaste qu’ait jamais connu la police judiciaire française. Il va croiser la route de Frédérique Pons, une avocate passionnée, décidée à comprendre le destin de l’homme qui se cache derrière cet assassin sans pitié.
Une plongée au cœur de 10 ans d’enquête, au milieu de policiers opiniâtres, de juges déterminés, de policiers scientifiques consciencieux, d’avocats ardents qui, tous, resteront marqués par cette affaire devenue retentissante : « l’affaire Guy Georges, le tueur de l’est parisien ».

Bande annonce française

"Le code génétique a été baptisé "SK1" : Serial Killer numéro 1. C'est le premier tueur en série dont on a l'empreinte génétique."

4.0

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Vol au-dessus d'un nid de coucou (One Flew Over the Cuckoo's Nest)

Vol au-dessus d'un nid de coucou De : Milos Forman.

Avec : Jack Nicholson, Louise Fletcher, Will Sampson, Brad Dourif, Danny DeVito, Christopher Lloyd, Michael Berryman, Vincent Schiavelli, Dean R. Brooks, William Redfield, Peter Brocco...

Genre : Drame.

Origine : États-Unis.

Durée : 2 heures 09.

Date de sortie : 1er mars 1976.




Synopsis : Pour échapper à la prison, Randle McMurphy est prêt à tout... même à se faire passer pour un malade mental. Interné dans un hôpital psychiatrique, il découvre, au-delà de leur folie, des êtres fragiles et attachants, soumis à l'autorité oppressive de l'infirmière Ratched. S'insurgeant alors contre les règles établies, il décide de révolutionner ce petit monde.

Bande annonce originale

"Tu sais qu'être con à ce point-là, ce n'est pas donné à tout le monde !"

4.5

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Invincible (Unbroken)

Invincible De : Angelina Jolie.

Avec : Jack O'Connell, Domhnall Gleeson, Miyavi, Garrett Hedlund, Jai Courtney, Finn Wittrock, Vincenzo Amato, Maddalena Ischiale, Alex Russell, C.J. Valleroy, John D'Leo...

Genre : Drame - Biopic.

Origine : États-Unis.

Durée : 2 heures 17.

Date de sortie : 7 janvier 2015.




Synopsis : L'incroyable destin du coureur olympique et héros de la Seconde Guerre mondiale Louis "Louie" Zamperini dont l'avion s'est écrasé en mer en 1942, tuant huit membres de l'équipage et laissant les trois rescapés sur un canot de sauvetage où deux d'entre eux survécurent 47 jours durant, avant d'être capturés par la marine japonaise et envoyés dans un camp de prisonniers de guerre.

Bande annonce française

"Si je tiens, c'est gagné !"

3.5

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samedi 10 janvier 2015

Fanboys

Fanboys De : Kyle Newman.

Avec : Sam Huntington, Chris Marquette, Jay Baruchel, Dan Fogler, Kristen Bell, William Shatner, Carrie Fisher, Billy Dee Williams, Danny Trejo, Jaime King, Christopher McDonald, Jo Lo Truglio...

Genre : Comédie.

Origine : États-Unis.

Durée : 1 heure 26.

Date de sortie : 2 août 2011 (Direct to dvd / Blu-ray).




Synopsis : 1998, quatre fans de Star Wars parcourent les États-Unis pour réaliser le dernier vœu d'un ami : voir "Star Wars - Épisode I : La Menace Fantôme" avant sa sortie en salle. Ils se rendent alors au Skywalker Ranch de George Lucas pour voler une copie du film. Mais leur voyage ne sera pas de tout repos...

Bande annonce française

"Vous plaisantez ? Je suis William Shatner, je peux pécho ce que je veux !"

3.5

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Une heure de tranquillité

Une heure de tranquillité De : Patrice Leconte.

Avec : Christian Clavier, Carole Bouquet, Valérie Bonneton, Stéphane De Groodt, Rossy De Palma, Sébastien Castro, Arnaud Henriet, Christian Charmetant...

Genre : Comédie.

Origine : France.

Durée : 1 heure 19.

Date de sortie : 31 décembre 2014.




Synopsis : Michel, passionné de jazz, vient de dénicher un album rare qu’il rêve d’écouter tranquillement dans son salon. Mais le monde entier semble s’être ligué contre lui : sa femme choisit justement ce moment pour lui faire une révélation inopportune, son fils débarque à l’improviste, un de ses amis frappe à la porte, tandis que sa mère ne cesse de l’appeler sur son portable… Sans parler du fait qu’il s’agit ce jour-là de la fameuse Fête des Voisins… Manipulateur, menteur, Michel est prêt à tout pour avoir la paix. Est-il encore possible, aujourd’hui, de disposer d’une petite heure de tranquillité ?

Bande annonce française

"- T'as pas de cœur.
- Ça m'étonnerait. En plus, je fais de la tachycardie."


2.5

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A most violent year

A most violent year De : J. C. Chandor.

Avec : Oscar Isaac, Jessica Chastain, Albert Brooks, David Oyelowo, Elyes Gabel, Alessandro Nivola, Catalina Sandino Moreno, Peter Gerety, Christopher Abbott...

Genre : Drame.

Origine : États-Unis.

Durée : 2 heures 05.

Date de sortie : 31 décembre 2014.




Synopsis : New York - 1981. L'année la plus violente qu'ait connu la ville. Le destin d'un immigré qui tente de se faire une place dans le business du pétrole. Son ambition se heurte à la corruption, la violence galopante et à la dépravation de l'époque qui menacent de détruire tout ce que lui et sa famille ont construit.

Bande annonce française

"Quand tu as peur de sauter, c'est là qu'il faut sauter. Sinon, tu n'avances pas dans la vie. Et ça, je m'y refuse."

3.0

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dimanche 4 janvier 2015

Cold in July

Cold in July De : Jim Mickle.

Avec : Michael C. Hall, Sam Shepard, Don Johnson, Nick Damici, Vinessa Shaw, Wyatt Russell, Brogan Hall, Lanny Flaherty, Kristin Griffith, Laurent Rejto, Tim Lajcik...

Genre : Thriller - Drame.

Origine : États-Unis - France.

Durée : 1 heure 49.

Date de sortie : 31 décembre 2014.




Synopsis : 1989. Texas. Par une douce nuit, Richard Dane abat un homme qui vient de pénétrer dans sa maison. Alors qu’il est considéré comme un héros par les habitants de sa petite ville, il est malgré lui entraîné dans un monde de corruption et de violence.

Bande annonce française

"Allons-y. C'est règlement de comptes à OK Corral !"

3.5

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jeudi 1 janvier 2015

Le Père Noël

Le Père Noël De : Alexandre Coffre.

Avec : Tahar Rahim, Victor Cabal, Annelise Hesme, Michaël Abiteboul, Philippe Rebbot, Jean-François Cayrey, Amélie Glenn, Satya Dusaugey...

Genre : Comédie - Drame.

Origine : France.

Durée : 1 heure 20.

Date de sortie : 10 décembre 2014.




Synopsis : En cette nuit de Noël, Antoine, six ans, n’a qu’une idée en tête : rencontrer le Père Noël et faire un tour de traîneau avec lui dans les étoiles…
Alors quand celui-ci tombe comme par magie sur son balcon, Antoine est trop émerveillé pour voir en ce Père Noël un cambrioleur déguisé, qui dérobe les bijoux dans les appartements des beaux quartiers.
Et malgré tous les efforts du Père Noël pour se débarrasser d’un Antoine déterminé, ils vont former alors un duo invraisemblable, parcourant Paris de toit en toit, chacun à la recherche de son rêve…

Bande annonce française

"Maintenant la magie de Noël peut commencer !"

3.0

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dimanche 28 décembre 2014

Hansel et Gretel : Witch hunters (Hansel and Gretel: Witch Hunters)

Hansel et Gretel : Witch Hunters De : Tommy Wirkola.

Avec : Jeremy Renner, Gemma Arterton, Famke Janssen, Peter Stormare, Pihla Viitala, Derek Mears, Ingrid Bolso Berdal, Joanna Kulig, Thomas Mann, Bjorn Sundquist, Rainer Bock...

Genre : Action - Fantastique - Épouvante.

Origine : Allemagne - États-Unis.

Durée : 1 heure 28.

Date de sortie : 6 mars 2013.




Synopsis : Liés par le sang, Hansel et Gretel ont aujourd’hui soif de vengeance, et ils s’en donnent à cœur joie. Pourtant, sans le savoir, ils sont désormais victimes d’une menace bien plus grande que leurs ennemis : leur passé.

Bande annonce française

"- Elle à l'air en colère.
- Ouais, si j'avais sa tête, moi aussi je serais en colère."


3.5

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Exodus : Gods and Kings

Exodus : Gods and Kings De : Ridley Scott.

Avec : Christian Bale, Joel Edgerton, John Turturro, Aaron Paul, Ben Mendelsohn, Sigourney Weaver, Ben Kingsley, María Valverde, Dar Salim, Golshifteh Farahani, Indira Varma...

Genre : Péplum.

Origine : États-Unis.

Durée : 2 heures 31.

Date de sortie : 24 décembre 2014.




Synopsis : L’histoire d’un homme qui osa braver la puissance de tout un empire.
Voici une nouvelle vision de l’histoire de Moïse, leader insoumis qui défia le pharaon Ramsès, entraînant 600 000 esclaves dans un périple grandiose pour fuir l’Égypte et échapper au terrible cycle des dix plaies.

Bande annonce française

"Voyons qui de nous deux massacrent le mieux. Toi ou moi ?"

3.5

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Perception

Perception Crée par : Kenneth Biller et Mike Sussman en 2012.

Avec : Eric McCormack, Rachael Leigh Cook, Kelly Rowan, Scott Wolf, Arjay Smith, LeVar Burton, DJ Qualls, David Paymer...

Genre : Policier - Comédie.

Origine : États-Unis.

Durée : Épisodes de 42 minutes.

Saisons : 3.




Synopsis : Le professeur Daniel Pierce, un neuroscientifique excentrique et paranoïaque qui enseigne à l'université, aide le gouvernement à résoudre des enquêtes complexes. Il fait équipe avec une de ses anciennes élèves, Kate Moretti, responsable de son recrutement au sein du FBI...

3.0

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samedi 27 décembre 2014

Souviens-toi l'été dernier (I know What You Did Last Summer)

Souviens-toi l'été dernier De : Jim Gillespie.

Avec : Jennifer Love Hewitt, Sarah Michele Gellar, Freddie Prinze Jr., Ryan Philippe, Johnny Galecki, Anne Heche, Bridgette Wilson, Muse Watson, Stuart Greer...

Genre : Épouvante.

Origine : États-Unis.

Durée : 1 heure 40.

Date de sortie : 28 janvier 1998.




Synopsis : La nuit de la fête nationale, Julie, Helen, Ray et Barry ont par accident renversé un inconnu. Devant la crainte de leur avenir compromis par ce drame, ils décident de faire disparaître le corps et font le serment de ne rien dire à personne, jamais. L'été suivant, chacun des quatre amis se trouve confronté à des événements terrifiants. Ils doivent se rendre à l'évidence : quelqu'un sait ce qu'ils ont fait et semble bien décidé à le leur faire payer.

Bande annonce française

"- Tu as des ennuis mon enfant ?
- Oui... Oui, j'ai même de gros ennuis.
- C'est dommage. C'est d'autant plus triste qu'on est le 4 juillet. Une gamine comme toi devrait être en train de s'amuser, de boire, de faire la fête, d'écraser les gens et de s'en tirer à bon compte. Ce genre de choses.
- C'est vous ?... Ben Willis ?
- Bravo. Je vois que tu as fait tes devoirs de vacances."


4.0

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jeudi 25 décembre 2014

Le Septième fils (The Seventh Son)

Le Septième fils De : Sergey Bodrov.

Avec : Jeff Bridges, Ben Barnes, Julianne Moore, Alicia Vikander, Antje Traue, Olivia Williams, John DeSantis, Kit Harington, Djimon Hounsou, Jason Scott Lee, Kandyse McClure, Luc Roderique...

Genre : Fantastique.

Origine : États-Unis.

Durée : 1 heure 42.

Date de sortie : 17 décembre 2014.




Synopsis : Une époque enchantée, où les légendes et la magie ne font qu'un…L’unique guerrier survivant d'un ordre mystique part en quête d'un héros prophétique doté d’incroyables pouvoirs, désigné par la légende comme étant le dernier des Sept Fils.
Le jeune héros malgré lui, arraché à la vie tranquille de fermier qu'il menait jusqu'à présent, va tout quitter pour suivre ce nouveau mentor rompu au combat. Ensemble ils tenteront de terrasser une reine d’autant plus maléfique qu’elle a levé contre le royaume une armée d'assassins redoutables aux pouvoirs surnaturels.

Bande annonce française

"- Comment on combat un Gobelin ?
- On ne le combat pas, on fuit !"


2.0

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Dumb and Dumber De (Dumb and Dumber To)

Dumb and Dumber De De : Bobby Farrelly et Peter Farrelly.

Avec : Jim Carrey, Jeff Daniels, Rob Riggle, Laurie Holden, Rachel Melvin, Kathleen Turner, Steve Tom, Don Lake, Tembi Locke, Patricia French...

Genre : Comédie.

Origine : États-Unis.

Durée : 1 heure 49.

Date de sortie : 17 décembre 2014.




Synopsis : Vingt ans après, Lloyd et Harry sont toujours amis – et toujours aussi débiles ! Quand ils apprennent qu’Harry est père, les deux amis se lancent dans un nouveau road trip à la recherche de sa fille. Ils vont sillonner le pays à bord de véhicules toujours plus improbables, semant la folie et le chaos jusqu’à un endroit où ils n’auraient jamais dû pouvoir se retrouver…

Bande annonce française

"J'adore ! J'adore !"

4.0

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La mandoline du Capitaine Corelli (Captain Corelli's Mandolin)

La mandoline du Capitaine Corelli De : Louis De Bernières.

Origine : Grande Bretagne.

Genre : Drame - Guerre.

Date de publication : 1993.

Nombre de pages : 690.

Nombre de chapitres : 73 ainsi qu'une note de l'auteur.





Quatrième de couverture : "L'île à moitié oublié de Céphalonie s'élève imprudemment de la mer Ionienne. Elle est tellement chargée d'antiquité que les pierres elles-mêmes exhalent la nostalgie et que la terre rouge reste hébétée non seulement par le soleil mais aussi par le poids insupportable de la mémoire."
Sur cette île en apparence bénie des dieux, des ouragans vont pourtant se déchaîner dès 1939 ; à l'occupation italienne va succéder l'invasion allemande et son cortège d'exactions. Puis, à partir de 1945, les maquis rouges feront régner leur terrible loi. Et quand enfin la paix semble revenue, le meurtrier tremblement de terre de 1953 dévaste Céphalonie à son tour.
Que deviennent les destins individuels au cœur de tant de drames ? Un amour aussi fragile que celui de Pélagia, la jolie petite Grecque, et du séduisant Capitaine Corelli peut-il résister ? Car comment résiste-t-on à la haine, la peur, la faim, la folie, la mort ? Est-il possible de continuer à vivre quand il ne reste plus que le souvenir, la tendresse, la musique - ah, la musique d'une certaine mandoline... - à leur opposer ?

"L’amour, ce n’est pas rester sans voix, ce n’est pas l’excitation, ni la déclaration de promesses d’une passion éternelle. Ce n’est pas le désir de faire l’amour à tout instant du jour, ni rêver toute la nuit qu’il te fait des bisous partout. Non, ne rougis pas ! Je te dis la vérité. Ça, c’est “tomber amoureux”, et n’importe quel imbécile peut le faire. L’amour, c’est ce qu’il nous reste quand le feu de la folie amoureuse s’est éteint… C’est ce que nous éprouvions, ta mère et moi. Nous avions des racines qui poussaient en profondeur et se rapprochaient les unes des autres. Quand nos branches ont perdu leurs jolies fleurs, nous avons découvert que nous ne faisions plus qu’un seul arbre au lieu de deux."

4.0

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Les pingouins de Madagascar (The Penguins of Madagascar)

Les pingouins de Madagascar De : Simon J. Smith et Eric Darnell.

Avec les voix en V.O. de : Tom McGrath, Chris Miller, Christopher Knights, John DiMaggio, John Malkovich, Benedict Cumberbatch, Ken Jeong, Annet Mahendru, Peter Stormare...

Avec les voix en V.F. de : Xavier Fagnon, Gilles Morvan, Thierry Wermuth, Conrad Vernom, Michel Dodane, Pierre Tissot, Hervé Rey, Barbara Tissier, Michel Vigné...

Genre : Animation - Comédie.

Origine : États-Unis.

Durée : 1 heure 33.

Date de sortie : 17 décembre 2014.

Synopsis : Vous pensiez connaître les Pingouins de Madagascar ? Pourtant, les quatre frères cachent un lourd secret. Ils sont en fait… agents secrets ! Pour sauver le monde du terrible Docteur Octavius, les pingouins devront s’associer à la très chic organisation du vent du Nord menée par le superbe husky au nom classé confidentiel.

Bande annonce française

"- C'est vous ma famille ?
- Tu n'a pas de famille et on va tous mourir !"


3.5

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Paddington

Paddington De : Paul King.

Avec : Hugh Bonneville, Sally Hawkins, Nicole Kidman, Julie Walters, Peter Capaldi, Jim Broadbent, Madeleine Harris, Samuel Joslin, Matt Lucas...

Avec les voix V.O. / V.F. de : Ben Whishaw, Michael Gambon, Imelda Staunton / Guillaume Gallienne...

Genre : Comédie.

Origine : Grande Bretagne.

Durée : 1 heure 35.

Date de sortie : 3 décembre 2014.

Synopsis : Paddington raconte l'histoire d'un jeune ours péruvien fraîchement débarqué à Londres, à la recherche d'un foyer et d'une vie meilleure. Il réalise vite que la ville de ses rêves n'est pas aussi accueillante qu'il croyait. Par chance, il rencontre la famille Brown et en devient peu à peu un membre à part entière.

Bande annonce française

"- C'est que cette créature a une très grande valeur pour moi.
- Elle est menacée ?
- Maintenant oui."


4.0

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Star Trek 2 : La colère de Khan (Star Trek II: The Wrath of Khan)

Star Trek 2 : La colère de Khan De : Nicholas Meyer.

Avec : William Shatner, Leonard Nimoy, DeForest Kelley, James Doohan, Walter Koenig, Ricardo Montalban, George Takei, Kirstie Alley, Nichelle Nichols, Bibi Besch, Merritt Butrick...

Genre : Fantastique.

Origine : États-Unis.

Durée : 1 heure 52.

Date de sortie : 20 octobre 1982.




Synopsis : L'équipe de l'Enterprise croise la route de Khan, un vieil ennemi fermement résolu à se venger de l'amiral Kirk qui l'avait banni sur une planète déserte. Pour accomplir son dessein, il s'empare du célèbre vaisseau afin de transporter une arme extrêmement dangereuse qui pourrait détruire la planète Terre. Aveuglés par la haine qu'ils éprouvent l'un pour l'autre, Kirk et Khan vont alors se livrer un combat à mort dont les dommages pourraient s'avérer collatéraux.

Bande annonce originale

"- Ce qui est utile à beaucoup, l'emporte sur...
- ... Les désirs du petit nombre.
- Ou d'un seul !"


4.5

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Le Hobbit : La bataille des Cinq armées (The Hobbit: The Battle of the Five Armies)

Le Hobbit : La bataille des Cinq armées De : Peter Jackson.

Avec : Martin Freeman, Richard Armitage, Ian McKellen, Luke Evans, Lee Pace, Aidan Turner, Evangeline Lilly, Orlando Bloom, Ken Stott, James Nesbitt, Cate Blanchett, Christopher Lee, Ian Holm...

Genre : Aventure - Fantastique.

Origine : Nouvelle Zélande - États-Unis.

Durée : 2 heures 24.

Date de sortie : 10 décembre 2014.




Synopsis : Atteignant enfin la Montagne Solitaire, Thorin et les Nains, aidés par Bilbon le Hobbit, ont réussi à récupérer leur royaume et leur trésor. Mais ils ont également réveillé le dragon Smaug qui déchaîne désormais sa colère sur les habitants de Lac-ville. A présent, les Nains, les Elfes, les Humains mais aussi les Wrags et les Orques menés par le Nécromancien, convoitent les richesses de la Montagne Solitaire. La bataille des cinq armées est imminente et Bilbon est le seul à pouvoir unir ses amis contre les puissances obscures de Sauron.

Bande annonce française

"Vous avez provoqué cela. Vous me pardonnerez, d'y mettre un terme."

4.0

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Love actually

Love actually De : Richard Curtis.

Avec : Hugh Grant, Alan Rickman, Liam Neeson, Emma Thompson, Colin Firth, Laura Linney, Bill Nighy, Keira Knightley, Andrew Lincoln, Martine McCutcheon, Chiwetel Ejiofor, Rowan Atkinson, Thomas Sangster, Martin Freeman, Kris Marshall, Gregor Fisher, Heike Makatsch, Billy Bob Thornton, Lucia Moniz, Joanna Page, Rodrigo Santoro, Abdul Salis, Sienna Guillory, Denise Richards, Shannon Elizabeth, Elisa Cuthbert, Claudia Schiffer...

Genre : Comédie romantique.

Origine : Grande Bretagne - États-Unis.

Durée : 2 heures 10.

Date de sortie : 3 décembre 2003.


Synopsis : L'amour est partout, imprévisible, inexplicable, insurmontable. Il frappe quand il veut et souvent, ça fait pas mal de dégâts...
Pour le nouveau Premier Ministre britannique, il va prendre la jolie forme d'une jeune collaboratrice.
Pour l'écrivain au cœur brisé parti se réfugier dans le sud de la France, il surgira d'un lac.
Il s'éloigne de cette femme qui, installée dans une vie de couple ronronnante, suspecte soudain son mari de songer à une autre.
Il se cache derrière les faux-semblants de ce meilleur ami qui aurait bien voulu être autre chose que le témoin du mariage de celle qu'il aime.
Pour ce veuf et son beau-fils, pour cette jeune femme qui adore son collègue, l'amour est l'enjeu, le but, mais également la source d'innombrables complications.
En cette veille de Noël à Londres, ces vies et ces amours vont se croiser, se frôler et se confronter...

Bande annonce française

"Toutes les fois où je déprime en voyant ce qui se passe dans le monde, je pense à la zone d’arrivée des passagers de l’aéroport de Londres ; de l’avis général nous vivons dans un monde de haine et de cupidité. Je ne suis pas d’accord. J’ai plutôt le sentiment que l’amour est présent partout ; il n’y a pas toujours de quoi en faire un roman mais il est bien là : père et fils, mère et filles, mari et femme, copains, copines, vieux amis... Quand les deux avions ont frappé les tours Jumelles, à ma connaissance aucun des appels téléphoniques de ces gens qui allaient mourir ne contenaient de message de haine ou de vengeance. C’étaient tous des messages d’amour. Si vous cherchez bien, j’ai la désagréable impression que vous constaterez qu’en définitive, nous sommes cernés par l’amour."

5.0

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dimanche 21 décembre 2014

Arrow

Arrow Crée par : Andrew Kreisberg en 2012.

Avec : Stephen Amell, Katie Cassidy, David Ramsey, Colin Donnell, Wila Holland, Paul Blackthorne, Susanna Thompson, Emily Bett Rickards, John Barrowman, Colin Salmon, Manu Bennett, Byron Mann, Celina Jade, Kelly Hu...

Genre : Fantastique - Drame - Action.

Origine : États-Unis.

Durée : Épisodes de 42 minutes.

Saisons : 3 (série en cours).




Synopsis : Les nouvelles aventures de Green Arrow/Oliver Queen, combattant ultra efficace issu de l'univers de DC Comics et surtout archer au talent fou, qui appartient notamment à la Justice League. Disparu en mer avec son père et sa petite amie, il est retrouvé vivant 5 ans plus tard sur une île près des côtes Chinoises. Mais il a changé : il est fort, courageux et déterminé à débarrasser Starling City de ses malfrats...

4.0

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Dumb and Dumber

Dumb and Dumber De : Peter Farrelly et Bobby Farrelly.

Avec : Jim Carrey, Jeff Daniels, Lauren Holly, Brady Bluhm, Mike Starr, Karen Duffy, Charles Rocket, Joe Baker, Brad Lockerman...

Genre : Comédie.

Origine : États-Unis.

Durée : 1 heure 46.

Date de sortie : 14 juin 1995.




Synopsis : Après un malentendu à l'aéroport, deux amis, Lloyd et Harry, spécialistes de l'élevages de lombrics, partent à la recherche de Mary qui semble y avoir oubliée sa valise. Mais, ils se retrouvent au centre d'un complot.

Bande annonce originale

"- T'as vendu mon oiseau mort à un petit aveugle? Pistache n'avait même plus de tête !!!
- Et alors? J'ai fait ce qu'il fallait !"


5.0

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mercredi 10 décembre 2014

Le Cercle des poètes disparus (Dead Poets Society)

Le Cercle des poètes disparus De : Peter Weir.

Avec : Robin Williams, Robert Sean Leonard, Ethan Hawke, Josh Charles, Gale Hansen, Dylan Kussman, Allelon Ruggiero, James Waterston, Norman Llyod, Kurtwood Smith, Alexandra Powers, Lara Flynn Boyle...

Genre : Comédie - Drame.

Origine : États-Unis.

Durée : 2 heures 08.

Date de sortie : 17 janvier 1990.




Synopsis : Todd Anderson, un garçon plutôt timide, est envoyé dans la prestigieuse académie de Welton, réputée pour être l'une des plus fermées et austères des États-Unis, là où son frère avait connu de brillantes études.
C'est dans cette université qu'il va faire la rencontre d'un professeur de lettres anglaises plutôt étrange, Monsieur Keating, qui les encourage à toujours refuser l'ordre établi. Les cours de Monsieur Keating vont bouleverser la vie de l'étudiant réservé et de ses amis...

Bande annonce française

"Carpe Diem. Profitez du jour présent mes amis. Que votre vie soit extraordinaire."

5.0

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mardi 9 décembre 2014

La French

La French De : Cédric Jimenez.

Avec : Jean Dujardin, Gilles Lellouche, Céline Sallette, Mélanie Doutey, Benoit Magimel, Guillaume Gouix, Moussa Maaskri, Cyril Lecomte, Bernard Blancan, Gérard Meylan, Eric Fraticelli, Féodor Atkine, Pauline Burlet, Bruno Todeschini...

Genre : Drame - Policier.

Origine : France.

Durée : 2 heures 15.

Date de sortie : 3 décembre 2014.




Synopsis : Marseille. 1975. Pierre Michel, jeune magistrat venu de Metz avec femme et enfants, est nommé juge du grand banditisme. Il décide de s’attaquer à la French Connection, organisation mafieuse qui exporte l’héroïne dans le monde entier. N’écoutant aucune mise en garde, le juge Michel part seul en croisade contre Gaëtan Zampa, figure emblématique du milieu et parrain intouchable. Mais il va rapidement comprendre que, pour obtenir des résultats, il doit changer ses méthodes.

Bande annonce française

"- T'as du cran. Mais vaut mieux qu'on ne se recroise pas tout les deux.
- Vaut mieux pour qui ? Pour moi ou pour vous ?"


4.5

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Secret d'état (Kill The Messenger)

Secret d'état De : Michael Cuesta.

Avec : Jeremy Renner, Rosemarie DeWitt, Oliver Platt, Mary Elizabeth Winstead, Barry Pepper, Ray Liotta, Tim Blake Nelson, Michael Sheen, Paz Vega, Andy Garcia, Michael K. Williams, Robert Patrick, Yul Vazquez...

Genre : Thriller - Espionnage.

Origine : États-Unis.

Durée : 1 heure 52.

Date de sortie : 26 novembre 2014.




Synopsis : Une vérité incroyable se dessine : les rebelles du Nicaragua travailleraient directement avec la CIA pour introduire de la cocaïne aux États-Unis et l’argent résultant de ce trafic servirait à armer les milices des Contras que veulent soutenir les États-Unis. Pour faire exploser la vérité, Webb prend tous les risques et se rend au Nicaragua afin de soutirer des informations essentielles au baron de la drogue Norwin Meneses. Il écrit bientôt une série d’articles qui secoue l’Amérique tout entière…
Webb devient alors une cible pour les journalistes rivaux mais aussi pour les responsables du trafic : un véritable complot se trame contre lui…

Bande annonce française

"- Vous croyez à la théorie du complot, Gary ?
- Non, je ne crois pas à la théorie du complot. Seulement je crois que ça n'a rien de théorique."


3.0

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lundi 8 décembre 2014

Night Call (Nightcrawler)

Night Call De : Dan Gilroy.

Avec : Jake Gyllenhaal, Rene Russo, Riz Ahmed, Bill Paxton, Ann Cusack, Kevin Rahm, Jonny Coyne, Jonny Coyne, Kathleen York, Eric Lange...

Genre : Drame.

Origine : États-Unis.

Durée : 1 heure 57.

Date de sortie : 26 novembre 2014.




Synopsis : Branché sur les fréquences radios de la police, Lou parcourt Los Angeles la nuit à la recherche d’images choc qu’il vend à prix d’or aux chaînes de TV locales. La course au spectaculaire n'aura aucune limite...

Bande annonce française

"A la télé, ça à l'air tellement vrai..."

4.0

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dimanche 30 novembre 2014

Astérix - Le Domaine des Dieux

Astérix - Le Domaine des Dieux De : Louis Clichy et Alexandre Astier.

Avec les voix de : Roger Carel, Guillaume Briat, Lorànt Deutsch, Laurent Laffite, Alexandre Astier, Elie Semoun, Géraldine Nakache, Alain Chabat, Lionel Astier, Florence Foresti, Artus de Penguern, François Morel, Bernard Alane...

Genre : Animation - Comédie.

Origine : France - Belgique.

Durée : 1 heure 25.

Date de sortie : 26 novembre 2014.




Synopsis : Nous sommes en 50 avant Jésus-Christ ; toute la Gaule est occupée par les Romains… Toute ? Non ! Car un village peuplé d'irréductibles Gaulois résiste encore et toujours à l'envahisseur. Exaspéré par la situation, Jules César décide de changer de tactique : puisque ses armées sont incapables de s’imposer par la force, c’est la civilisation romaine elle-même qui saura séduire ces barbares Gaulois. Il fait donc construire à côté du village un domaine résidentiel luxueux destiné à des propriétaires romains. : « Le Domaine des Dieux ». Nos amis gaulois résisteront ils à l’appât du gain et au confort romain ? Leur village deviendra-t-il une simple attraction touristique ? Astérix et Obélix vont tout faire pour contrecarrer les plans de César.

Bande annonce française

"- Et qu'est ce qu'on peut faire Panoramix ?
- Moi, j'ai bien une idée mais je suis sûr que vous n'allez pas vouloir.
- Et si on collait aux romains une bonne raclée générale ?
- Voilà ! C'était ça mon idée !"


3.5

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Byzantium

Byzantium De : Neil Jordan.

Avec : Gemma Arterton, Saoirse Ronan, Caleb Landry Jones, Sam Riley, Thure Lindhardt, Jonny Lee Miller, Barry Cassin, Gabriela Marcinkova, Warren Brown...

Genre : Fantastique - Thriller - Drame.

Origine : Grande Bretagne - États-Unis - Irlande.

Durée : 2 heures 03.

Date de sortie : 2 janvier 2014 (Direct en Dvd/Blu-ray).




Synopsis : Dans une petite ville côtière, deux jeunes femmes aussi séduisantes que mystérieuses débarquent de nulle part. Clara fait la connaissance de Noel, un solitaire, qui les recueille dans sa pension de famille déserte, le Byzantium. Eleanor, étudiante, rencontre Frank, en qui elle voit une âme sœur. Bientôt, elle lui révèle leur sombre secret… Eleanor et Clara sont nées voilà plus de deux siècles et survivent en se nourrissant de sang humain. Trop de gens vont finir par l’apprendre pour que leur passage dans la ville n’ait aucune conséquence sanglante…

Bande annonce française

"Seul ceux qui sont prêt à mourir auront la vie éternelle."

1.5

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De chair et de sang

De chair et de sang De : Arnaud Bordas.

Origine : France.

Genre : Cinéma.

Date de publication : 2013.

Nombre de pages : 216.

Nombre de chapitres : 50 portraits.





Quatrième de couverture : Ils s'appellent Freddy, Jason, Chucky, Carrie, Damien, Hannibal... On les surnomme Leatherface, Pinhead, Predator, Candyman, Ghostface, Jigsaw... Ce sont des humains, des aliens, des esprits, des requins, des chiens et même une voiture. Ils sont les nouveaux visages de la terreur contemporaine et des icônes de la culture populaire. De Norman Bates (Psychose) à Tristana Medeiros (Rec), voici le portrait haut en couleurs des 50 plus grandes figures du cinéma d'horreur moderne.

4.0

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Hunger Games - La révolte : Partie 1 (The Hunger Games - Mockingjay : Part 1)

Hunger Games - La révolte : Partie 1 De : Francis Lawrence.

Avec : Jennifer Lawrence, Josh Hutcherson, Liam Hemsworth, Woody Harrelson, Elizabeth Banks, Julianne Moore, Philip Seymour Hoffman, Jeffrey Wright, Donald Sutherland, Stanley Tucci, Sam Claflin...

Genre : Science Fiction - Drame.

Origine : États-Unis.

Durée : 2 heures 03.

Date de sortie : 19 novembre 2014.




Synopsis : Katniss Everdeen s’est réfugiée dans le District 13 après avoir détruit à jamais l’arène et les Jeux. Sous le commandement de la Présidente Coin, chef du district, et suivant les conseils de ses amis en qui elle a toute confiance, Katniss déploie ses ailes pour devenir le symbole de la rébellion. Elle va se battre pour sauver Peeta et libérer le pays tout entier, à qui son courage a redonné espoir.

Bande annonce française

"Ce sont les choses auxquels nous tenons le plus qui nous détruisent."

3.0

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mercredi 19 novembre 2014

La malédiction de Chucky (Curse of Chucky)

La malédiction de Chucky De : Don Mancini.

Avec : Brad Dourif, Fiona Dourif, Danielle Bisutti, A. Martinez, Summer H. Howell, Maitland McConnell, Brennan Elliott, Chantal Quesnelle, Adam Hurtig, Jennifer Tilly, Alex Vincent...

Genre : Épouvante.

Origine : États-Unis.

Durée : 1 heure 37.

Date de sortie : 1er novembre 2013 (Direct en DVD- Blu-ray ).




Synopsis : La fameuse poupée tueuse est de retour. Cette foi-ci, elle terrorise une famille lors d'un enterrement...

Bande annonce originale

"- Chucky, j'ai peur.
- Ouais t'as bien raison d'avoir les jetons ma poule."


3.5

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dimanche 16 novembre 2014

Star Trek : Le film (Star Trek: The Motion Picture)

Star Trek : Le film De : Robert Wise.

Avec : William Shatner, Leonard Nimoy, Stephen Collins, DeForest Kelley, George Takei, James Doohan, Majel Barrett, Walter Koenig, Persis Khambatta, Nichelle Nichols, Grace Lee Whitney...

Genre : Fantastique.

Origine : États-Unis.

Durée : 2 heures 10.

Date de sortie : 27 mars 1980.




Synopsis : Une entité d'origine extra-terrestre sans précédent se dirige vers la Terre en détruisant tout sur son passage. L'équipage de l'USS Enterprise est chargé de stopper ce nouvel ennemi. Alors que le Capitaine Decker se prépare à diriger la mission, il est relevé de ses fonctions et remplacé par le fameux Amiral Kirk, absent des commandes du vaisseau depuis trois ans...

Bande annonce originale

"Longue vie et prospérité, Spock."

4.5

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Hallelujah bordel !

Hallelujah bordel De : Jérémy Ferrari et Ludovic Févin.

Origine : France.

Genre : Comédie.

Date de publication : Octobre 2013.

Nombre de pages : 78.

Nombre de chapitres : ? .






Quatrième de couverture : Le fils spirituel de Desproges et Coluche existe : Il s'appelle Jérémy Ferrari !
Inspiré de son spectacle du même nom, grand succès public, ce livre brocarde avec une férocité jouissive l'intolérance et les extrémismes religieux de tout poil. Le jeune humoriste exploite les travers et les absurdités du judaïsme, du christianisme et de l'Islam à partir d'articles de presse scandaleux tirés d'histoires vraies, de déclarations insensées de représentant religieux et d'extraits des textes sacrés... à peine croyables ! Le tout est illustré et mis en page avec un talent déjanté par Ludovic Févin.
Jérémy Ferrari et Ludovic Févin reprennent le flambeau de la grande tradition de l'humour noir, dans un esprit de jubilation contagieuse et de délire permanent.
"Hallelujah bordel ! - Le livre" prolonge et renouvelle le spectacle de Jérémy Ferrari avec des histoires inédites.

"Si votre vie est aussi chiante à écouter qu'à vivre, je comprends que vous alliez mal..."

3.0

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mardi 11 novembre 2014

Interstellar

Interstellar De : Christopher Nolan.

Avec : Matthew McConaughey, Anne Hathaway, Michael Caine, Jessica Chastain, Casey Affleck, Matt Damon, John Lithgow, Mackenzie Foy, Timothée Chalamet, Wes Bentley, David Gyasi, Topher Grace, William Devane, Ellen Burstyn...

Genre : Science Fiction.

Origine : États-Unis.

Durée : 2 heures 49.

Date de sortie : 5 novembre 2014.




Synopsis : Le film raconte les aventures d’un groupe d’explorateurs qui utilisent une faille récemment découverte dans l’espace-temps afin de repousser les limites humaines et partir à la conquête des distances astronomiques dans un voyage interstellaire.

Bande annonce française

"L'Homme est né sur Terre. Rien ne l'oblige à y mourir."

3.5

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dimanche 9 novembre 2014

Le fils de Chucky (Seed of Chucky)

Le fils de Chucky De : Don Mancini.

Avec : Brad Dourif, Jennifer Tilly, Billy Boyd, Redman, John Waters, Keith-Lee Castle, Jason Flemyng, Kristina Hewitt, Rebecca Santos, Tony Gardner...

Genre : Épouvante.

Origine : États-Unis.

Durée : 1 heure 27.

Date de sortie : 2 mars 2005.




Synopsis : Apprenant qu'un film sur les effroyables exploits de ses parents décédés est en train de se tourner, Glen, le fils de Chucky, se rend à Hollywood.
Ayant réussi à ramener ces derniers à la vie, il s'aperçoit vite que sa nouvelle famille est loin d'être aussi chaleureuse qu'il l'avait rêvé...
A la grande horreur du gentil Glen, ses parents se lancent dans une nouvelle série d'exploits macabres. Chucky, lui, ne parvient pas à se faire à l'idée que son fils ne partage pas son goût du meurtre ; quant à Tiffany, elle ne rêve que de croiser le chemin de la star du film, Jennifer Tilly. Chaque rencontre apporte son lot de surprises...

Bande annonce originale

"- Ou sont ton papa et ta maman ?
- Vu sa gueule, si tu veut mon avis, ils se cachent.
- Ferme la tête de nœud !
- Regarde le. On dirait qu'il descend en droite ligne de l'arbre de la laideur et qu'il s'est cogné à toute les branches au passage... Sans déconner, moi je plains les parents. Je serais curieux de voir la tête qu'ils ont."


3.0

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mercredi 5 novembre 2014

La fiancée de Chucky (Bride of Chucky)

La fiancée de Chucky De : Ronny Yu.

Avec : Brad Dourif, Jennifer Tilly, Katherine Heigl, Nick Stabile, John Ritter, Gordon Michael Woolvett, Lawrence Dane, Alexis Arquette, James Gallanders, Michael Johnson...

Genre : Épouvante.

Origine : États-Unis.

Durée : 1 heure 29.

Date de sortie : 10 mars 1999.




Synopsis : La poupée Chucky n'est plus qu'un infâme bout de chiffon et de plastique tout juste bon à jeter aux ordures. Mais Lee Ray, tueur en série officiellement mort depuis une dizaine d'années, habite encore sa carcasse en charpie. La pulpeuse Tiffany, créature tout entière dévolue à son culte, rêve de le ramener à la vie. Et voila qu'elle parvient à le ranimer. Mais dès son retour à la vie, Chucky se fatigue vite de son apparence de jouet, car rien ne vaut, à ses yeux, un mètre quatre-vingts de chair et d'os, un physique avantageux où coule du sang chaud, celui du beau Jesse par exemple.

Bande annonce originale

"- T'as pensé à mettre un caoutchouc?
- Si j'ai mis un caoutchouc?
- Oui...
- Tif!
- Oui?
- Regarde moi, je SUIS en caoutchouc!"


5.0

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The November Man

The November Man De : Roger Donaldson.

Avec : Pierce Brosnan, Olga Kurylenko, Luke Bracey, Bill Smitrovich, Lazar Ristovski, Eliza Taylor, Will Patton, Caterina Scorsone, Mediha Musliovic, Patrick Kennedy, Dragan Marinkovic...

Genre : Espionnage - Action.

Origine : États-Unis.

Durée : 1 heure 48.

Date de sortie : 29 octobre 2014.




Synopsis : Il n'y a pas pire ennemi que celui que l'on a formé. Peter Deveraux est un ex-agent de la CIA réputé pour sa redoutable efficacité et un passé trouble. Contacté pour assurer la protection d’Alice Fournier, responsable d'un centre d'accueil pour réfugiés, dont le témoignage pourrait compromettre l'un des favoris à l'élection présidentielle russe, Devereaux comprend rapidement qu’il a été manipulé et qu’il est devenu la cible de son ancien élève, David Mason…

Bande annonce française

"- C'est surement le meilleur ami que j'ai eu.
- Tous vos amis essaient de vous tuer ?
- Un jour ou l'autre."


3.5

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lundi 3 novembre 2014

Chucky 3 (Child's play 3)

Chucky 3 De : Jack Bender.

Avec : Brad Dourif, Justin Whalin, Perrey Reeves, Jeremy Sylvers, Travis Fine, Dean Jacobson, Andrew Robinson, Dakin Matthews, Peter Haskell, Burke Byrnes, Matthew Walker...

Genre : Épouvante.

Origine : États-Unis.

Durée : 1 heure 30.

Date de sortie : Juillet 1992.




Synopsis : Huit ans se sont écoulés depuis qu'Andy a vaincu la terrifiante poupée Chucky, habitée par l'âme du serial-killer Charles Lee Ray. Mais les dirigeants de la fabrique de jouets se décident à relancer le modèle du poupon parlant, permettant la résurrection de la poupée meurtrière...

Bande annonce originale

"Il y a des années que j'attendais ça. Rien de tel qu'une bonne strangulation pour se refaire une petite santé."

4.5

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The Giver

The Giver De : Phillip Noyce.

Avec : Jeff Bridges, Meryl Streep, Brenton Thwaites, Alexander Skarsgård, Katie Holmes, Odeya Rush, Cameron Monaghan, Emma Tremblay, Taylor Swift...

Genre : Fantastique - Drame.

Origine : États-Unis.

Durée : 1 heure 37.

Date de sortie : 29 octobre 2014.




Synopsis : Dans un futur lointain, les émotions ont été éradiquées en supprimant toute trace d'histoire. Seul "The Giver" a la lourde tâche de se souvenir du passé, en cas de nécessité. On demande alors au jeune Jonas de devenir le prochain "Giver"...

Bande annonce française

"Quand les gens ont la possibilité de choisir, ils font le mauvais choix."

1.5

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