En ce moment, je peux dire que je me fais plaisir. Entre les classiques que je n'ai jamais vu et que je découvre, les films qui me plaise et que je redécouvre ou bien les suites que je souhaitais voir, la plupart des films que je vois ces derniers temps sont des films qui de mon côté m'ont plutôt plus. Profitant donc du fait que j'ai été très peu déçu récemment, je me suis dis qu'il serait temps donc de prendre un mini risque en voyant une suite que je n'avais pas encore eu l'occasion de voir. C'est le cas ici pour "28 semaines plus tard", suite de "28 jours plus tard" que j'ai découvert récemment et qui m'avait laissé un plutôt bon souvenir.

Cette suite s'avère rapidement être à la hauteur de mes attentes. Bien que quelques peu différents de par sa structure du premier volet, cette suite s'inscrit dans la continuité et utilise tous les ingrédients qui ont fait le succès du premier volet afin de les développer et de les améliorer. C'est ainsi donc que l'on retrouve Londres en période post-apocalyptique où le virus qu'on avait laissé quelques mois plus tôt à ravagé toute la population à un point que faute de nourriture, les contaminés eux même ont été voué à l'extinction ce qui permet donc de "repeupler" la ville. Du moins vous vous en doutez, il en reste toujours un dans le coin qui va remettre le chaos dans la ville et plus si affinités. D'un point de vue scénaristique, c'est vrai qu'on s'y attends un peu à cette histoire et qu'il n'y a pas véritablement de surprises cependant c'est tellement bien amené que je me suis retrouvé captiver dès les premières minutes. Faut dire que la scène d'introduction est efficace (bien meilleure que celle du premier film à mon sens) et que hormis deux ou trois petites pauses sans importance (qui permettent de rajouter un peu d'émotions dans ce monde de brute), le scénario ne nous laisse pas beaucoup de répits. Le fait de mettre deux jeunes enfants dans les rôles principaux font aussi que l'histoire frappe et nous offre des moments de cinéma assez surprenant que seul le cinéma britannique aime nous offrir. Alternant entre satire et véritable moment gore, j'ai eu l'impression de découvrir autre chose. Plus qu'une simple suite, l'histoire m'as offert une autre alternative qui à puisé dans ses acquis pour continuer de progresser et malgré quelques clichés et ficelles prévisibles, ça fonctionne si bien qu'on ne voit pas le temps passé.

Le plus grand attrait de la distribution pour moi avant de mettre mon dvd, c'était sans nul doute Robert Carlyle et une fois n'est pas coutume, l'acteur m'as montré tout le bien que je pense de lui. Tout d'abord émouvant dans son rôle de mari que la peur à rendu lâche, on arrive jamais à le condamner. Le jeu de l'acteur est tellement convaincant qu'on se laisse prendre par pitié par cet homme qui au final c'est retrouvé dans une situation ou la peur lui a fait perdre le contrôle. Robert Carlyle interprète son rôle de père avec délicatesse sans jamais surjoué au point que l'on sympathise rapidement avec son personnage. C'est d'ailleurs grâce à cette sympathie que l'acteur arrive à nous transmettre que le contraste en devient encore plus saisissant lorsqu'il devient lui même un contaminé qui nous fait froid dans le dos (des deux films, c'est le seul contaminé que j'ai trouvé aussi charismatique et imposant ). Son jeu montre une large palette de son talent d'acteur et j'ai même regretté qu'on ne le voit pas plus tant il apporte au film. A ses côtés, il y a une comédienne aussi que je regrette de ne pas avoir plus vu dans le film c'est Catherine McCormack qui est vraiment excellente bien que son rôle de mère au patrimoine génétique rare aurait pu être exploité. Il n'en reste pas moins que son professionnalisme se ressens à l'écran. Rose Byrne quant à elle fait partie de ses actrices que je suis depuis peu seulement et cela à été un plaisir aussi de la voir dans ce film. Son personnage est plus souvent mis en avant que celui de Robert Carlyle ou Catherine McCormack mais malheureusement je l'ai trouvé un peu vide. L'actrice joue très bien le jeu et est crédible seulement le scénario ne lui apporte pas la consistance nécessaire qu'aurait mérité son personnage et on a le droit au final à un simple rôle de médecin dévouée à sa cause, sensible et qui va tout faire pour aider les enfants en détresse symbole d'espoir contre le virus au même titre que Jeremy Renner convaincant mais dont le personnage du militaire au grand cœur aurait pu être moins stéréotypé (même si ce dernier est comme toujours excellent ^^ ). Ça m'as fait plaisir aussi de retrouver Harold Perrineau que j'avais bien aimé dans le "Roméo + Juliette" de Baz Luhrman même si ici il a un rôle vraiment secondaire mais qui va quant même nous offrir de belles scènes d'hélicoptère . Les enfants eux, sont plus mis en avant (je m'y attendais pas je dois le reconnaître) est sont correcte dans leurs prestations. J'ai un peu de mal à retenir leurs noms mais Mackintosh Muggleton et Imogen Poots forment un jeune duo complémentaire et convaincant.

Derrière la caméra, on change de réalisateur mais Juan Carlos Fresnadillo s'en sort à merveille. De sa filmographie, "28 semaines plus tard" est le seul film que j'ai vu (son troisième long métrage à ce jour si je ne me trompe pas) mais sa maitrise de son sujet et sa façon de filmer m'as bien plu au point que j'aimerai bien voir d'autres films de lui. On s'inscrit dans une continuité avec un style assez proche du premier volet (d'ailleurs Danny Boyle, réalisateur du premier film et producteur exécutif de cette suite aurait filmé quelques plans des scènes d'introduction ce qui joue beaucoup sur la continuité aussi) tout en y mettant sa touche personnelle. Les décors sont magnifiquement exploité ainsi que la bande originale qui une nouvelle fois colle très bien avec son sujet tandis que les effets spéciaux sont plus que bluffant et m'ont même paru un chouïa plus maitrisé que le premier volet (la scène où on se sers d'un hélicoptère justement pour tuer des contaminé ou la ville qu'on bombarde au napalm en est un bon exemple par exemple). Visuellement c'est superbe je trouve avec des plans lisses et parfait qui font que même avec la caméra à l'épaule, je n'ai pas ressenti le malaise que je peux avoir pourtant en général avec ce genre de scènes (que j'affectionne pas trop en général d'ailleurs ^^ ). La réalisation apporte un réel plus au film en lui donnant de l'ampleur et une solidité qui rende le film encore plus captivant tout en contribuant à donner une ambiance excellente.

Au final, même si il y a une réelle continuité et des similitudes entre "28 jours plus tard" et "28 semaines plus tard", les deux films apportes des visions différentes et chacun à ses défauts comme ses qualités. Loin d'être une suite mauvaise comme on peu malheureusement souvent en voir, le film de Juan Carlos Fresnadillo est complémentaire au premier film et font que à mon sens les deux films sont à voir. Ce second volet à quelques petits défauts mais qui ne sont pas condamnable car la façon de montrer cette histoire et le jeu des acteurs corrects malgré un scénario pas toujours crédible quand on s'y attarde font que le film nous tient en haleine de bout en bout. Mon seul véritable regret dans ce film, c'est que les personnages interprété par Robert Carlyle et Catherine McCormack ne soit pas plus développé car sinon j'aime autant les deux films de la saga qui m'apporte chacun des choses différentes. La fin à tendu une sacré perche en tout cas et au vue de cette suite, j'aimerai vraiment qu'un troisième épisode voit le jour si il est autant réussi que les deux premiers film. Si vous avez aimé "28 jours plus tard", il y a de fortes chances que vous aimiez sa suite que je vous recommande de mon côté :-) .

Robert CarlyleRose Byrne, Jeremy Renner, Mackintosh Muggleton et Imogen Poots