Il s'agit d'un biopic historique franco-americano-espagnol qui est sorti en France le 28 janvier 2009 (le film est sorti aux Etats-Unis le 24 janvier 2009 et sortira en Espagne le 27 février 2009) et dont la durée est de 2 heures 07.

"Che - 2ème partie : Guerilla" est un film produit et réalisé par Steven Soderbergh.

Le film à aussi été produit par Laura Bickford et Benicio Del Toro.

Le scénario à été écris par Peter Buchman. La bande originale du film à été composée par Alberto Iglesias.

Film tous publics lors de sa sortie en salles.

Quelques vidéos sur le film


Site officiel du film (français)

Site officiel du film (espagnol)





Benicio Del Toro

Benicio Del Toro


Steven Soderbergh, réalisateur du Che explique son projet : "J'ai eu envie de consacrer un film (ou deux) au Che, non seulement parce que sa vie a des allures de roman d'aventures, mais parce que je suis fasciné par les défis techniques qu'entraîne la mise en application d'une vision politique de grande envergure. J'avais envie d'illustrer en détail les efforts psychiques et physiques que nécessitèrent ces deux campagnes ; de montrer le processus par lequel un homme doté d'une volonté indomptable va découvrir sa capacité à inspirer et mener d'autres hommes. Le Che ne l'aurait sans doute jamais admis, mais le style compte. Il compte assurément dans un film, et il est un élément crucial dans la compréhension de ces deux films. Le Che : 1ère Partie est encadré par des images de la visite du Che à New York en 1964. C'est au cours de ce voyage que celui-ci exprima, sur la plus grande scène du monde, son mépris pour l'impérialisme et pour tous les pays d'Amérique Latine qui se plieraient aux demandes des États-Unis. Le corps du film évoque la Révolution Cubaine à travers le regard du Che. Les cadrages en Cinémascope et le formalisme des compositions préfigurent l'issue de cet affrontement classique entre oppresseur et opprimé. Mais combien sommes-nous à connaître le pourquoi, le comment et les acteurs de la Révolution Cubaine ?"

Lors de sa projection au Festival de Cannes 2008 en sélection officielle, le film de Steven Soderbergh fut dévoilé dans une version "intégrale" de plus de quatre heures. Pour son exploitation en salles, le Che est divisé en deux longs métrages distincts : "Che - 1ère partie : L'Argentin" et "Che - 2ème partie : Guerilla".

L'acteur américain Matt Damon fait une apparition très rapide dans le "Che - 2ème partie : Guerilla". Ayant joué dans la trilogie "Ocean's Eleven" du même réalisateur, il interprète ici Monsieur Schwartz, un représentant des intérêts américains en Bolivie tentant de négocier avec le Che.

C'est la deuxième fois que Benicio Del Toro joue devant la caméra de Steven Soderbergh, après "Traffic" sorti en 2001. Cette collaboration avait value à l'acteur l'Oscar du Meilleur second rôle masculin et à Steven Soderbergh celui du Meilleur réalisateur. Sept ans plus tard, les deux hommes retrouvent également la productrice Laura Bickford.

Pour son extraordinaire performance dans le diptyque de Steven Soderbergh, véritable réincarnation d'Ernesto Guevara, Benicio Del Toro est récompensé du Prix de la Meilleure interprétation masculine au Festival de Cannes 2008.

Depuis 1989, Steven Soderbergh change régulièrement de casquette. Il devient, tour à tour, réalisateur, producteur, producteur exécutif, acteur, scénariste, directeur de la photographie, monteur, mixeur ou encore créateur de séries télévisées. Il reçoit d'ailleurs une Palme d'Or au Festival de Cannes en 1989, un Oscar du Meilleur réalisateur avec "Traffic" et de nombreuses citations aux Oscars, Golden Globes ou César. Sur le "Che - 2ème partie : Guerilla" il est réalisateur, producteur et son propre chef opérateur.

Il est regrettable de noter que l'épisode congolais du Che ait été occulté dans la chronologie du biopic. Un budget déjà limité pour la production de deux films ne permettait pas l'élaboration d'un troisième volet traitant de la tentative de révolution que Guevara voulut mener au Congo avant la Bolivie. Mais Steven Soderbergh fait remarquer qu'en cas de succès ("100 millions de dollars de recettes"), il fera un troisième volet...

Steven Soderbergh avait décidé dès le départ de tourner en lumière naturelle avec un minimum de projecteurs. Il put bénéficier, in extrémis, d'un tout nouveau prototype de caméra numérique à haute performance : la RED, qui donne une image digne du 35 mm et se distingue par sa flexibilité, sa fonctionnalité et sa légèreté (4,5 kg). "Découvrir la RED, c'est comme entendre les Beatles pour la première fois ! La RED voit comme moi. J'espère savoir un jour comment on a réussi à faire un outil aussi avancé, aussi organique, aussi remarquablement adapté au plus naturel des phénomènes - la lumière. Pour l'heure, je suis ravi de l'avoir eu sous la main, car elle a vraiment amélioré le film."

Alors que le "Che - 1ère partie : L'Argentin" est en Cinémascope, nom du format d'une image recouvrant tout l'écran de cinéma, le "Che - 2ème partie : Guerilla" est filmé en panoramique (le ratio passant de 2,35:1 à 1,85:1 pour les experts), réduisant la taille de l'image dans sa largeur. Pour Steven Soderbergh, le premier film "résultait d'un récit d'une victoire" et le réalisateur voulait "une version visuelle qui impliquait une image plus grande, une manière plus classique de cadrage". Mais le réalisateur sait, avec ironie, "quelle tare c'est pour un projectionniste de changer de format pendant l'entracte."

Au sein de l'équipe technique de "Guerilla", on retrouve trois collaborateurs du cinéaste Pedro Almodóvar : le chef décorateur Antxón Gómez, la chef costumière Sabina Daigeler et le compositeur Alberto Iglesias. Tous trois on travaillé au moins deux fois avec le réalisateur espagnol, dont le film "Tout sur ma mère" en 1999.

Comprendre et retranscrire le plus fidèlement la vie de Ernesto "Che" Guevara n'a pas été chose facile. "Jouer le Che a représenté un processus bien particulier et très différent de mes autres rôles", reconnaît Benicio Del Toro, principal interprète ainsi que producteur du film. "S'agissant d'un personnage historique, il fallait partir de l'homme et de ses écrits. Cela nous a conduits à étudier pendant sept ans ce que d'autres ont dit à son sujet. Parallèlement à ces lectures, je suis périodiquement revenu aux propres textes de Guevara." Pour réussir à réaliser ce diptyque avec justesse, la productrice, Laura Bickford, explique le processus que l'équipe du film et elle ont adopté : "Au cours de ces sept années, nous sommes allés à Cuba, en Bolivie, à Paris, à Miami et dans tous les lieux où des gens de divers horizons politiques avaient quelque chose d'intéressant à nous dire. J'ai été frappée par cette abondance de témoignages sur la révolution cubaine et par la masse des écrits et photos qu'elle a engendrée. Les rebelles ont vraiment couvert le sujet ! Trois hommes qui ont côtoyé le Che durant la Révolution et l'on suivi en Bolivie sont encore en vie : Pombo, Urbano et Benigno. Tous trois figurent dans Che. Nous les avons interrogés séparément et avons occasionnellement réuni Pombo et Urbano pour qu'ils nous parlent de ce qui leur était arrivé à Cuba et en Bolivie. Urbano a été notre conseiller technique en Espagne. Il a été pour nous et les acteurs une irremplaçable référence, un lien vivant avec le passé. Mais on pourrait lui consacrer un film entier ainsi qu'à chacun de ces hommes. Les acteurs avaient des questions très pointues - sur la façon dont ils maniaient les armes dans tel ou tel contexte, dont ils se déployaient dans la jungle, dont ils allaient d'un point à l'autre. Par ailleurs, nous avons couvert tout l'éventail politique, et illustrée au travers d'un personnage chacune des perspectives sur le problème."

Peter Andrews est le chef opérateur du Che. Mais il s'agit en réalité du pseudonyme sous lequel se cache l'identité du réalisateur Steven Soderbergh sur ce projet.

La productrice Laura Bickford explique que "la production de 'Traffic' retarda de quelques années la mise en chantier du 'Che' avant que Steven Soderbergh ne décide de le réaliser."

"Che" fait partie de la Sélection officielle en compétition du 61e Festival de Cannes en 2008.

Benicio Del Toro

Benicio Del Toro


Le casting du film :


Benicio Del Toro (Ernesto "Che" Guevara), Carlos Bardem (Moises Guevara), Demian Bichir (Fidel Castro), Joaquim de Almeida (Barrientos), Eduard Fernandez (Ciro Algaranaz), Marc-André Grondin (Régis Debray), Oscar Jaenada (Dano), Khalil Mendez (Urbano), Elvira Minguez (Celia Sanchez), Jordi Molla (Le Capitaine Vargas), Julia Ormond (Lisa Howard), Ruben Ochandiano (Rolando), Gaston Pauls (Ciros Bustos), Jorge Peruggoria (Joaquin), Lou Diamond Phillips (Mario Monje), Franka Potente (Tania), Armando Riesco (Benigno), Rodrigo Santoro (Raul Castro), Yul Vasquez (Alejandro Ramirez), Matt Damon (Le prêtre allemand), Catalina Sandino Moreno (Aleida Guevara)...

Le synopsis du film :


Après la Révolution Cubaine, la gloire et la puissance du Che sont au plus haut. En témoigne sa harangue enflammée aux Nations Unies, réitérant son engagement dans le combat du tiers-monde contre l'impérialisme américain. Plus qu'un soldat, le Che est devenu une figure glamour de la scène internationale. Mais, soudain, voilà qu'il disparaît. Pourquoi a t-il quitté Cuba ? Vers quelle destination ? Est-il seulement en vie ?

Le Che réapparaît en Bolivie, incognito et méconnaissable, oeuvrant clandestinement à la constitution d'un petit groupe de camarades cubains et de recrues boliviennes censé amorcer la grande Révolution Latino-américaine. La campagne bolivienne est une ode à sa tenacité et à son sens du sacrifice. Elle nous permet de comprendre pourquoi le Che reste un symbole universel d'héroïsme et d'idéalisme. Son échec entraînera la mort du Che.

Benicio Del Toro

Benicio Del Toro


Après avoir vu "Che - 1ère partie : L'argentin", je me devais de voir cette suite. Bien que la fin du premier volet aurait pû être suffisant à lui même je trouve si on ne veut s'attarder que sur une partie de la vie de Che Guevara, cette suite m'attirait quand même car d'une part, il faut considéré les deux films comme une œuvre à part entière et d'autres part, parce que le sujet continué de m'intéresser et que je voulais en savoir plus. Oreo ayant abandonnée la partie cette fois ci, c'est donc accompagné de Vincent que je me suis dirigé vers la salle de cinéma la plus proche diffusant encore le second opus du célèbre révolutionnaire.

Première constatation, on voit tout de suite qu'à la base les deux opus forme un seul et même film. Continuant sur sa lancée, après sa victoire cubaine, on retrouve dans ce second volet un Che encore plus combatif au sommet de sa gloire qui après un rapide passage au Congo (juste signalé dans le film mais pas montré - même si des rumeurs disent qu'un troisième film pourra être tourné sur le passage au Congo si le succès du diptyque est au rendez vous ;-) ) va se retrouver en Bolivie en plein cœur de l'Amérique latine. Cherchant à répandre sa révolution au delà des frontières cubaines, on retrouve le même personnage que dans le premier volet. Il a ses défauts et ses qualités mais une fois encore, il va se battre pour des idées qu'il croit juste. Après, on adhère ou pas à ses méthodes, à son point de vue mais la force du film est je pense d'avoir pour héros ce personnage qui est convaincu du bien fondé de sa mission et qui est aussi convaincant auprès des autres. A travers l'Histoire, on découvre une nouvelle forme de politique avec déjà des petites critiques pointés du doigt par ci par là comme le contrôle de la presse pour mieux contrôler la population ou encore la force de l'armée. Ayant un peu plus de mal à se lancer cette fois ci je trouve, le film reste néanmoins toujours captivant et intéressant et tandis que le premier volet raconte l'ascension d'un homme qui va devenir un symbole, ce second opus raconte sa chute qui entrainera sa destruction car il faut bien reconnaitre que tout comme pour "Valkyrie" que j'ai chroniqué il y a peu (toute proportions gardées bien sûr ;-) ), la fin de ce film est connu d'avance et réserve peu de surprise à partir du moment où on a quand même une petite base en histoire. J'ai quand même trouvé intéressant de voir comment et pourquoi il en est arrivé ainsi et bien que je ne sois pas d'accord avec lui sur tout, c'est assez admiratif je trouve de voir à quel point jusqu'à la fin il s'est battu jusqu'au bout. Après, le scénario des deux films étant adapté des livres écris par Ernesto Che Guevara lui même, il est difficile de savoir si tout s'est réellement passé ainsi ou si dans le but d'asseoir son image (même si ça n'avais pas l'air d'être le style) les livres étaient un peu romancé mais là encore mais faibles notions dans cette partie de l'histoire ne me permette pas trop de savoir si tout est vrai ou pas. Cinématographiquement en revanche, l'histoire est très bonne en tout cas.

Changement de décors et changement de casting. On retrouve tout de même un Benicio Del Toro toujours impeccable et surprenant qui continue de me confirmer que son prix d'interprétation masculine à Cannes en 2008 était amplement mérité. Charismatique, il s'impose à l'écran même lors de ses premières scènes où son personnage se déguise de façon assez simpliste. Il confirme un peu plus sa classe et e impose encore plus au fil du film pour finir à la fin en une véritable gueule du cinéma où l'acteur joue à merveille sa dernière scène qui rendra encore plus forte cette notion de symbole que deviendra par la suite son héros. Du premier film, Demian Bichir fait toujours un bon Fidel Castro mais changement de paysage oblige, il ne fait plus office que de seconds rôles indispensables et très bon qu'on ne voit que le temps de deux ou trois scènes au même titre que Catalina Sandino Moreno qui survole ce film et qui du coup n'aura pas été develloppé plus que ça dans ce diptyque ce qui pourtant aurait peut être pu être intéréssant (mais sans doute que les deux films retracent deux périodes de la vie du Che ou sa femme était en retrait). Carlos Bardem est lui très bon aussi et s'en sors très bien tout comme le reste du casting d'ailleurs qui ne vole pas la vedette mais qui servent cependant très bien ce long métrage. Seul Marc-André Grondin m'as pas plus accroché que ça mais sans pour autant me faire décroché du film. A noter au passage que voir dans ce film Franka Potente et Matt Damon que j'avais bien aimé dans "La mémoire dans la peau" (même si ici de mémoires ils n'ont pas de scènes communes ;-) ) fut assez plaisant.

Peu de changement aussi dans la façon de filmé de Steven Soderbergh. Bien sûr, le réalisateur opte pour un choix de lumières et de plans quelques peu différents afin de bien différencier Cuba de la Bolivie mais en gros, il utilise le même style visuel avec souvent la caméra à l'épaule qui nous permet de nous sentir encore plus imprégné au cœur de l'action. Le rythme est un chouïa encore plus long et lent comparé au premier volet (oui oui c'est possible ^^ ) ce qui peut en déstabiliser quelques uns mais au final, il y a une certaine sobriété que je trouve juste et cette façon de mettre en scène est idéale pour ce genre de sujet. Le film regorge quand même de plans qui visuellement m'ont particulièrement marqué comme la dernière scène de combat juste avant que le Che se fasse capturer ou alors son exécution qui est magnifiquement bien filmé (tout comme la scène juste après qui est très intense et qui conclut bien ce diptyque d'ailleurs ^^). Les décors sont très bien utilisé en tout cas tout comme la lumière naturelle qui rend se film encore plus crédible, limite documentaire et la bande originale se fait toujours discrète voir même quasiment invisible ce qui n'aide pas à donner un peu de peps à l'ensemble.

Au final "Che - 2ème partie : Guerilla" est un film que j'ai bien apprécié mais que je recommanderai surtout à un public averti. Ce dyptique est à voir dans son intégralité les deux longs métrages montrant des facettes du Che assez intéréssante (qualités comme défauts) mais il faut vraiment apprécié le genre pour aimer ce film qui s'avère tout de même sacrément long et lent (le deuxième film encore plus que le premier ;-) ). Deux fois plus de deux heures, il faut en avoir la volonté et l'envie et je comprends parfaitement que ce film puisse en repousser quelques uns. L'interprétation de Benicio Del Toro est en revanche une merveille à elle toute seule et montre une nouvelle fois si il fallait encore le prouver que c'est un comédien de génie capable de jouer à fond son personnage pour le rendre crédible et charismatique. Je pense pas que je reverais ces deux films de sitôt mais je ne regrette cependant pas de les avoir vu (même si parfois ce fut dur niveau rythme - je ne compte plus les fois ou j'ai regarder ma montre :$ ) car je les trouve dans leur ensemble très intéressant. Pour moi maintenant le Che n'est plus un simple visage sur un maillot, c'est avant tout un être humain avec ses qualités et ses défauts qui vont avec et le film m'as appris certaine chose et m'as donné envie d'en apprendre encore d'autre donc de mon côté en tout cas, l'objectif que je m'étais donné pour ces œuvres est atteint :-) .

Benicio Del Toro


Affiche française Affiche américaine