Dans la brume électrique (In the Electric Mist)
Par Cinéphile Amateur le dimanche 12 avril 2009, 09:17 - Avis de film - Lien permanent
Cinéphile du jour, bonjour !!! Comme vous l'avez peut être déjà vu, il y a quelques jours de cela, j'ai eu la chance d'assister à une avant première du film "Dans la brume électrique" en présence de Bertrand Tavernier. Il est donc temps pour moi maintenant de vous en touchez quelques mots donc si vous voulez en savoir un peu plus sur ce film, cliquez sur "Lire la suite"..."Dans les temps anciens ont avait pour coutumes de poser de lourdes pierres sur les tombes des défunts pour éviter que leurs âmes ne se mettent à errer et à tourmenter les vivants. Mais j'allais bientôt découvrir que les morts peuvent planer à la lisière de notre vision, tel une brume dense et lumineuse..."
Il s'agit d'un film policier franco-américain qui sors en salles le 15 avril 2009 (le film est sorti le 3 mars directement en dvd aux Etats-Unis) et dont la durée est de 1 heure 57.
"Dans la brume électrique" est un film réalisé par Bertrand Tavernier.
Le film à été produit par Michael Fitzgerald, Frédéric Bourboulon et Deborah Dobson Bach.
Le scénario à été écris par Mary Olson et Jerzy Kromolowski d'après l'œuvre de James Lee Burke.
La musique du film à été composée par Marco Beltrami.
Film tous publics lors de sa sortie en salles.




Le film s'est vu décerner le Grand Prix du premier festival international du film policier de Beaune en 2009, prenant le relai après les 25 ans d'existence du festival du film policier de Cognac. Dans son discours de remerciement, Bertrand Tavernier a tenu à rendre hommage à son vieil ami et acteur Philippe Noiret, décédé en 2006. Le cinéaste souhaitait en effet lui dédier le film, en grand amoureux du roman noir et de James Lee Burke en particulier. "Dans la brume électrique avec les morts confédérés" était d'ailleurs son préféré chez l'auteur. Pour la petite histoire, le cinéaste n'a pas pu mettre sa dédicace dans son film : "A Philippe Noiret, qui aimait tant les romans de James Lee Burke". Les toutes puissantes DGA (Director's Guild of America) et WGA (Writers Guild of America) lui ont signifié que s'il faisait cela, cela diminuait les status du metteur en scène et des scénaristes...A grands regrets, Bertrand Tavernier a dû renoncer à son intention.
"Dans la brume électrique" a été présenté en compétition au 59e Festival de Berlin. Il a également été sélectionné pour la première édition du festival de Beaune.
Figure emblématique du cinéma français, Bertrand Tavernier n'en est pas moins un grand connaisseur de la culture américaine en général, et du cinéma américain en particulier. Auteur d'un livre d'entretiens avec les grands d'Hollywood intitulé "Amis américains", il a fait tourner Harvey Keitel dans "La Mort en direct" en 1980, a co-réalisé en 1983 avec Robert Parrish un documentaire sur le blues ("Mississippi Blues"), signé en 1986 une lettre d'amour au jazz à travers le film "Autour de minuit". Sorti en 1981, "Coup de torchon" est l'adaptation d'un polar de Jim Thompson, mais l'action a été transposée en Afrique. "Dans la brume électrique" est son premier film de fiction tourné aux Etats-Unis... même si son financement est français.
Bertrand Tavernier explique pourquoi il a eu envie d'adapter ce roman de James Lee Burke : "Je suis un grand admirateur de son œuvre depuis des années et cela faisait un moment que je souhaitais adapter un des livres de la série Dave Robicheaux. Je partageais cette passion avec Philippe Noiret. Mais j'ai un moment hésité entre 'Dixie City' et 'Dans la brume électrique avec les morts confédérés' et j'ai finalement choisi ce titre. J'entends Philippe me dire : 'C'est celui avec le général ? Il est magnifique'. J'avais contacté Burke pour acquérir les droits du livre et il m'avait dit que c'était celui dont il était, à l'époque, le plus fier."
Le film ajoute un facteur qui ne figurait pas dans le roman paru en 1993 -et pour cause...- : le passage de l'ouragan Katrina en Louisiane en 2005. "(...)j'étais persuadé qu'à partir du moment où on tournait en Louisiane - et il n'a jamais été question de tourner ailleurs -, il fallait inclure la catastrophe de Katrina et ses conséquences", souligne Bertrand Tavernier. "Il était donc nécessaire de situer l'histoire de nos jours. Cela renforçait l'histoire et l'atmosphère. Et cela donnait une vraie résonance aux activités criminelles de Balboni : la Mafia a volé des centaines de millions de dollars après Katrina." Tommy Lee Jones ajoute : "En cela, 'Dans La Brume électrique' est un film politique, au sens le plus noble du terme. Mais le propos n'est jamais didactique : Bertrand fait allusion à la gestion désastreuse de la catastrophe par l'Etat fédéral et à la manière dont la mafia en tire profit. J'aime beaucoup cette dimension-là du film."
Interviewé au Festival de Berlin par AlloCiné, Bertrand Tavernier confiait que Tommy Lee Jones s'était montré très interventionniste pendant le tournage : "J'ai du faire 30 sessions de travail avec lui dans différents Etats. Je l'ai suivi au Nouveau-Mexique quand il tournait le film de Paul Haggis, en Floride quand il faisait des matchs de polo... Il coupait, il réécrivait... Un jour, il est venu avec une idée qui ne me plaisait pas. Je lui ai dit : ' Je ne veux pas de ça, et si vous insistez je quitte le film.' - 'Bertrand, on n'en reparlera plus', m'a-t-il répondu." Ces relations tendues n'empêchent pas le cinéaste de redire son admiration pour le comédien, ni de sourire avec tendresse en évoquant la raison pour laquelle celui-ci dit s'être senti proche de Robicheaux : "Le père du personnage meurt sur un puits de pétrole, or le père de Jones travaillait aussi sur un puits de pétrole. Il m'a confié : 'J'ai passé toute mon enfance à attendre que mon père rentre du travail, dans la peur d'un accident'."
Pour l'adaptation, Bertrand Tavernier a travaillé dans un premier temps avec Jerzy Kromolowski et Mary Olson, qui avaient notamment écrit le script de "The Pledge". Insatisfait par certains aspects de leur scénario (notamment la fin), il a ensuite écrit une autre version avec James Lee Burke lui-même. Enfin, Tommy Lee Jones a apporté sa propre contribution, écrivant totalement certaines scènes, comme celle de la pêche.
Bertrand Tavernier brosse un portrait du flic Dave Robicheaux : "Dans le roman noir, Robicheaux est pour moi l'une des plus belles créations littéraires depuis Philip Marlowe. C'est un personnage extraordinairement attachant et complexe, hanté par son passé, cherchant à protéger le monde dans lequel il a grandi qui est aujourd'hui attaqué par des hommes cupides et malfaisants. C'est un homme qui a de grands principes moraux, mais qui est traversé par des éclats de rage : il est animé par une colère rentrée contre l'injustice et l'ignominie de certains personnages. Il incarne pour moi cette notion de décence ordinaire définie par George Orwell qui voyait en elle le vrai ciment de la démocratie : la décence (...) il se fie surtout à son instinct et à sa profonde connaissance des gens et de leurs habitudes, du passé, de l'Histoire de la région. Il procède plus comme Maigret que comme un flic des Experts. Il lui arrive aussi de sortir de la légalité. Il a ses zones d'ombre, cette rage rentrée, cette colère contre ceux qui détruisent ce à quoi il croit et c'est ce qui le rend très touchant. Il a aussi en lui cette culpabilité engendrée par sa foi catholique."
Film d'atmosphère, "Dans la brume électrique" a exigé du réalisateur qu'il s'imprègne de la culture locale. "J'ai baigné dans le Zydeco et la chanson cajun, j'ai tenté d'absorber ce qui fait le prix de cette culture pour mieux la respecter", raconte Bertrand Tavernier, qui poursuit : "J'ai constaté à quel point plusieurs personnes que j'ai rencontrées en Louisiane étaient offensées par le traitement hollywoodien de leurs coutumes, et notamment de leurs accents (...) Je me suis donc dit que la première exigence du film, c'était de respecter la manière d'être des habitants de la région et d'être attentif à leur vocabulaire et à leurs attitudes. De regarder en face la beauté et la misère. De même, je tenais à l'exactitude des lieux et je voulais donc tourner à New Iberia, là où se déroule le livre, pour montrer que les personnages sont enracinés dans une culture précise. Par souci d'authenticité, j'ai aussi demandé à l'adjoint du shérif, au shérif, au coroner de nous servir de conseiller technique."
Le rôle de Hogman Patin est interprété par le grand bluesman Buddy Guy, et le général a les traits de Levon Helm (qui jouait déjà dans "Trois enterrements"), ancien batteur de The Band. Ces deux idées de casting ont été soufflées par Tommy Lee Jones.
Un général-fantôme de la guerre de Sécession fait des apparitions dans le film. Bertrand Tavernier explique : "Ce qui m'a toujours intéressé chez Burke, c'est son rapport au passé : il explique qu'en Louisiane, le passé conditionne le présent. Pour lui, le fait que les gens n'aient pas osé affronter la question raciale, dès la guerre de Sécession, n'aient pas fait d'examen de conscience, provoque aujourd'hui le crime et la corruption. 'Le passé n'est pas mort, il n'est pas encore passé', dit Burke après Faulkner (ce n'est pas pour rien qu'on l'appelle 'le Faulkner du roman noir'). Chaque acte de violence en Louisiane a des sources dans le passé. C'est un thème que j'ai souvent exploré dans mes films et je me sentais donc là-dessus en terrain de connaissance."
Bertrand Tavernier a fait appel à des collaborateurs dont il a apprécié le travail sur... "Trois enterrements", le film réalisé par son acteur, Tommy Lee Jones. C'est le cas de la décoratrice Merideth Boswell et du compositeur Marco Beltrami. Ajoutons que les deux films partagent le même monteur, Roberto Silvi, et le même producteur Michael Fitzgerald, à qui on doit aussi "The Pledge" ou "Au-dessous du volcan".
L'œuvre de James Lee Burke avait déjà donné lieu à deux adaptations, l'une pour le grand écran, "Vengeance froide" de Phil Joanou avec Alec Baldwin dans le rôle de Dave Robicheaux (1996), l'autre pour le petit écran, "Two for Texas" avec Kris Kristofferson (1998). Avec Bertrand Tavernier, l'écrivain a joué un rôle de conseiller : "Il nous a vraiment servi de guide à New Iberia. C'est grâce à lui, par exemple, que j'ai déniché le " bait shop " qui joue un rôle si important dans les livres (...) Il m'a aussi présenté plusieurs shérifs à qui j'ai posé pas mal de questions pour savoir si, en actualisant l'intrigue, les péripéties tenaient toujours la route : je voulais m'assurer que la violence entourant le personnage de Balboni était encore d'actualité et la réponse a été plus qu'affirmative."
Sur le tournage, le seul Français, en dehors de Bertrand Tavernier, était le chef-opérateur Bruno Keyser. Ce film marque leur cinquième collaboration, la première remontant à "Un dimanche à la campagne" en 1984 (dont la photo avait été récompensée par un César).
Le film ne bénéficie pas d'une exploitation en salles aux Etats-Unis, les producteurs américains ayant décidé de le sortir directement en Dvd.
A la question si c'est bien la version director's cut que l'on voit en salles en France de "Dans la brume électrique", Bertrand Tavernier répond : "Oui, et dans le monde entier d’ailleurs ! Il existe aussi une version du producteur qu'on appelle 'suited for american taste'. C’est une version qui convient au goût américain car on m’a dit que le public US ne pourrait pas comprendre ma version. Elle sortira uniquement en DVD aux Etats-Unis. Alors que la version que vous verrez, je l’ai terminé à Paris et j’ai fait ce que j’ai voulu. C’est le film que je rêvais de faire !"




Tommy Lee Jones (Dave Robicheaux), John Goodman (Julie "Baby Feet" Balboni), Peter Sarsgaard (Elrod Sykes), Mary Steenburgen (Bootsie Robicheaux), Kelly MacDonald (Kelly Drummond), Justina Machado (Rosie Gomez), Ned Beatty (Twinky LeMoyne), James Gammon (Ben Hebert), Pruitt Taylor Vince (Lou Girard), Levon Helm (Le Général John Bell Hood), Buddy Guy (Sam 'Hogman' Patin), Julio Cedillo (Cholo Manelli), Bernard Hocke (Murphy Doucet), John Sayles (Michael Goldman), Gary Grubbs (Le Shériff), Walter Breaux (Batist), Alana Locke (Alafair Robicheaux), Adella Gauthier (Clothilde), Louis Herthum (Doobie Patout), Ritchie Montgomery (Le tenancier du Club Leon), Tony Molina Jr (Adonis Brown), Randy Austin (Le Shériff adjoint de la paroisse St Clare), Andrea Frankle (Margot), Steve Broussard (Monsieur Trajan), Chukwuma Onwuchekwa (Dewitt Prejean), Richard Jones (Sollie Rothberg)...
New Iberia, Louisiane. L'inspecteur Dave Robicheaux est sur les traces d'un tueur en série qui s'attaque à de très jeunes femmes. Alors qu'il vient de découvrir une nouvelle victime, Dave fait la rencontre d'Elrod Sykes. La grande star hollywoodienne est en Louisiane pour le tournage d'un film sur la guerre de Sécession que finance Julius Balboni, surnommé Baby Feet, une des grandes figures de la mafia locale. Elrod confie à Dave qu'il a repéré dans un bayou des ossements humains enchaînés. Cette nouvelle fait resurgir en Dave des souvenirs enfouis.




"Dans la brume électrique" fait parti de ses films que je souhaitais voir ce mois ci. Pourtant, je ne connais pas les livres d'origines et je n'avais pas vu de bandes annonces ni lu aucun synopsis mais l'affiche avec Tommy Lee "je péte la classe" Jones suffisit à elle seule à me captiver. Alors quand j'ai vu qu'une avant première de ce film en présence de Bertrand Tavernier avait lieu à Paris, c'est sans hésiter que j'ai réservé ma place.
Comme je le dis un peu plus haut, je ne connais pas les livres d'origines donc je vais m'abstenir d'en faire une quelconque comparaison même si la présence de James Lee Burke comme conseiller sur le film peut me laisser supposer que le film, bien qu'étant une adaptation (Katrina n'ayant pas encore dévasté la Louisiane au moment où le livre fut publié par exemple ;-) ), reste assez fidèle tout en gardant l'esprit des romans. Sans faire de comparaison que puis je en dire donc ? Et bien, je dois dire que c'est une enquête policière que j'ai trouvé captivante. De bout en bout, j'ai trouvé que le film était intéressant et posséder un suspense qui tenait bien la route. J'ai un peu regretté que l'histoire du serial killer passe au second plan pour mettre plus en avant l'autre histoire du film avec le passé de Dave Robicheaux cependant, je dois dire que je n'ai pas décroché du film et que j'ai bien aimé. Le scénario se mélange un peu par moment ce qui fait qu'on à l'impression d'être un peu perdu à l'image du héros en pleine quête sur son passé mais aussi sur son présent. D'ailleurs, cette confusion va s'accentuer par moment lorsque des personnages du passé vont faire leurs apparitions. Ça m'as un peu laissé perplexe je dois avouer car je ne m'y attendais pas du tout à cette façon de traiter cette enquête policière mais passé un petit moment d'adaptation, on arrive à s'y habituer. Le film traite à merveille des valeurs morales et du fait que l'on doit rester dans la vie tel que l'on ai en évitant de s'écarter du droit chemin. Bien sûr, par moment le côté moralisateur de l'ensemble est un peu pesant mais heureusement cette histoire est tellement riche que l'on arrive à passé outre. Le scénario distille aussi quelques pointes d'humour qui sont loin d'être déplaisante même si l'histoire est loin d'être traité à la légère.
Tommy Lee Jones porte le film sur ses épaules. Que ce soit dans les voix off ou dans les scènes qu'il à a effectué, l'acteur joue à merveille ce personnage d'homme perdu, hanté par un passé dont il peine à se débarrasser et qui va chercher son salut en résolvant une enquête qui lui tient à cœur. Il y a d'ailleurs un contraste que j'ai beaucoup aimé chez ce personnage entre les valeurs qu'il défend (il tend la main à tout le monde ou presque, est toujours prêt à rendre service quitte à prendre son bateau un jour où il y a une pluie torrentielle qui tombe...) et la façon dont parfois il va s'y prendre pour obtenir ce qu'il veut (la scène près des téléphones publiques ou encore celle où on pose les mains sur ses épaules par exemple ;-) ). Il n'en reste pas moins un homme attachant que Tommy Lee Jones arrive à très bien interprété avec ses qualités comme ses défauts. Tout n'est pas blanc dans le passé du héros qu'il incarne mais l'acteur arrive très bien à faire en sorte de le rendre humain et touchant malgré les faiblesses qu'il peut avoir. A ses côtés, dans le rôle du gros dur de service, John Goodman répond présent de très bonne manière. Parfait dans ce rôle de mafieux qui lui va comme un gant, le comédien s'en donne à cœur joie. Par moment on pourrait trouvé qu'il y à un peu de surjeu mais au final, cela colle bien avec le personnage en le rendant à la fois dur et pathétique. Les face à face entre ses deux comédiens sont vraiment saisissant je trouve et nous offre de très bonnes scènes digne des films du genre. Peter Sarsgaard est lui aussi très bon mais je l'ai trouvé un peu en retrait par moment. Faut dire aussi que son rôle d'alcoolique ne l'aide pas à plus se mettre en valeur mais l'acteur qui s'en sors quand même relativement bien attention peine quand même à arriver à la hauteur de Tommy Lee Jones et John Goodman en terme de charisme et de présence à l'écran. J'ai beaucoup apprécié aussi le jeu de Pruitt Taylor Vince. J'avais déjà eu la chance de voir cet acteur dans deux ou trois films et une nouvelle fois, il ne m'as pas déçu. La complicité de son personnage avec celui de Dave Robicheaux aurait pu être plus exploités encore (et peut être même apporté plus de rythme à l'ensemble) mais je ne boude pas mon plaisir et je comprend que scénaristiquement, son personnage soit plus en retrait. Levon Helm quant à lui incarne bien une certaine sagesse mais aussi la conscience de Dave Robicheaux. A la fois décalé et très sérieuse, son interprétation juste du Général nous permet de ne pas trop perdre le fil du film lorsque le passé se mélange avec le présent. Du côté de la touche féminine du film, elle est apporté par Mary Steenburgen et Kelly MacDonald. Les deux actrices s'en sortent très bien et apporte un peu de fraicheur au film même si je dois dire que de mon côté j'ai trouvé que Mary Steenburgen est celle des deux qui dégage le plus de consistance. La maturité de l'actrice ainsi que celle de son personnage y ait sans doute pour quelque chose même si une nouvelle fois ça ne m'as pas empêché d'apprécier Kelly MacDonald aussi. Petite palme aussi pour la jeune Alana Locke qui est présente dans ce film que le temps de quelques scènes mais qui m'as beaucoup plu.
Pour ce qui était de la réalisation, j'étais assez curieux de voir ce que Bertrand Tavernier allait nous livrer aux Etats-Unis. Je n'ai pas été déçu du voyage bien au contraire. Tout en mettant en valeur son histoire, le réalisateur nous livre aussi un portrait sans paillette de la Louisiane post-Katrina. Les décors collent d'ailleurs très bien avec le sujet. Tout y est dévasté, boueux à l'image d'une police corrompue et d'une mafia omniprésente. La lumière est très bien exploité et le réalisateur nous offre des plans d'une réelle beauté qui prennent une dimension magique sur grand écran. Par moment, j'ai quand même trouvé que ça manqué de rythme mais heureusement, ça ne dure jamais longtemps et du coup on a pas trop le temps de s'ennuyer. La bande originale est elle aussi très soigné avec des musiques très bien choisis qui colle au film et aussi aux paysages de New Iberia. Je vais aps dire que je m'attendais à une mise en scène un peu classique mais sur ce coup là, j'ai été agréablement surpris par Bertrand Tavernier qui nous offre un film agréable à voir avec des plans assez originaux.
Au final, je ne regrette pas du tout d'avoir pu voir ce film qui je pense mérite un second visionnage pour être bien compris. Le scénario est un peu brouillon par moment je trouve mais cela ne m'as pas empêché de passer un très bon moment de cinéma devant ce film porté littéralement par un Tommy Lee Jones en très grande forme qu'on sens impliqué dans le projet. L'idée qu'aux Etats-Unis le film (sorti directement en dvd) soit une version remodelé par les producteurs, je trouve ça vraiment dommage et je suis bien content d'avoir pu découvrir la version que Bertrand Tavernier souhaitait, cette version director's cut qui malgré ses défauts (dû peut être aussi au fait que je ne connaisse pas les romans) est un très bon film policier que je recommande.






























































































































Commentaires
j'attends le film avec impatience, surtout après cet intéressant billet.
je suis d'accord avec toi surtout à la fin. Je pense qu'une deuxieme vision peut m'etre nécessaire. En tout cas j'ai beaucoup aimé. Par contre notre affiche française officielle est foireuse je trouve par rapport aux autres que tu as mises, qui sont très belles.
c'est degueulasse qu'aux USA il n'ait pas eu sa chance dans les salles de cinéma car en plus je pense qu'il aurait marché !
Pas encore vu mais l'intrigue et la présence de Tommy Lee Jones me donne envie d'aller le voir très prochainement.