Bien sûr, ceux qui me connaisse un minimum sont au courant du fait que j'apprécie Keira Knightley. Pourtant, cette dernière est loin de me faire déplacer en salles depuis quelques temps mais je continue malgré tout à la suivre car il lui ait arrivé à plusieurs reprises de me surprendre dans son interprétation. Profitant que je n'avais pas beaucoup de films à voir à ce moment-là, je me suis donc diriger vers ma salle de cinéma pour visionner "Girls only" où elle tient le haut de l'affiche.

Dire que je suis sorti de ma séance un brin déçu est un doux euphémisme. En effet, j'ai trouvé ce scénario écrit par Andrea Seigel d'un ennui assez profond. Je sais que je ne suis sans doute pas le public visé, que cela s'adresse sans doute à un public un peu plus féminin, mais même avec ce constat, j'ai trouvé cette histoire très pompeuse. Pourtant, les thèmes que ce film aborde, bien que très classique, est intéressant. Ce passage de l'adolescence au monde adulte, cette volonté de vouloir vivre pleinement sa vie ainsi que ses rêves, vouloir garder sa jeunesse... Ce sont des thèmes qui aurait pu véhiculer quelques bons sentiments mais cette histoire m'a semblé si vide que dès les dix premières minutes, j'ai vite su que j'allais trouver le temps long au point de me demander à plusieurs reprises si je devais rester jusqu'à la fin (chose que j'ai faite car je n'aime pas quitter une séance).

Le casting ne m'a pas aidé non plus. Keira Knightley en Megan ne m'a jamais réellement convaincu et je suis même assez surpris d'avoir apprécié le jeu de Chloë Grace Moretz en Annika alors qu'en temps normal, cette comédienne m’agace plus qu'autre chose. La complicité que l'on veut nous faire croire entre ses deux comédiennes ne fonctionne jamais et cela ne m'a pas aidé non plus pour être captivé par cette histoire. Fort heureusement, Sam Rockwell en Craig pointe le bout de son nez et même si c'est tardivement, c'est vraiment à partir de ce moment-là que le long métrage à réussit à devenir un tantinet plus intéressant. Je ferais l'impasse sur le reste de la distribution que je n'ai jamais trouvé crédible non plus et qui m'ont même plus irrité qu'autre chose comme Mark Webber en Anthony ou Ellie Kemper en Allison pour ne citer qu'eux dont la prestation est assez désastreuse.

Première réalisation que je vois de Lynn Shelton, sa mise en scène est très loin de sauver les meubles aussi. C'est très académique, très vide, sans aucune saveur et par moment, on a même des cadrages que je trouve vraiment ridicule. Cette réalisation possède pour moi tous les éléments du film que je vais vite mettre dans la catégorie "oubliable". J'ai déjà vu pire et plus détestable à suivre mais ici, le résultat est quand même assez quelconque. Je n'ai trouvé aucune chose qui aurait pu susciter mon intérêt devant cette œuvre. Même la bande originale composée par Benjamin Gibbard se fond dans le décor pour devenir anodine. Que ce soit dans la comédie ou dans le drame, ce long métrage s'avère totalement raté à mes yeux.

Pour résumer, je savais que je n'étais pas principalement le public visé mais même en condition, j'ai trouvé ce "Girls only" très mauvais. Il n'est pas foncièrement méchant, j'ai déjà vu bien pire mais ça reste quand même très ennuyeux et peu intéressant. Que ce soit dans son scénario, son interprétation ou sa mise en scène, ce film est à mes yeux assez quelconques et s'oublie très vite. Ma note ressentie aurait même pu être un peu plus mauvaise je pense mais la présence de Sam Rockwell a su un peu limiter la casse. C'est bien peu mais je prends ce que je peux car malgré tout, j'ai quand même eu envie de partir de la salle à plusieurs reprises tant il ne se passait pas grand-chose de palpitant à l'écran...

1.0