"Tant qu'ils hurlent, c'est que le petit est encore en vie..."

Après « Coups pour coups », j’ai eu envie de me faire un autre Jean Claude Van Damme que j’avais enregistré sur ma box lors de son dernier passage à la télévision à savoir « Le grand tournoi ». Ça faisait un moment maintenant que je ne l’avais pas revu et une piqûre de rappel ne pouvait me faire que le plus grand bien.

Et pour du plus grand bien, c’est ce que j’ai eu. En effet, outre une nouvelle fois le fait de retrouver mon âme d’adolescent devant ce genre de film, j’ai continué à prendre mon pied devant ce scénario assez jouissif dans son genre. Bien que le fameux tournoi (et les scènes de combats qui vont avec) fait son apparition après une bonne heure de film (on a quand même quelques petits combats sympathique avant ça), j’ai beaucoup aimé ce film d’aventures léger qui se regarde sans prise de tête.

Prévisible, jouant avec les clichés et rappelant même quelques autres longs métrages de Van Damme on s’amuse beaucoup devant tant de bonnes intentions. On sent qu’on a voulu nous faire un divertissement honnête et dans son registre, il est plutôt de très bonne facture. S’il manque peut-être de quelques répliques marquantes, le scénario reste quand même assez drôle aussi avec son lot de personnages auquel on aime s’attacher malgré leurs défauts.

Et pour incarner ses différents personnages, le casting est plutôt judicieux. Il y a bien sûr Jean Claude Van Damme, véritable attraction du film, qui fait bien le boulot dans la peau de Christopher Dubois. Même en surjouant, son rôle est attachant et devant tant de bonnes volontés, on ne peut que se laisser prendre au jeu. Face à lui, Roger Moore en Edgar Dobbs est lui aussi parfait. Il apporte beaucoup d’humour au film et c’est assez sympathique de le voir jouer un tel personnage qui possède d’ailleurs également une bonne complicité avec Jack McGee en Harry Smythe même si l’utilité de ce dernier n’est pas forcément prouvée.

J’ai beaucoup aimé aussi revoir James Remar, un acteur que j’affectionne, en Maxie Devine. Sinon les différents combattants on la gueule de l’emploi (mention spéciale au grand méchant de Mongolie) et chacun use et abuse avec une certaine délectation des stéréotypes de leurs rôles (mention spéciale à l’espagnol et au japonais). Seule Janet Gunn peine à trouver sa place dans ce casting, l’actrice est juste là pour faire jolie et apporter une touche féminine mais bon, ce n’est pas bien méchant vu que le scénario n’est pas ce qui nous motive le plus lorsque l’on décide de regarder ce genre de film.

Investi totalement dans ce projet, on retrouve aussi Jean Claude Van Damme derrière la caméra. Le bougre s’en sort plutôt bien. A l’image de son scénario, sa mise en scène est bourrée de clichés et de facilités mais c’est vraiment très propre et très agréable à suivre. Le montage est dynamiques et les différents combats sont parfaitement chorégraphiés et filmés. C’est un plaisir en tout cas pour moi de voir autre chose que des coups de pieds retournés. J’ai bien aimé aussi la photographie ainsi que l’exploitation des différents décors. C’est exotique, là aussi ça joue avec la facilité mais j’aime ça au même titre que la bande originale composée par Randy Edelman qui n’est pas innovante mais qui colle bien avec l’ambiance générale.

Pour résumer, ça m’a fait bien plaisir de revoir « Le grand tournoi ». Modèle du genre, le long métrage fait partie des œuvres phares de Jean Claude Van Damme et les amateurs en auront pour leur argent. C’est simple, c’est efficace, on nous donne ce que l’on demande, bref, on passe un excellent moment sans se prendre la tête devant ce divertissement d’une très grande qualité. A titre personnel, j’ai vraiment pris mon pied à revoir ce film et je le reverrais de nouveau avec plaisir très certainement.

4.5