Un mariage de rêve (Easy virtue)
Par Cinéphile Amateur le dimanche 26 avril 2009, 17:27 - Avis de film - Lien permanent
Cinéphile du jour, bonjour !!! Aujourd'hui, je vais vous parler d'un film qui comme vous le savez déjà si vous venez régulièrement sur mon blog, j'ai eu la chance de voir en avant première. Aujourd'hui, je vais vous parler du film "Un mariage de rêve". Pour savoir ce qui se cache derrière ce film, je vous invite à cliquez sur "Lire la suite"..."- You're smiling, Jim.
- Oh God forbid. The wind might change."
Il s'agit d'un comédie dramatico-romantique britannique qui sors en France le 6 mai 2009 (le film est sorti le 7 novembre 2008 en Grande Bretagne, le 12 mars 2009 en Australie et sors le 22 mai 2009 aux Etats-Unis) et dont la durée est de 1 heure 36.
"Un mariage de rêve" est un film écris et mis en scène par Stephan Elliott.
Le film à été produit par Joseph Abrams, Barnaby Thompson et Alexandra Ferguson.
Le scénario à aussi été écris par Sheridan Jobbins d'après l'œuvre de Noel Coward.
La musique à été composée par Marius DeVries.
Film tous publics lors de sa sortie en salles.




"Un Mariage de rêve" est une adaptation de la pièce "Easy vertue" de Noel Coward. Il a écrit la pièce en 1924, alors qu'il n'avait que 23 ans.
En 1928, Alfred Hitchcock réalisa une version cinéma muette de la pièce de Noel Coward "Easy vertue".
En 2004, Stephan Elliott a eu un accident grave de ski, le privant d'une vie normale durant une période de trois ans. Bien avant son accident, le réalisateur de "Priscilla, folle du désert", avait décidé de prendre du recul par rapport au monde du cinéma, "l'accident m'a donné le recul nécessaire et je réfléchissais à des idées quand Barnaby m'a parlé de la pièce de Cowrad". Le producteur Barnaby Thompson raconte que "Stephan est un cinéaste expérimenté, mais il n'avait pas tourné depuis quelque temps et il a apporté en quelque sorte l'enthousiasme des débutants".
"Un Mariage de rêve" a été tourné dans trois propriétés du Royaume-Unis qui reflètent la classe moyenne supérieure de l'époque. Un défi pour l'équipe de décoration, qui devait faire croire que toutes les scènes étaient jouées dans la même maison.
Avec "Un Mariage de rêve", Jessica Biel a tourné son premier film anglais. Comme son personnage, Larita, elle s'est retrouvée au milieu d'un monde totalement obscur pour elle, celui des traditions britanniques. En effet, l'actrice Américaine, est arrivée sur un décor avec Colin Firth, Kristin Scott Thomas, et toute une équipe 100% britannique. Stephan Elliott raconte que "Jessica avait en commun avec le personnage, de ne pas être du tout dans son élément". "Je crois avoir compris Larita et je suis devenue cette femme fougueuse" ajoute l'actrice.
Kristin Scott Thomas a hésité à accepter le rôle de Mrs Whittaker. Selon elle, il s'agissait d'un rôle qu'elle pensait avoir déjà un peu joué. Mais le réalisateur Stephan Elliott l'a convaincu du contraire. Pour son rôle, il l'a enlaidit. "Kristin est belle et sortait de sa caravane avec sa perruque grise, des vêtements affreux et elle était métamorphosée. Elle a eu du mal la première semaine. Et puis un jour, elle s'est détendue et elle a commencé à s'amuser de tout ça" se souvient le cinéaste.
Stephan Elliott a demandé aux acteurs Ben Barnes et Jessica Biel de chanter dans le film "Un Mariage de rêve". Concernant Ben Barnes, le réalisateur raconte que l'acteur "avait (presque) représenté le Royaume Uni à l'Eurovision avec un boys band nommé Hyrise - tout est encore sur Youtube". Quant à Jessica Biel, d'après le cinéaste, elle a toujours souhaité chanter, elle n'en avait jamais eu l'occasion, elle a tout de suite accepté... Pour ceux qui souhaite voir et entendre Ben Barnes pousser la chansonnette à son époque Boys Band, cliquez ICI .
"Un mariage de rêve" est le titre français du film "Easy virtue" dans sa version originale. Voici différents titres que ce film peut avoir en fonction du pays dans lequel on le visionne :
- Evlilik sinavi (Turquie),
- Kevytkenkäinen (Finlande)
- Secrete din trecut (Roumanie),
- Un matrimonio all'inglese (Italie),
- Una familia con clase (Espagne),
- Virtude Fácil (Portugal)...
En 2008, "Un mariage de rêve" avec Kristin Scott Thomas fut nominé aux British Independent Film Award dans la catégorie meilleure second rôle féminin. Le film fut également nominé en 2009 dans la même catégorie et toujours pour la même actrice lors des London Critics Circle Film Awards.




Jessica Biel (Larita Huntington), Ben Barnes (John Whittaker), Kristin Scott Thomas (Veronica Whittaker), Colin Firth (Jim Whittaker), Kimberley Nixon (Hilda Whittaker), Katherine Parkinson (Marion Whittaker), Kris Marshall (Furber), Christian Brassington (Phillip Hurst), Charlotte Riley (Sarah Hurst), Jim McManus (Jackson), Pip Torrens (Lord Hurst), Georgie Glen (Madame Landrigin), Laurence Richardson (Marcus), Jeremy Hooton (Davis), David Longstaff (Le reverend Burton)...
Les années 20 avaient rugi... les années 30 devaient swinguer ! John Whittaker, jeune Anglais de bonne famille, tombe fou amoureux de Larita, aventurière américaine et sexy. Il l'épouse sur le champ et la ramène dans le manoir de ses parents. Si Monsieur Whittaker n'est pas insensible au charme de sa belle-fille, l'allergie est instantanée chez Madame Whittaker qui déroule un vaste champ de mines aux pieds de Larita. Celle-ci comprend vite qu'elle doit riposter si elle ne veut pas perdre John. La guerre des piques commence, les étincelles fusent… jusqu'au jour où le passé secret de Larita est révélé à tous. Elle décide alors de frapper un dernier grand coup.




Avant qu'UGC m'invite à découvrir ce film en avant première, je dois avouer que je n'avais jamais entendu parler du film "Un mariage de rêve" (surtout que ces derniers temps quand j'entends parler de Jessica Biel c'est surtout pour le prochain "Powder blue" qui s'annonce déjà sulfureux :-) ). Je n'en avais rien entendu dire pendant le tournage, vu aucune photo du film et l'affiche ainsi que la bande annonce était loin de m'attirer mais bon une avant première c'est toujours sympathique surtout quand des membres de l'équipe du film sont présent dans la salle donc c'est sans hésiter que j'ai accepté l'invitation.
Je dois dire que le scénario m'as agréablement surpris. Avec le peu d'informations que j'avais à son sujet, j'avais comme crainte de tombé sur une énième comédie romantique sans grand intérêt rempli de clichés et de blagues potaches mais le scénario ne tombe pas dans le piège et nous offre quelque chose de bien plus subtil que cela. En effet, derrière cette simple histoire romantique, le film va aborder plusieurs sujets en évitant de tomber dans tout les pièges du genre. Mélange de culture, la présence d'une femme américaine dans une famille anglaises des années 30 va permettre de pointer du doigt une société conservatrice dans un style de vie qu'elle peine à faire évoluer. Les piques entre la jeune femme et sa belle mère vont nous offrir de beaux moments de comédies amenés avec intelligence (même la scène de Jessica Biel s'asseyant sur le chien de la maison est drôle alors que dans d'autres films cela aurait pu être traité de façon lourde ;-) ) mais la vraie force du scénario c'est surtout j'ai envie de dire sa capacité à nous surprendre. Les gags les plus gros nous font rire tellement on ne s'y attends pas autant que l'humour plus léger, plus subtil et dont l'origine britannique se fait bien ressentir. Surprenant aussi, c'est le registre dans lequel le film évolue. Plus qu'une simple comédie romantique, le film est aussi un drame poignant nous offrant de véritables moments d'émotions intenses surtout dans sa deuxième partie en abordant des thèmes plus sérieux comme la guerre et ses conséquences sur la vie d'un homme, d'une famille mais aussi l'amour et les sacrifices que l'on peut être amenés à faire pour une personne aimé. Dans ce mélange de thèmes fait de façon très homogènes, on sera en tout cas en présence d'une multitude caractère (excentrique, réservé, timide, joyeuse, impulsif...) qui pathétique ou non, nous permet de relativiser sur l'importance de certains détails dans une vie où des choses bien plus graves peut nous arriver. Les époques changent, les générations n'ont pas grands chose en commun entre elles mais ce melting pot de personnages unis par les liens familiaux nous dresse un portrait attachant sur tout une époque sans oublier sur l'amour et ce que c'est d'aimer.
Au casting, je dois dire que je fut aussi agréablement surpris. Jessica Biel est tout à fait bouffante. J'aime bien cette actrice en tant normal mais je dois admettre que bien souvent j'ai l'impression qu'elle fait toujours la même chose ne variant pas beaucoup sa palette de jeu mais dans ce film l'actrice est à la fois drôle et émouvante, sensuelle et mystérieuse, fraîche et entrainante. Avec des faux airs qui peuvent laisser penser à une Scarlett Johansson, Jessica Biel m'as montré quelque chose que je n'étais pas habitué à voir chez elle. D'ailleurs, si dans le registre comique du film elle n'as pas à rougir, dans le registre dramatique elle est tout simplement excellente et convaincante. Elle dégage une certaine force de caractère qui sers beaucoup son personnage surtout dans les dernières scènes et c'est pour moi l'une de ses meilleures interprétations qui m'ait été donné de voir en sachant que je n'ai pas vu toute sa filmographie. Ben Barnes m'as lui aussi surpris. Je gardais un très mauvais souvenir de cet acteur dans "Le monde de Narnia 2" où le comédien joué un prince Caspian dépourvu de charisme et dont la présence à l'écran était aussi transparente que le reste du casting. Ici, l'acteur est remonté dans mon estime. Il reste quand même un peu plus en retrait que les autres comédiens et sa maigre filmographie fait (surtout vers la fin qui se veut plus sérieuse une nouvelle fois) que l'on ressens son manque d'expérience mais l'acteur s'en sors quand même de façon convenable et son insouciance et sa naïveté dans son jeu convient très bien à ce genre de personnage. Aux côtés du jeune couple, on retrouve un couple plus expérimenté qui apporte beaucoup d'ampleur au film. Kristin Scott Thomas est tout simplement irrésistible dans ce rôle de belle mère peste. Sa méchanceté peut paraître gratuite mais l'actrice réussie cependant le pari de rendre son personnage attachant et bien qu'on ne soit pas trop de son côté (c'est quand même elle la méchante de service), on arrive à la comprendre. Elle incarne très bien cette femme qui reste ancré à son passé et qui à du mal à aller de l'avant. Au début pathétique, elle devient petit à petit touchante malgré elle quand on arrive à capter ce qui la pousse à agir ainsi et l'actrice reste très convaincante. Colin Firth possède quant à lui le personnage que je trouve le plus intéréssant. Très drôle, le comédien joue à la fois très bien le côté décalé et je m'en foutiste de son personnage tout en montrant bien que ce n'est qu'une façade qui cache d'énormes blessures qui font que malgré les apparences il est très lucide. Là encore, lui aussi va faire évoluer son jeu de la meilleure façon qu'il soit. Le fait que chaque acteurs réussissent à faire évoluer son rôle, arrive à se renouveler et à montrer à chaque scènes des émotions différentes apportes beaucoup aussi au film qui du coup est sans cesse en mouvement. Parmi les autres acteurs, j'ai pas trop accroché à Kimberley Nixon et Katherine Parkinson (peut être aussi parce que leurs personnages sont sans doute ceux qui évolue le moins et dont le jeu est assez linéaire) en revanche l'interprétation de Kris Marshall est assez savoureuse dans ce rôle d'homme à tout faire déjanté qui à la tête de l'emploi :-) .
Le scénario m'as surpris, le jeu des acteurs m'as surpris mais ma plus grande surprise reste quand même la réalisation de Stephan Elliott que je trouve tout simplement sublime. Loin des costumes pompeux de l'époque, le réalisateur apporte un coup de fraicheur au genre en filmant son sujet avec beaucoup de maitrise. Dès le générique d'ouverture, on sens qu'on va avoir le droit à des plans ingénieux et inventif qui vont servir le film. L'utilisation du noir et blanc au début pour nous replonger dans le passé pour rapidemment expliquer le contexte, les effets de caméras autour d'un vinyle qui entraine le spectateur dans la danse, la façon de "chasser" de Larita sous une bande originale utilisant à merveille la chanson "Sex bomb"... bref, chaque plans est d'une incroyable beauté je trouve. C'est dynamique, on ne s'ennuie pas, on es loin du film académique bref, il y à pas un moment où je n'ai pas été ébahi par la mise en scène de ce film. D'ailleurs, j'ai un souvenir assez lointain de "Priscilla, folle du désert" mais je ne me souvenais pas que Stephan Elliott maitrisé aussi bien sa caméra du coup, j'ai bien envie de revoir ce film pour voir si il y à une réelle évolution dans sa façon de filmer. Un choix très minutieux est aussi apporté aux décors et aux costumes afin de bien rester ancrer dans l'époque du film sans toute fois nous étouffer avec des accessoires d'époque qui aurait pu rendre l'ensemble moins attractif. La bande originale du film signé Marius DeVries est elle aussi très bonne est fait un peu office de ruban doré sur un papier cadeau fort bien emballé.
Bref, vous l'aurez compris, j'ai vraiment été agréablement surpris par ce film que j'ai beaucoup aimé. Partant d'une base comique, le film est aussi un drame poignant et intéressant qui rend le film plus passionnant que ce que l'on peut avoir l'habitude de voir. Juste pour info, l'une de mes scènes préférés reste la fameuse scène de tango à la fin entre Jessica Biel et Colin Firth qui permet vraiment de bien conclure le film. A mon avis, les affiches ainsi que la bande annonce ne reflète vraiment pas le film je pense et ne va d'ailleurs pas l'aider à mon avis lorsqu'il sortira en salles mais pour ma part, je conseille fortement ce film pas aussi léger qu'il en à l'air qui nous fait passer un très bon moment de cinéma. Après, mais ce n'est que mon simple avis, je conseille fortement aussi de découvrir ce film en version originale, la version française trahissant un peu le jeu des acteurs je trouve en plus de trahir le titre ("Easy virtue", textuellement "petite vertue" est quand même plus proche de son sujet que "Un mariage de rêve" ;-) ). Un film à voir.




- Mad about the boy
- A room with a view
- Makin' woopee
- You're the top
- Car wash
- Mad dogs and englishmen
- In the library
- You do something to me
- All god's chillun got rhythm
- Sexbomb
- Let misbehave
- When you're smilling (The whole world smiles with you)
- Pack up your troubles in your old kit bag and smile smile smile
- I'll see you again
- Easy virtue foxtrot
- Easy virtue tango
- When the going gets tough the tough get going
































































































































Commentaires
comme je l'ai déjà dit, j'attends le film avec impatience, car c'est tiré d'une pièce de noel coward et réellement, j'adore son humour sarcastique, sa manière de décortiquer les sociétés.